educ'action

Mardi 14 juin 2011 2 14 /06 /Juin /2011 15:09

Voici le 4 pages spécial concours 2012    pdf.png

 

 

Après le recrutement par  le Rectorat de Paris avec Pôle Emploi de personnels non-titulaires dans  25 disciplines,l e 26 mai dernier, en contradiction totale avec le protocole qui vient d'être signé  ( des contrats de 1 à 6 mois), le gouvernement vient de lancer une campagne publicitaire pour le recrutement de 17 000 enseignants.


Ces méthodes sont inacceptables !


pub education nationale  

 

 

 

Dune part, elles ne répondent pas aux promesses faites de résorber la précarité dans la Fonction Publique, et d'autre part , elles laissent à penser  que le gouvernement crée 17 000 postes, alors qu'il en supprime 16 000 !

 

 

 

Par sden29 - Publié dans : educ'action
Mardi 14 juin 2011 2 14 /06 /Juin /2011 15:05

Luc Chatel, ministre de l'Éducation nationale, et Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, ont annoncé lundi 23 mai la mise en place de masters en alternance pour préparer les concours. Cela concernerait une trentaine d'universités dans huit académies. Les étudiants concernés, dès le M1, auront des CDD d'enseignement de 3 à 6 h par semaine ou seront assistants pédagogiques à mi-temps, parallèlement à leur formation universitaire, soit au mieux 600 € de salaire par mois...

Cette annonce est censée répondre aux demandes répétées d'une remise à plat totale de la réforme du recrutement et de la formation initiale des enseignants, Nicolas Sarkozy ayant annoncé lui-même en janvier 2011 vouloir rouvrir le chantier.
Mais ce sont de simples ajustements ! Comment croire une seule seconde que cette annonce va résoudre la crise majeure engendrée par  la réforme gouvernementale ?

Même si avec un tel dispositif  les étudiants issus de milieux populaires, d'ores et déjà contraints de travailler pour financer leurs études, pourront avoir une activité professionnelle en lien avec leur choix professionnel, on peut craindre que cela conduise à renforcer le tri social entre les futurs enseignants : comment en effet concilier sérieusement préparation d'un diplôme, préparation d'un concours et travail dans l'enseignement ? La grande majorité des étudiants  étant déjà pénalisée par l'obligation de travailler pour subvenir à ses besoins, le véritable but de cette annonce est, en fait, de constituer, sans trop de difficultés, un vivier inépuisable de personnels précaires, malléables et jetables.

Il faut ouvrir immédiatement des négociations avec les deux ministères pour dresser un bilan de l'année en cours et proposer de réels moyens de démocratisation en matière de recrutement (allocation d'étude).

La CGT Educ'action et la FERC Sup CGT réitèrent leur demande d'une remise à plat totale de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants, et réitèrent leur revendication d'un recrutement au niveau licence, suivi de deux ans de formation, en tant que fonctionnaires stagiaires, validés par un M2 et la titularisation.
Elles demandent l'arrêt total du recrutement de personnels précaires et revendiquent la titularisation, sans condition de concours ni de nationalité, de tous les non-titulaires.


Montreuil, le 29 mai 2011

Par sden29 - Publié dans : educ'action
Mardi 10 mai 2011 2 10 /05 /Mai /2011 23:34

La circulaire de rentrée 2011 esquisse les grandes lignes de la réforme du collège voulue par une majorité présidentielle qui n’a jamais caché sa volonté d’en finir avec le collège unique.
Avec l’instauration en fin de 5e d’évaluations nationales portant sur deux compétences du socle, la possibilité d’orienter précocement les élèves est mise en œuvre, comme l’appelait de ses vœux le projet UMP pour l’école. Une telle mesure laisse craindre une amplification des parcours dérogatoires qui nous ramènerait près de 40 ans en arrière, avant la réforme Haby.
Cette première mesure s’accompagne d’une volonté manifeste de développer les "filières" par la création d’une 3e "prépa-pro", de préprofessionnalisation, supposée répondre à la diversité des "talents" en diversifiant les parcours. Le ministre envisage même d’en faire bénéficier les élèves de 4e, via des "aménagements" leur permettant de découvrir des métiers.

Dans la même veine, la dernière mesure est le renforcement des DIMA, dispositif d’alternance découlant de l’apprentissage junior et permettant d’ "exfiltrer" des élèves de moins de 16 ans du collège pour les confier aux LP ou aux CFA.

