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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /2009 00:29

Déclaration de la CGT


jeudi 19 février 2009

Au lendemain du sommet social du 18 février, la CGT reste plus que jamais convaincue de la nécessité de réussir une nouvelle mobilisation nationale interprofessionnelle unitaire de très grande ampleur le 19 mars prochain.
La réunion s’est ouverte dans un climat tendu du fait de la gravité de la situation en Guadeloupe. Appuyée par toutes les confédérations syndicales, la CGT a exigé que gouvernement et patronat assument leurs responsabilités et répondent sans tarder aux revendications exprimées fortement et démocratiquement depuis plus d’un mois. Si la force de la mobilisation du 29 janvier a contraint le Président de la République à de premières annonces sociales, elle n’a pas encore permis d’obtenir l’inflexion demandée sur les politiques d’emploi, de salaires, de contrôle des aides publiques et de justice sociale indispensables pour sortir de la crise. Le Président de la République persiste dans un discours d’autosatisfaction sur sa politique économique et sociale et refuse toute idée de remise à plat ou même de modification de ses choix économiques et sociaux. A partir de là, pressé par l’importance des mobilisations, il distille un certain nombre de mesures temporaires, émiettées et de faible portée qui relèvent plus d’un faible accompagnement social de la crise que d’une politique permettant de la surmonter.
- L’amélioration de l’indemnisation du chômage partiel est renvoyée à des conventions qui devront être négociées au niveau des branches ou des entreprises.
- Une prime de 500 euros sera versée aux nouveaux demandeurs d’emplois entrant au 1er avril ou au 1er mai et ayant travaillé entre 2 et 4 mois dans les 28 derniers mois. Elle ne sera versée qu’une seule fois ! Les jeunes de moins de 25 ans n’ayant jamais travaillé restent exclus de toute allocation ou indemnisation.
- La suppression de 30 000 emplois dans la fonction publique en 2009 est confirmée interdisant l’embauche de milliers de jeunes dans de vrais emplois utiles à la population.

- La suppression des deux derniers tiers provisionnels 2009 pour certains ménages, annoncée le 5 février est confirmée. Cela représente une moyenne de 200 euros pour les ménages concernés mais risque d’être plus que compensé par l’augmentation ou la création de taxes ou impôts indirects destinés à contrebalancer les 8 milliards d’euros d’exonérations annuelles de taxe professionnelle pour les entreprises.

Le Président de la République a aussi annoncé la création d’un « fonds d’investissement social » destiné à la mise en œuvre des dispositifs de formation et d’indemnisation annoncés. Mais les sources de financement de ce fonds restent floues tant du côté gouvernemental que patronal. Si, sur chaque sujet les débats ont été vifs, le Président de la République défendant pied à pied sa politique, ils l’ont été doublement sur la question décisive d’un nouveau partage des richesses. Face à l’indignation de l’opinion publique, le Président de la République ne peut plus nier la nécessité d’un autre partage des profits. Mais il en renvoie l’examen à une commission. Dans le même temps, il refuse toute mesure favorable aux salaires, telle que le conditionnement de toutes les aides publiques et allègements de cotisations sociales à la signature d’accords salariaux dans les entreprises, réclamé par toutes les organisations syndicales.

C’est pourtant plus que n’en peut supporter la Présidente du Medef qui voit dans le débat sur le partage des profits « une atteinte au droit de propriété des entreprises ». Une information consultation des CE est annoncée sur les aides publiques aux entreprises. C’est un début de réponse à l’indignation que suscitent les transferts massifs et sans contrôle d’argent public vers les entreprises. Il faut agir encore pour obtenir un véritable droit de veto des CE réclamé par la CGT.

A l’évidence, les nouvelles mesures dites « sociales » sont à mettre à l’actif de la puissante mobilisation du 29 janvier. Elles sont néanmoins d’un faible volume et n’auront pratiquement que peu d’impact pour favoriser une relance économique et une plus grande justice sociale.

La rencontre unitaire du lundi 23 février devra par conséquent préciser les modalités de la prochaine mobilisation du 19 mars sur laquelle s’est engagé l’ensemble des organisations syndicales.


Montreuil, le 19 février 2009

Par sden29 - Publié dans : interpro
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Dimanche 22 février 2009 7 22 /02 /2009 22:30
Les opérations de mutation intra-académiques  pour le 2nd degré vont bientôt commencer . Les élus de l'URSEN CGT  veilleront à leur bon déroulement  et vous accompagneront  dans vos demandes si vous le désirez.
Pour ce faire , vous pouvez remplir un dossier syndical de mutation.

Quelques documents utiles  à télécharger:

le guide pratique du mouvement intra-académique du rectorat de Rennes

le Perspectives spécial mutation 2009

le dossier syndical de mutation à renvoyer à l'ursen CGT: page 1 ; page 2 ; page 3

 




  

 
Par sden29 - Publié dans : mutations 2009
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Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /2009 22:10

Il faut des réponses concrètes immédiates !

Depuis plus de quatre semaines les travailleurs en Guadeloupe, et plus largement dans les départements d’Outre-mer, sont dans l’action sur des revendications « contre la vie chère ».
Aujourd’hui 18 février 2009, Jacques BINO, militant syndical du SNADJI CGTG, a été tué. C’est un acte odieux et intolérable. Le développement des violences sur l’Île de la Guadeloupe est la conséquence des tensions provoquées par l’absence de réponses aux revendications des travailleurs. L’intransigeance du Patronat et l’attitude de l’État ces derniers jours ont conduit au pourrissement de la situation dont ils portent la responsabilité.

