Jeudi 22 septembre 2011
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Tract sden
Journée nationale d’action et de grève dans l’Education nationale
- mardi 27 septembre 2011 -
Déclaration des organisations CGT Educ'action 29, FSU Finistère, SGEN-CFDT Bretagne-secteur Finistère, UNSA Education,
Sud Education 29.
Quimper, le 15 septembre 2011
Depuis 4 ans, le Ministère de l'Education a supprimé plus de 52.000 postes au niveau national.
Le dogme du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux met l'Ecole Publique à genoux, ne lui permettant plus d'assurer ses missions de Service Public. Ce dogme
ne permet plus aux personnels d'exercer leur métier avec sérénité et professionnalisme.
Les personnels de l'Education se sont régulièrement mobilisés tout au long de l'année 2010-2011 pour dénoncer les 16.000 nouvelles suppressions de postes alors
même que 60000 élèves supplémentaires étaient attendus à la rentrée dans le pays.
Dans le Finistère,
pour le premier degré, ce sont 40 postes de moins avec des conséquences néfastes sur la
qualité de l'enseignement.
La réalité de la scolarisation des enfants de moins de trois ans est niée.
Les postes hors classes, postes de conseillers pédagogiques, postes en RASED, itinérants anglais sont supprimés, plaçant les équipes pédagogiques en situation de
devoir faire toujours plus avec toujours moins.
Les directeurs d'école sont accablés de travail administratif alors même que les aides administratives sont supprimées.
Dans le second degré, malgré une hausse de 430 élèves en collège cela se traduit au final par un poste
de moins. En lycée et lycée professionnel, ce sont 50 postes qui disparaissent, tandis que les élèves sont en moyenne 35 par classe.
C'est aussi, dans l'académie, une ponction très lourde pour les personnels administratifs – 24 postes en moins – avec des conséquences sur leurs conditions de
travail et le fonctionnement des services au rectorat et dans les inspections académiques.
La formation des enseignants ne se résume plus qu'à quelques semaines à l'IUFM montrant s'il en était encore besoin le manque de considération de ce gouvernement
pour la profession d'enseignant et son manque d'ambition pour notre jeunesse.
Le Ministère de l'Education Nationale amplifie son recours aux contractuels de tous types (de droit public ou privé), et ce, dans de très
nombreuses catégories de personnels. Il se comporte ainsi comme l’un des plus mauvais employeurs de notre pays.
Différents rapports récents de l'OCDE montrent que la France est l'un des pays d'Europe qui investit le moins dans l'éducation et son avenir, et que les salaires
des personnels sont dans les plus bas. Il est indispensable de satisfaire aussi les revendications salariales.
Alors aujourd'hui, tous ensemble, au-delà de la question fondamentale des postes, et face à l'avalanche de mesures
inadaptées, incohérentes et précipitées,
nous disons NON à un gouvernement qui par sa politique éducative maintient un système inégalitaire qui ne permet pas
de lutter contre l'échec scolaire;
nous disons OUI à une politique ambitieuse qui donnerait à chaque enfant, à chaque jeune la possibilité du choix de
sa formation et l'assurance d'une vraie place dans la société !