Cette circulaire et les mesures qu’elle détaille interviennent dans un contexte de suppressions massives de postes d’enseignants, de fermeture ou de fusion des CIO, de pénurie organisée de professionnels de l’orientation…, qui portent des coups sans précédent contre le système éducatif dans son ensemble et fragilisent les plus fragiles d’entre les collégiens. En installant les bases d’une orientation précoce et en renforçant les filières, ce sont les fondements du collège unique qu’elle cherche à miner.

Alors que le collège n'a jamais été une priorité budgétaire et que les processus sociaux et scolaires qui produisent la difficulté sont "ignorés", une partie des collégiens seraient voués à l'exclusion vers des voies de relégation ou le travail précoce.
Au contraire, la CGT Educ'action revendique que le collège unique ait enfin les moyens d'exister : en termes de "culture commune" partagée plutôt que "socle commun" étriqué, de savoirs qui font sens plutôt que d'apprentissages mécaniques, d'accompagnement réel des plus fragiles plutôt que d'exclusion… car un collège démocratique doit donner à tous les collégiens, quelle que soit leur origine sociale, les conditions d'accès à l'une des trois voies du lycée dans le cadre d'une scolarité obligatoire portée à 18 ans.

 

Montreuil, le 9 mai 2011

Par sden29 - Publié dans : educ'action
Mardi 10 mai 2011 2 10 /05 /Mai /2011 23:32

L’Association des régions de France, dans un  dossier de presse "Des régions plus fortes pour une France plus efficace", développe plusieurs axes dont celui d’une clarification des compétences entre Régions et État.
L’ARF revendique ainsi un pilotage plus important, voire complet, de l’enseignement professionnel :
"S’agissant des lycées professionnels de l’Education nationale  et de l’Agriculture, compte tenu de leur importance en terme de développement économique, un transfert complet de compétence, portant sur la complémentarité entre formation traditionnelle et formation alternée, sera mise en œuvre".

Pour la CGT Educ’action, l’enseignement professionnel doit, très clairement, rester au sein de l’Education nationale. La voie professionnelle, une des trois voies du lycée avec  la voie  technologique (STI, STG, STL) et la voie générale (L, ES, S), doit être traitée à égalité avec les autres voies du lycée. Pas question d’en donner la compétence aux régions !

Les personnels enseignants et d’éducation  des lycées professionnels sont aujourd’hui  fonctionnaires d’Etat, au même titre que ceux des collèges et lycées de la voie générale et technologique. Que deviendrait le statut des personnels de lycées professionnels si  les Régions obtenaient le "transfert complet de compétence" ? On peut craindre, qu’à terme, il y ait également transfert des personnels.

Pour la CGT Educ’action, la volonté des Régions de s’approprier le pilotage complet de l’enseignement professionnel public est un signe inquiétant. Les Régions ont souvent affirmé leur volonté de développer l’apprentissage, ce qui est contraire aux exigences d’une formation professionnelle ouverte  à tous les jeunes.

Pour discuter de ces problèmes, la CGT Educ’action va demander à être rapidement  reçue par l’ARF.

Montreuil, le 5 mai 2011

 

Par sden29 - Publié dans : educ'action
Mardi 10 mai 2011 2 10 /05 /Mai /2011 22:48

logo

Sous couvert d'un discours pédagogique, les réformes en cours dans l'Education ne sont pas faites dans le but d'améliorer l'école au service de tous, mais bien, par le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite,  de faire des économies au service d'une école inégalitaire.....

 

Un plan social d'une ampleur inégalée

.... pour des économies de bouts

de chandelle !....

 

    16 000 nouveaux postes supprimés à la  rentrée 2011 dans l'Education, portant à 66 000 les disparitions d'emplois depuis 2007 ! ......

Le Ministre  Luc Châtel voudrait nous faire croire que ce plan drastique serait indolore sur le terrain ... Mais alors pourquoi ces mobilisations de toutes les métiers et partenaires du Service Public : des enseignants, des personnels administratifs, des personnels de Vie Scolaire, des Conseillers d'Orientation aux Chefs d'établissements, des organisations de parents d'élèves, des élus locaux  ......?

  Les effets de la politique gouvernementale sont de plus en plus visibles aux yeux de la population !

