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Forum-débat 13 nov 2009

Jeudi 12 novembre 2009

Le ministre de l’Intérieur réinvente la chasse aux mineurs !

En période de crise, il faut des boucs-émissaires…
Comment reconnaître de nuit un mineur de moins de 13 ans et un mineur de plus de 13 ans ?
Comment reconnaître le mineur qui a déjà commis un délit de celui qui n’en a pas commis ? Au moyen d’une puce électronique ? d’un collier ? au faciès ?


Ce ballon d’essai est purement démagogique.
Il permet d’évacuer la question des moyens du ministère de l’Intérieur qui est lui aussi touché par des réductions d’effectifs.


Il permet de remettre la questions des mineurs délinquants sur le devant de la scène alors que Michèle Alliot-Marie, ministre de la Justice, prépare son code de justice des mineurs qui doit venir en débat au printemps prochain et qui sera frappé au sceau du plus répressif.


Il permet enfin, de ne pas tirer le bilan des échecs de la politique fondée sur le tout sécuritaire depuis 10 ans. A quoi sert une loi sur les attroupements dans les cages d’escaliers votée par la majorité ? Quel est le bilan de la loi sur la récidive ? Pourquoi les actes violents continuent-ils à progresser

Croire aujourd’hui dans le tout sécuritaire, c’est comme avoir confiance dans la ligne Maginot en 1939 ! On sait ce qu’il est advenu.


De plus cette annonce repose une nouvelle fois la question de la validité des statistiques policières. Alors que les laboratoires de recherche démontrent que la délinquance des mineurs est en baisse, ce qui est corroboré par les statistiques judiciaires, les chiffres de la police sont les seuls à parler d’une augmentation.

Nous savons que ces chiffres sont fabriqués « Maison » et n’analysent que l’activité de la police. Or, de cette activité dépendent ses moyens.


L’Observatoire National de la Délinquance, présidé par Bauer, va désormais contrôler les statistiques du ministère de l’Intérieur et celles de la Justice. Tout cela, marque la fin du croisement scientifique (INSEE ou Eurostat) et se traduit par des coupes sombres dans les budgets des laboratoires du CNRS qui tentaient de conserver la rigueur scientifique. Nous aurons donc la fabrication de chiffres qui ne correspondront qu’à l’intérêt politique ou aux campagnes médiatiques du moment !


Pour la CGT, la jeunesse ne se réduit pas un problème : c’est l’avenir de notre société.
La CGT refuse de stigmatiser les jeunes.
Ce qu’il faut, ce n’est pas plus de sanction, c’est plus d’éducation, plus de formation et plus d’emploi. C’est un pacte de confiance pour le futur !


Montreuil, le 5 novembre 2009


Par sden29 - Publié dans : interpro
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Jeudi 12 novembre 2009


Signataires : CGT, FSU, Solidaires, Ligue des Droits de l’Homme, Cimade, Femmes Egalité, RESF.


Un mois après son lancement, le mouvement des travailleurs-euses sans papiers se poursuit, s’amplifie et s’étend : plus de 5000 grévistes, 38 départements touchés, 1800 entreprises concernées à ce jour.

Mais en face, ni le gouvernement, ni le patronat n’ont encore pris la mesure de la détermination des travailleurs-euses concerné(e)s, décidé(e)s à obtenir une circulaire de régularisation des salarié-e-s sans papiers.

En contournant les procédures juridiques, voire même en les ignorant, « certaines autorités » cherchent à renvoyer dans « l’invisibilité » celles et ceux qui ont choisi la voie de l’action collective de grève pour faire aboutir leurs revendications. De référés en astreintes financières, d’ordonnances sur requête en évacuations pures et simples, les procédures se multiplient.

Les organisations syndicales et les associations soussignées appellent solennellement le gouvernement à faire cesser ces manœuvres d’intimidation qui de toute façon, n’entameront pas la détermination des grévistes puisqu’elles ne résolvent rien sur le fond.

Les organisations et associations soussignées décident de déposer conjointement un recours contre l’utilisation abusive et irrégulière de l’ordonnance sur requête. Elles considèrent que, dans le cadre d’un conflit social, ces évacuations, de même a fortiori que celles effectuéees sans aucune notification valable, constituent une atteinte anticonstitutionnelle au droit de grève.

