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Journaux

Stoppons la mise à sac !!

Bonne année 2010 à toutes et tous




A bientôt ensemble  dans les luttes et dès le 21 janvier


voeux

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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 22:54
Sans titre

D

epuis de nombreuses années, les services publics et la fonction publique servent de cible aux gouvernements qui se succèdent. C’est particulièrement vrai avec le gouvernement Sarkozy : changement de statut de la Poste pouvant conduire à la privatisation, loi Bachelot qui contribue à flexibiliser et à réduire davantage le service de santé dans le pays…

 

C’est ainsi qu’il faut comprendre les réformes dans l’Education nationale : il ne s’agit pas de mieux faire fonctionner l’école mais bien au contraire de la déréguler (autonomie accrue, mise en concurrence…), de la flexibiliser (annualisation qui tend le bout de son nez…), voire de la privatiser (externalisation des services de restauration dans certains collèges…). La réforme de la voie professionnelle puis celle du lycée comme celle des EPEP demain dans le premier degré, donnent le mode opératoire permettant la casse du service public d’éducation.

 

       La rentrée 2010 qui se profile est celle de tous les dangers !

 


Plus de 16 000 suppressions de postes sont prévues par le budget de l’Education nationale

 

Dans les LP et les SEP, les documents des rectorats sont très flous en ce qui concerne la modification des cartes de formations.
Les capacités d’accueil seront insuffisantes en
1ère bac pro 3 ans pour les sortants de 2nde pro, plus les terminales BEP. Les regroupements de sections différentes dans une même classe permettent, en sous-dotant les établissements, de faire des économies de moyens.

 

Dans les lycées, la réforme de la classe de seconde se fait dans l’impréparation totale.
Les programmes ne sont pas connus. Les options d’exploration n’ont qu’un intitulé et on ignore dans quels établissements elles seront implantées et qui les assurera.

La globalisation des heures de dédoublement (10h30) ouvre la porte à tous les marchandages entre disciplines. Les 2 heures d’accompagnement personnalisé pour tous les élèves se feront en
classe entière car l’établissement n’aura que 2 heures de dotation.

Pour être dédoublé, l’accompagnement per-sonnalisé sera donc en concurrence avec les disciplines.

 

Dans les lycées généraux, techniques et professionnels et dans les collèges, la réforme du conseil pédagogique et du conseil d’administration  renforce l’autonomie des chefs d’établissement au détriment des équipes pédagogiques.

 

Dans le premier degré, les évaluations CM2, malgré l’opposition qu’elles ont rencontrée l’an dernier, sont maintenues et tendent (si leurs résultats sont publiés) à mettre les écoles en concurrence entre elles.

Les créations de postes sont insuffisantes par rapport à l’augmentation des effectifs élèves.
Sur le terrain, cela se traduit par un manque de remplaçants, une destruction des RASED et la casse de l’école maternelle.


Certaines académies ont confirmé l’affectation des stagiaires sur des postes à temps complet à la rentrée 2010. Conséquence, certaines semaines sont banalisées pour la formation, les stagiaires étant alors remplacés par des étudiants préparant le concours…

Les non titulaires sont directement menacés alors même qu’aucun plan de titularisation n’est prévu pour eux.

Quant à l’importance de la formation, elle est ainsi largement battue en brèche !

 


 

 

 

Face à toutes ces attaques, la riposte est impérative pour réaffirmer que les services publics sont là, partout sur le territoire, pour répondre aux besoins de la population. Les attaquer, c’est mettre à mal l’égalité entre les populations dans les territoires !

 

Le mécontentement est patent dans l’Education et une riposte dans la durée s’impose : c’est pourquoi,  la CGT Educ’action appelle à participer massivement à la manifestation nationale contre les réformes dans l’éducation.

Samedi 30 janvier

Tous à PARIS

Rassemblement 13h30

Place Denfert Rochereau

(métro lignes 6 ou 4 – RER B)

 

 

 

Afin d’imposer d’autres choix au gouvernement, les personnels continueront à se faire entendre. Certains lycées dans le 93,
à Marseille sont déjà entrés dans la bagarre.

Alors, dans les AG, les réunions, les heures d’information syndicale, posons la question de la reconduction.


Par sden29 - Publié dans : educ'action
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 16:36
Le 25 janvier 2010 au soir, sur TF1, Nicolas Sarkozy, répondant aux questions d’un enseignant contractuel de Gagny, a déclaré que "la situation des contractuels dans la Fonction publique, de mon point de vue, est profondément anormale. L'Etat ne peut pas dire aux entreprises: faites des CDI, contrats à durée indéterminée, plutôt que des CDD, contrats à durée déterminée, et proposer des contractuels". "Je suis tout à fait prêt à envisager la titularisation progressive des contractuels pour ne pas les laisser en situation de précarité. Ce n'est pas juste", a ajouté Nicolas Sarkozy.

Chiche Monsieur le président !