Les écarts se creusent entre les élèves les plus fragiles et les autres (Cf évaluations PISA). Mais selon un rapport du Centre d'Analyse Stratégique, produit il y a quelques semaines sous la tutelle du Premier Ministre, "la France présente le taux d'encadrement le plus faible [dans un ensemble de pays de l'Union Européenne et de l'OCDE], tous niveaux confondus (publics et privés) avec seulement un peu plus de 6 postes d'enseignants pour 100 élèves". Et encore ce rapport n'est-il établi que sur les chiffres de 2007, c'est à dire au tout début de cette saignée sans précédent, et alors que le taux de natalité français est un des plus hauts des pays occidentaux ! ...

  Alors pourquoi cet acharnement ? Ce dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite aura permis de faire l'économie de 100 millions d'euros ( c'est la Cour des Comptes qui le dit)...sur un budget de 60 milliards d'euros ! Soit 0,17% d'économies pour 66 000 emplois supprimés !... des économies de bout de chandelle !.

                      

    La vraie raison se cache ailleurs.....

Une école à deux vitesses.....

                         Une position idéologique !

 

Que penser de ces inspecteurs, véritables VRP en mission dans les établissements pour "vendre" le socle commun de connaissances, qui annoncent que "le socle, c'est pour tous, les programmes seulement pour certains " ?....

 Il s'agit d'un abandon d'une formation qualifiante associée à une culture citoyenne pour tous....Et les enfants les plus fragiles payeront le tribut le plus lourd à cette nouvelle idéologie de l'Ecole.:

-  La scolarisation des enfants de 2 ans est abandonnée
 (dans le Finistère, elle sera passée de 70 % en 2000
  à 37 % en 2012...), alors que différentes études font la
  preuve qu'une scolarisation précoce est bénéfique pour
 la réussite des études, et en l'absence d'un véritable
  service public de la petite enfance.

- En primaire : Effectifs surchargés (30 élèves par classe,
 y compris en CP !...). Disparition des RASED, ces maîtres spécialisés dans la difficulté scolaire...

- En collège : près d'un collège sur 3 verra toutes ses classes de 6ème chargées à leur maximum de 28 élèves, sans aucune possibilité de dédoublement....

- En Lycée et Lycée-Pro: les « réformes » vident  les filières de leurs contenus de formation professionnelle et générale, menant de façon certaine vers une dévalorisation des diplômes.

-L'apprentissage : Une vaste fumisterie!... Rappelons la difficulté, voire l'impossibilité pour beaucoup, à trouver des maîtres de stage... Une fois ce cap franchi, le parcours du combattant n'est pas terminé. En  Bretagne, 30 % des contrats d'apprentissage sont rompus au cours de la première année....

Ce n’est sûrement pas la solution à l'échec scolaire

 

Mais la pénibilité pour tous.....

 

 

 

 

Pour les élèves :

- Classes surchargées, impossibilité de trouver écoute
    et aide auprès des enseignants.....

-  Plus de possibilité de travail en petits groupes.

- Aucun moyen réel de "remédiation" pour résoudre les
   difficultés.

- Une orientation non en fonction de leurs  centres
 d'intérêts mais par défaut, dans les sections où il reste
   des places....

- Une offre éducative restreinte : disparition d'options,
   menaces sur certaines    filières ( voie technologique)..

- Les élèves en situation de handicap ou en difficulté
 d'apprentissage sont accueillis dans les classes
 "ordinaires" pour leur plus grand bien, mais sans
    personnels spécialisés pour les accompagner.

Pour les enseignants :

- Stress au travail, services éclatés sur plusieurs établissements,  injonctions pédagogiques irréalisables, pressions aux heures sup’ et culpabilisation, accumulation de tâches, dénaturation des métiers.....


- Une formation professionnelle déclarée inutile, qu'elle soit initiale (stagiaires à temps plein sans formation) ou continue (plus de moyens...), des missions de remplacements imposées par  Pôle-Emploi à des chômeurs non-volontaires...


- En 2002, une enquête de l'Inserm, montrait que la profession d'enseignant était la plus touchée par le phénomène des suicides avec un taux  de 39 suicides pour 100 000 enseignants. Qu'en est-il aujourd'hui ?...Le ministère minimise.....

 

INSURGEZ-VOUS …. La rentrée 2011 ne peut pas se faire dans ces conditions !

Il faut des moyens pour l'école !

Par sden29 - Publié dans : educ'action
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