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Lycéens sans papier : Pour le retour de Mohamed Abourar
Appel de Médiapart " Nous ne débattrons pas "
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Appel contre la suppression de l'histoire-géo en TS
Formation des maîtres : Enseigner est un métier qui s'apprend
« ZERO SANCTION » pour Thérèse-Marie Cardon !

Déclaration de la CGT
La suppression des deux derniers tiers provisionnels 2009 pour certains ménages, annoncée le 5 février est confirmée. Cela représente une
moyenne de 200 euros pour les ménages concernés mais risque d’être plus que compensé par l’augmentation ou la création de taxes ou impôts indirects destinés à contrebalancer les 8 milliards
d’euros d’exonérations annuelles de taxe professionnelle pour les entreprises.
Le Président de la République a aussi annoncé la création d’un « fonds d’investissement social » destiné à la mise en œuvre des dispositifs de formation et d’indemnisation annoncés. Mais les sources de financement de ce fonds restent floues tant du côté gouvernemental que patronal. Si, sur chaque sujet les débats ont été vifs, le Président de la République défendant pied à pied sa politique, ils l’ont été doublement sur la question décisive d’un nouveau partage des richesses. Face à l’indignation de l’opinion publique, le Président de la République ne peut plus nier la nécessité d’un autre partage des profits. Mais il en renvoie l’examen à une commission. Dans le même temps, il refuse toute mesure favorable aux salaires, telle que le conditionnement de toutes les aides publiques et allègements de cotisations sociales à la signature d’accords salariaux dans les entreprises, réclamé par toutes les organisations syndicales.
C’est pourtant plus que n’en peut supporter la Présidente du Medef qui voit dans le débat sur le partage des profits « une atteinte au droit de propriété des entreprises ». Une information consultation des CE est annoncée sur les aides publiques aux entreprises. C’est un début de réponse à l’indignation que suscitent les transferts massifs et sans contrôle d’argent public vers les entreprises. Il faut agir encore pour obtenir un véritable droit de veto des CE réclamé par la CGT.
A l’évidence, les nouvelles mesures dites « sociales » sont à mettre à l’actif de la puissante mobilisation du 29 janvier. Elles sont néanmoins d’un faible volume et n’auront pratiquement que peu d’impact pour favoriser une relance économique et une plus grande justice sociale.
La rencontre unitaire du lundi 23 février devra par conséquent préciser les modalités de la prochaine mobilisation du 19 mars sur laquelle s’est engagé l’ensemble des organisations syndicales.
Montreuil, le 19 février 2009
Depuis plus de quatre semaines les travailleurs en Guadeloupe, et plus largement dans les départements
d’Outre-mer, sont dans l’action sur des revendications « contre la vie chère ».
Aujourd’hui 18 février 2009, Jacques BINO, militant syndical du SNADJI CGTG, a été tué. C’est un acte odieux et intolérable. Le développement des violences sur l’Île de la Guadeloupe est la
conséquence des tensions provoquées par l’absence de réponses aux revendications des travailleurs. L’intransigeance du Patronat et l’attitude de l’État ces derniers jours ont conduit au
pourrissement de la situation dont ils portent la responsabilité.
Dans ces graves circonstances, la CGT exige que s’engagent, dans les plus brefs délais, de réelles négociations loyales et sérieuses avec les organisations syndicales représentatives des travailleurs dans tous les départements d’Outre-Mer. Comme la CGT et les autres Confédérations l’ont fermement indiqué au Président de la République lors de la rencontre à l’Élysée, des réponses doivent être apportées à l’ensemble des revendications exprimées par les organisations syndicales de Guadeloupe.
Cette exigence rejoint celle de l’ouverture de négociations partout dans l’ensemble des DOM/TOM comme sur l’ensemble du territoire national. Seules de véritables avancées sociales dans les DOM/TOM permettront à leurs habitants de vivre et de travailler dignement.
Pour exiger cette ouverture de négociations et apporter sa solidarité active à tous les habitants des DOM/TOM, la CGT appelle à des rassemblements dans toute la France dans l’unité syndicale la plus large, le samedi 21 février 2009.
A Paris, elle appelle à se joindre à la manifestation déjà prévue de la République à la Nation à 14 h.
Montreuil, le 18 février 2009.
Le ministère informe les 17 000
candidats du CAPLP, seulement le jour même des premiers écrits, du report d’un mois des épreuves au motif des « évènements » (sic) de Guadeloupe. S’il faut permettre aux candidats de l’île en
grève générale de se présenter aux épreuves sous réserve d’une solution apportée au conflit d’ici la fin mars…, il est néanmoins permis de penser que l’imprévision et l’improvisation ne font pas
une politique de l’éducation.
Plus fort en simulateur de vol pour les stagiaires que pour anticiper les « événements », le
ministre de l’Education, certes faute de réponse politique du gouvernement, aurait du informer en amont d’un probable report plutôt que d’attendre la dernière minute. Le gouvernement est
responsable des blocages en l’absence de réponse aux revendications sociales et le ministère de l’Education n’est pas exonéré de ses responsabilités.
Aussi le ministre de l’Education, Xavier Darcos, devrait-il inciter les recteurs à prendre en charge, en signe de considération et de respect, pour tous
les candidats, les frais (transport…) résultant de l’annulation et du report des épreuves.
Montreuil, le 19 février 2009