La CGT-Educ’action, première organisation syndicale des personnels non-titulaires de l’académie de Créteil, soutiendra toutes les actions de Nicolas Sarkozy en vue de la titularisation de tous les précaires, sans condition de concours, ni de nationalité, mais avec une formation ! Le président a raison : tant de précarité, ce n’est pas juste !
Par sden29 - Publié dans : educ'action
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 21:27
Par sden29 - Publié dans : resf
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 00:15

Une journée banale en France.

Mohamed Abourar est un élève scolarisé dans mon lycée, où je suis enseignante. Je ne l’ai pas en cours comme élève. J’ai d’autres élèves, certains sont « sans-papiers », comme lui. Mais ils ont tous un avenir. Il est comme tout élève faisant partie de notre communauté éducative.

Nous sommes enseignants pour les aider tous à s’accomplir scolairement, professionnellement, socialement.

Mohamed a 18 ans. Il est arrivé en France à l’âge de 13 ans avec son père. Il a engagé une procédure administrative de régularisation à sa majorité. Il prépare son Bac professionnel. C’est un élève exemplaire qui prouve chaque jour son sérieux et sa maturité.

Il a été arrêté jeudi 17 janvier suite à un contrôle d’identité. Il effectuait alors son stage en entreprise. Il a été placé en garde à vue, puis en centre de rétention. Il risque d’être expulsé du territoire français.

Ce jeudi 21 janvier 2010, 13h15, nous l’attendons dans la petite cour pavée. Il est plutôt joli ce bâtiment, pour un tribunal.

Je fume ma troisième cigarette lorsque les éducateurs et le père de Mohamed arrivent. Les mains se serrent, les regards sont anxieux, les sourires forcés. Quelques mots de présentation. Et tout le monde se replonge dans ses pensées.

Je ne les connais pas ces gens, et pourtant nous sommes là pour le soutenir, le défendre, ensemble. Je me demande à quoi ressemble Mohamed. Je croise tous les jours 480 élèves au lycée. Je l’ai forcément croisé, je lui ai forcément dis bonjour un jour.

Et puis il arrive. Trois personnes menottées, encadrées chacune par deux policiers qui les maintiennent et les font avancer. Et je le reconnais lui ; oui, ses yeux, ses sourires, je me rappelle, dans le hall du lycée, dans les escaliers, dans la cour.

Il traverse aujourd’hui une autre cour, en baissant la tête. Il nous aperçoit alors, nous sourit, à son père, ses profs, ses éducateurs. Chacun notre tour nous lui disons « bonjour Mohamed », mais il ne s’arrête pas, il doit continuer à avancer. Il doit monter les escaliers, rentrer dans le bâtiment, s’asseoir derrière cette barrière, là sur ce banc à l’écart de tous et de tout, cerné par les policiers.

Nous restons dehors, incapables de bouger sur le moment. Une collègue s’effondre en larmes. La vision de notre élève menotté, encadré par les policiers comme un criminel, cela je ne peux l’intégrer ni l’accepter. Il nous faudra plusieurs minutes avant de retrouver du courage, le courage de Mohamed, pour pouvoir rentrer à notre tour la tête haute, pour lui donner à notre tour les sourires et l’espoir, derrière cette barrière, sans pouvoir l’approcher.

L’avocate arrive. Elle s’entretient avec le greffier. Nous informe que Mohamed passera en deuxième audience. Nous demande d’entrer dans la première salle d’audience et de nous installer regroupés.

Les trois « prévenus » arrivent ensuite. On leur a enlevé les menottes. Ils s’assoient de l’autre côté.

Chaque minute d’attente est trop longue. Je l’observe. Son regard est perdu quelque part dans le vide, droit devant lui.

Le greffier annonce la juge, nous nous levons.

« Affaire .....n°..... » . Un homme mauritanien se lève et s’avance, prend place debout à
côté de son avocat. La juge présente le dossier. Nous n’entendons rien, les micros ne


fonctionnent pas. L’avocat parle à son tour, puis c’est le tour du commissaire représentant le préfet.

« Affaire ABOURAR Mohamed ...n°....” . Mohamed se lève et rejoint son avocate. La juge parle, on n’entend toujours rien. L’avocate s’exprime, puis le commissaire, puis l’avocate.

« Affaire .....n°.... ». Un homme palestinien s’avance.......

La juge se retire pour 10 minutes afin de délibérer.

Les minutes sont toujours aussi longues. Le soleil est de la partie, il traverse les grandes vitres à droite, et se pose sur nos têtes, nous voile la vue. Ma main en visière, j’essaie d’apercevoir Mohamed, il s’entretient avec une policière, il sourit. La policière vient dire à son père que Mohamed veut lui parler.

Je les observe dans le soleil, le père et le fils.

Nous demandons à la policière, une collègue et moi, à lui parler. Elle accepte, mais nous n’aurons pas le droit de lui serrer la main. Les premiers mots sont difficiles, mais son sourire fait le reste. Nous lui disons que quoi qu’il arrive nous resterons mobilisés, que nous soulèverons des montagnes, que nous sommes tous avec lui, le lycée, les profs, les élèves. Il ne me connaît probablement que de vue, même pas de nom, mais il me fixe de ses yeux, il me dit que ça l’encourage et l’aide à tenir, il nous dit merci d’être là, et merci tout court.