Les organisations syndicales et les associations parties prenantes du mouvement des travailleurs-euses sans papiers appellent toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la justice et aux droits à tout faire pour que ces salarié-es gagnent une circulaire de régularisation avec des « critères simplifiés, améliorés, harmonisés, garantissant l’égalité de traitement et une procédure de régularisation sécurisée ».

Vendredi 13 novembre, le référé contre les grévistes de Samsic est en audience. Les organisations syndicales et associations soussignées y interviendront pour défendre le droit des salariés, quels qu’ils soient, à l’action collective, y compris celui des intérimaires et des salariés des TPE-PME.


Rendez-vous :
Vendredi 13 11h devant le TGI de Paris, Palais de Justice, Cité Vendredi 13 16h, rassemblement devant Samsic, 9 rue Descombes, Paris 17ème

Paris, le 11 novembre 2009

Par sden29 - Publié dans : interpro
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Jeudi 12 novembre 2009

La phase interacadémique va bientôt débuter.


La saisie des demandes de première affectation, de réintégration et de mutation commencera le 19 novembre 2009 à 12 heures et se terminera le 8 décembre 2009 à 12 heures (heures métropolitaines).

                       

 

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               Perspectives spécial mutations                       

Par sden29 - Publié dans : mutations 2010
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Jeudi 12 novembre 2009

L’intersyndicale de l’enseignement professionnel (SNUEP-FSU, SNEP-FSU, SNETAP-FSU, CGT Educ’action, SUD Education, SUD Rural, FAEN-SNCL) a été reçue au sénat, jeudi 5 novembre, dans le cadre d’une audition sur la réforme de la voie professionnelle. La sénatrice Mme Brigitte Gonthtier-Maurin désirait avoir notre sentiment sur la mise en place de cette réforme qui réorganise profondément l’enseignement professionnel. Elle nous a interrogés sur différents éléments de la réforme, notamment sur l’offre de formation CAP-BAC PRO en 3 ans, sur l’accompagnement personnalisé ou encore sur la certification intermédiaire.

L’intersyndicale a tout d’abord rappelé son opposition à cette réforme mise en place de manière précipitée et sans concertation, qui sous couvert de rénovation de la voie professionnelle, affaiblit considérablement le service public de la formation initiale. En effet, nous avons toujours dit que les réponses proposées par cette réforme aux problèmes des sorties sans qualification n’étaient pas les bonnes. La généralisation du cursus en 3 ans amenant au Bac Pro ne répond en fait qu’à une logique budgétaire : amputer la formation des lycéens de 25 % afin de récupérer des postes d’enseignants. Cela a pour conséquence de diminuer l’offre de formation au sein du service public de la formation initiale en cantonnant au mieux une partie des élèves au minimum de formation avec un CAP, ou une certification intermédiaire de niveau V, et en transférant de fait une autre partie des élèves vers l’apprentissage pour des raisons purement économiques. Ainsi, la disparition des classes ou sections des BEP/BEPA en deux ans, principalement implantées en lycées professionnels, lycées (LP ou LEGT) agricoles, aura de graves conséquences sur les poursuites d’études et la réussite des élèves à obtenir un niveau IV.

 

Renvoyer la responsabilité de la mise en application des grilles horaires, d’une partie du programme ainsi que de l’accompagnement personnalisée à la seule autonomie des établissements, ne garantit plus des formations homogènes sur l’ensemble du territoire, fait peser de graves menaces sur la qualité des enseignements dispensés et ne permettra pas de lutter efficacement contre les difficultés scolaires et les sorties sans qualification. De plus, ce désengagement de l’Etat en matière éducative organise la mise en compétition des disciplines et des enseignants entre eux, ce qui nuit au travail d’équipe nécessaire à la réussite des élèves et contribue à la dégradation des conditions de travail des enseignants.

 

Nos organisations ont condamné fermement la mise en place de la certification intermédiaire qui participe à la dévalorisation de l’ensemble des diplômes de la voie professionnelle. Elles demandent le retour à de réels parcours en 4 ans qui passent par le maintien de la formation et du diplôme du BEP/BEPA en 2 ans.

Par sden29 - Publié dans : educ'action
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Mardi 10 novembre 2009

 

Communiqué   de presses avant l'audience au ministère


A l’heure où Luc Chatel dit engager des négociations sur les rémunérations des personnels de l’Education nationale, la FERC CGT sera reçue en audience bilatérale lundi 9 novembre à 14 H 30.