Dans ces graves circonstances, la CGT exige que s’engagent, dans les plus brefs délais, de réelles négociations loyales et sérieuses avec les organisations syndicales représentatives des travailleurs dans tous les départements d’Outre-Mer. Comme la CGT et les autres Confédérations l’ont fermement indiqué au Président de la République lors de la rencontre à l’Élysée, des réponses doivent être apportées à l’ensemble des revendications exprimées par les organisations syndicales de Guadeloupe.

Cette exigence rejoint celle de l’ouverture de négociations partout dans l’ensemble des DOM/TOM comme sur l’ensemble du territoire national. Seules de véritables avancées sociales dans les DOM/TOM permettront à leurs habitants de vivre et de travailler dignement.

Pour exiger cette ouverture de négociations et apporter sa solidarité active à tous les habitants des DOM/TOM, la CGT appelle à des rassemblements dans toute la France dans l’unité syndicale la plus large, le samedi 21 février 2009.

A Paris, elle appelle à se joindre à la manifestation déjà prévue de la République à la Nation à 14 h.

Montreuil, le 18 février 2009.

 
A Brest, manifestation devant Océanopolis
samedi 21 février à  11 heures
Par sden29 - Publié dans : Guadeloupe Martinique
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Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /2009 21:41
Dans le flot des réformes que le gouvernement veut imposer sans réel souci de concertation, celle concernant la formation des personnels enseignants et d’éducation provoque un rejet unanime tant de la communauté scolaire que de l’enseignement supérieur.

Sur le contenu réel de la formation des maîtres et du travail concret des IUFM, il est rare de co
ncentrer mépris et méconnaissance. Xavier Darcos y est pourtant arrivé…, l’épisode des couches culottes en maternelle n’a visiblement pas servi de leçon ! Au moins, il aura réussi à souder la « communauté universitaire » (CPU, CD IUFM), étudiants, stagiaires et personnels pour dénoncer une réforme à la va-vite aux présupposés sibyllins qui cachent :
• une vision idéologique réactionnaire visant à supprimer les IUFM,
• un « petit » calcul budgétaire en supprimant des dizaines de milliers de postes de stagiaires, de formateurs et de personnels administratifs des IUFM.

Valérie Pécresse n’est pas en reste. Lors des deux réunions organisées au ministère de l’enseignement supérieur, la FERC-CGT a dénoncé l’impréparation réglementaire : un communiqué de presse, un discours ou une charte d’intention même signée par la CPU ou la CD IUFM, ne font pas un décret, des arrêtés discutés dans les instances statutaires (CTP, CNESER, CSE). Le calendrier de mise en œuvre est particulièrement révélateur de la méthode de ne pas discuter du fond au motif de l’urgence supposée.
Lors de la dernière réunion au ministère de l’enseignement supérieur, la rupture des discussions, unanime, de la part des organisations syndicales aurait du servir de clignotants annonçant le crash prévisible de la « réforme ».
Le troisième report de remontée des dates des maquettes IUFM et le refus des CA des universités de les transmettre dans les délais fixés imposent, pour le moins, s’agissant de la masterisation des concours pour l’année universitaire 2010-2011, un moratoire d’une année, revendication commune à toutes les organisations syndicales.

Pour la FERC-CGT, il faut aller plus loin, retirer le projet, sans pour autant se satisfaire du statu quo.
Nous revendiquons, en positif, une formation des personnels enseignants des premier et second degrés et des conseillers principaux d’éducation. Cette formation doit être en alternance entre stages sur le terrain et formation universitaire, progressive du L1 au M2.
Nous revendiquons que le concours soit situé en fin de L3 ou au premier semestre de M1, ouvrant sur une formation universitaire de deux ans, avec un statut de fonctionnaire stagiaire, validé par la délivrance d’un master.
Il faut maintenir un maillage territorial des formations dans chaque département avec des équipes pluricatégorielles du 1er et du 2nd degrés (général, technologique et professionnel), des enseignants-chercheurs et des personnels BIATOS en nombre.

Nous sommes loin du compte. C’est pourquoi, la FERC-CGT appelle à poursuivre une mobilisation durable de l’ensemble des personnels et des usagers, le 19 février et après, sous toutes les formes.

Montreuil, le 19 février 2009


Par sden29 - Publié dans : educ'action
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Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /2009 21:36

Le ministère informe les 17 000 candidats du CAPLP, seulement le jour même des premiers écrits, du report d’un mois des épreuves au motif des « évènements » (sic) de Guadeloupe. S’il faut permettre aux candidats de l’île en grève générale de se présenter aux épreuves sous réserve d’une solution apportée au conflit d’ici la fin mars…, il est néanmoins permis de penser que l’imprévision et l’improvisation ne font pas une politique de l’éducation.
Plus fort en simulateur de vol pour les stagiaires que pour anticiper les « événements », le ministre de l’Education, certes faute de réponse politique du gouvernement, aurait du informer en amont d’un probable report plutôt que d’attendre la dernière minute. Le gouvernement est responsable des blocages en l’absence de réponse aux revendications sociales et le ministère de l’Education n’est pas exonéré de ses responsabilités. 
Aussi le ministre de l’Education, Xavier Darcos, devrait-il inciter les recteurs à prendre en charge, en signe de considération et de respect, pour tous les candidats, les frais (transport…) résultant de l’annulation et du report des épreuves.

Montreuil, le 19 février 2009

Par sden29 - Publié dans : educ'action
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