La juge revient. Elle s’assoit. Elle annonce que les requêtes pour les affaires .... et ABOURAR sont rejetées. Elle se relève aussitôt et ressort immédiatement de la salle d’audience sans plus de commentaire.

Le coup est tombé. J’ai dû mal comprendre, c’est allé tellement vite. Je regarde mes collègues, je regarde Mohamed. Je ne comprends plus rien, plus rien à cette justice. Mohamed est stoïque, il ne semble pas réagir. Nous non plus. Le silence est là, il persiste, aucun mot ne peut sortir.

Les policiers font se relever les trois hommes venus comparaître, ils sont en train de les faire sortir de la salle. Vite, vite, on se lève, on dit bien fort à Mohamed que ce n’est pas fini, qu’on est là, qu’on reste là avec lui, qu’il tienne bon.

Une autre collègue pleure. Je lève les yeux au plafond et regarde en l’air, il paraît que cela évite aux larmes de tomber sur les joues.

Nous sortons à notre tour de la salle d’audience. Mohamed est retourné sur son banc derrière la barrière. Nous restons là, nous voulons lui montrer que nous serons là jusqu’au bout. Je cherche à croiser son regard, mais il regarde son père. Et puis l’espace d’un bref instant, j’ai ses yeux, je lui donne mon sourire et toute ma force.

Ils ressortent du bâtiment comme ils sont venus, menottés, maintenus, encadrés par les policiers.

Nous applaudissons très fort ces policiers, et longtemps, jusqu’à ce qu’on nous dise de repartir, nous applaudissons très fort à cette justice injuste.

Mes mains rougies ont aussi applaudi très fort à ton courage Mohamed, et j’applaudirai encore très fort demain au lycée pour que tu entendes mon soutien. Et j’applaudirai encore plus fort, s’il le faut, à l’aéroport, pour que tu saches que nous ne t’abandonnerons pas. Que la France ce n’est pas que cela.

Collectif de soutien à Mohamed Abourar

Par sden29 - Publié dans : resf
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 00:06

COMMUNIQUE de la réunion nationale RESF assemblée à Metz les 23 et 24 janvier

 

23 janvier 2009

Mohamed ABOURAR, 18 ans et quelques mois, élève du lycée Valmy à Colombes a été expulsé ce matin vers le Maroc. Son père, qui  a une carte de résident, l'avait fait venir à 13 ans et quelques mois pour qu'il bénéficie d'une formation. L'expulsion de son fils est une belle récompense pour cet homme qui travaille en France depuis 1977 !
Mohamed avait été interpellé dimanche dernier à Paris. Expulsé en moins d'une semaine ! Des lycéens d'un établissement de Villeneuve sur Lot avait parlé de "fast deportation" après l'expulsion express d'un de leur camarade. L'expression s'applique pleinement ici.
Comme c'est trop souvent le cas dans les affaires que le ministère considère comme sensibles, il joue de l'insinuation et de la calomnie. Mohamed est accusé d'avoir proféré des "mences de mort caractérisées " à l'encontre d'un policier. Un gamin de 18 ans, peut-être menotté, dans un commissariat, menaçant un policier... l'affaire a  semblé suffisamment surprenante, peut-être même ridicule, au procureur pour qu'il décide de ne pas poursuivre le "délinquant". Cet acharnement contre un tout jeune homme que ses enseignants et des éducateurs sont unanimes à dire "très sérieux" est incompréhensible. En réalité l'explication réside peut-être dans les souvenirs de M. Sarkozy. Fin 2006, il avait fait expulser Suzilène, alors élève du lycée Valmy, malgré la mobilisation de ses camarades et de ses enseignants. Les manifestations n'avaient pas cessé pour autant. Les élèves ayant appris la présence de M. Sarkozy au Conseil général des Hauts-de-Seine, ils s'y rendirent en manifestation, finirent par être reçus et arrachèrent au candidat Sarkozy le retour de Suzilène. Alors, l'expulsion de Mohamed serait-elle la vengeance du Président ?
Quoi qu'il en soit, la partie n'est pas finie. Taoufik, lycéen de Malakoff expulsé en août 2008, est revenu en avril 2009 grâce à l'action de ses profs, de ses camarades et de toute la ville. L'élève Mohamed Abourar reviendra. La bataille de Valmy ne fait que commencer !

Contacts

Richard Moyon (Hauts de Seine) 06 12 17 63 81
Boubacar Mazari  (Colombes) 06 45 65 75 60
Isabelle Mire (Metz) 06 71 75 08 48
Catherine Tourier (Lyon) 06 81 51 81 44
Brigitte Wieser (Paris) 06 88 89 09 29

Par sden29 - Publié dans : resf
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La lettre  N° 12  -  27 septembre 2009
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