 
Elle juge très insuffisante la proposition d’une augmentation de 100 euros pour les jeunes enseignants, et dénonce la position du ministre de revaloriser le métier à coup de suppressions d’emplois.

 
La FERC revendique une augmentation du traitement, pour tous les personnels d’éducation, liant qualification et rémunération, commençant à deux fois le SMIC actuel, sur la base des revendications salariales de la CGT.

 
Cette augmentation de l’ensemble de la grille permettrait de compenser les pertes cumulées depuis de nombreuses années et place aujourd’hui le début de carrière d’un enseignant à 2 600 euros bruts.

 
Par ailleurs, pour répondre aux besoins immédiats des personnels, elle revendique une augmentation de 70 points d’indice (*) pour les actifs.

 
La question salariale est aujourd’hui une préoccupation majeure.

 
La FERC-CGT  appelle d’ores et déjà à la mobilisation et à la grève, dans l’unité la plus large, le 24 novembre.


 

 

Compte rendu de l'audience


Revalorisation : l’urgence de la mobilisation.

 

La Ferc CGT a été reçue, lundi 9 novembre, en audience bilatérale au ministère de l’Education nationale, sur la question de la « revalorisation » des enseignants.

Reprenant les propositions de L Chatel au CTPM d’un pacte de carrière, le conseiller social a présenté quelques pistes destinées à revaloriser les rémunérations dans le contexte de la masterisation du recrutement.

Elles sont fondées sur l’utilisation de moyens liés aux suppressions massives d’emplois ; la Ferc CGT a réaffirmé, en préalable, son opposition à toute négociation sur la base d’échanges d’emplois contre salaire. Nous avons rappelé nos revendications en matière de rémunération : une grille entièrement revalorisée sur un seul grade et pas d’individualisation de la rémunération sous forme d’indemnités ou de primes fonctionnelles. Le conseiller social a présenté la démarche de travail qu’engage l’administration : bilatérales avec le cabinet, bilatérales avec la DGRH et séances plénières intermédiaires. Il a confirmé la mise en œuvre en septembre 2010 de grilles revalorisées et fixé l’échéance des négociations rémunération au cours du mois de janvier 2010. Un premier projet de grille devrait nous parvenir autour du 16 novembre, une nouvelle bilatérale est d’ores et déjà programmée le lundi 23 novembre au matin. Cinq chantiers s’ouvrent parallèlement : rémunération, mise en place du DIF, accompagnement de la mobilité, prévention des risques professionnels et santé et bien être au travail, système d’appréciation professionnelle individuelle et collective.

En l’état, les représentants du ministre annoncent le maintien des 3 grilles existantes : certifiés et assimilés, agrégés et bi admissibles. La revalorisation porterait sur une base de 100 euros en début de carrière, sans préciser encore les rythmes d’avancement à venir.

Ils reconnaissent que les débuts et milieux de carrière sont en dessous de la moyenne de l’OCDE et envisagent donc des augmentations « pas trop coûteuses »…

Il semblerait qu’en matière de critères d’évaluation utilisés pour le passage à la hors classe, le ministère ait enfin reconnu le bien fondé des critiques que fait la Cgt depuis 2005 et pourrait revenir à un cadrage national. A suivre…

D’autres chantiers en matière de formation continue, d’évolution et d’aménagement de fin de carrière, vont s’engager avec peu d’assurance d’une amélioration réelle des conditions de travail et d’exercice. La Ferc Cgt a porté ses revendications en matière de formation continue, DIF, réactivation du congé formation, processus de détachement, seconde carrière et VAE…

 

Il en est de même sur les questions de santé et de bien être au travail, à la veille des négociations fonction publique. La Ferc Cgt sera extrêmement vigilante notamment en matière de création partout de CHSCT et de la mise œuvre effective d’une réelle politique de santé au travail.

Nous avons cherché à savoir quels projets se dessinent en matière indemnitaire, la réponse reste vague, les exemples choisis sont cependant significatifs et inquiétants : un partage entre des missions nouvelles faisant l’objet d’attribution d’heures postes (aide personnalisée en seconde) et d’autres (le tutorat par exemple) donnant lieu à indemnité…


Si nous prenons acte d’une meilleure volonté de dialogue social, les contours du dossier restent flous.L’issue des négociations dépend fortement du rapport de force engagé dès le 24 novembre.

 


Par sden29 - Publié dans : educ'action
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