interpro

Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 17:21

ugff-d412c.jpg

 

R

épondant aux injonctions des Marchés Financiers et des Agences de notation, les gouvernements de la plupart des pays de l’Union Européenne ont engagé des plans d’austérité sans précédent.

 

Orchestrées par la Commission Européenne, ces mesures visent à faire revenir à marche forcée les budgets des Etats membres, sous la barre des 3 % de déficit et, d’ici 2014, à ramener l’endettement public de chaque Etat, sous le plafond de 60 % de leur PIB.

 

Les recettes appliquées sont partout les mêmes : gel ou réduction des salaires, affaiblissement de tous les mécanismes de protection sociale, allongement de l’âge de départ à la retraite et baisse des pensions, déréglementation du travail, recul considérable de l’intervention publique. Dans ce cadre, les Fonctions publiques et les services publics sont au cœur de la cible avec plus d’1 million de suppressions d’emplois publics programmées sur 3 ans, et l’abandon ou la privatisation de nombreuses missions.

 

Dans le même temps, les profits des entreprises et des banques ont repris leur course folle accentuant encore les inégalités dans la partage des richesses qui sont à l’origine de la crise de 2008.

Pour les libéraux qui gouvernent l’Europe, il s’agit de faire payer brutalement, aux populations de tous les pays Européens, le prix de cette crise.

 

En France, le gouvernement SARKOZY – FILLON – applique de façon zélée cette politique : réforme des retraites, suppressions de plus de 130.000 emplois en quatre ans dans la Fonction publique de l’Etat, remise en cause des statuts, RGPP et réorganisation territoriale… sont autant d’application à notre pays du plan d’austérité Européen.

 

Le PLF 2011, en discussion au Parlement et qui prévoit le gel des salaires des fonctionnaires programmé sur trois ans et plus de 130.000 suppressions nouvelles d’emplois, va encore aggraver cette dérive.

Par sden29 - Publié dans : interpro
Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 17:13

 

Communiqué  de la CGT Fonction Publique

 

D

ans le cadre de la nouvelle prise de fonction du ministre F BAROIN, la CGT Fonction publique a été reçue le 29 novembre, par ce dernier et G. TRON.

 

La CGT a rappelé avec force son profond désaccord sur le dossier « retraites » et précisé qu’elle continuera de mobiliser sur le sujet pour revenir sur les reculs imposés par le gouvernement avec le soutien actif du patronat et gagner une réforme de progrès social. Elle compte être active et vigilante dans le cadre des discussions à  venir concernant les décrets à paraître sur ce dossier.

 

Pour notre organisation d’autres points majeurs alimentent notre désaccord : salaires (valeur du point d’indice), emploi public, sources de financement des politiques publiques. Nous demandons à pouvoir négocier sur ces sujets, même si le gouvernement n’est pas dans cette perspective.

 

D’autres dossiers sont en cours de discussion et doivent donner lieu à des  négociations, comme les agents non-titulaires, les droits syndicaux et l’égalité Femmes/Hommes. Sur l’ensemble de ces sujets la CGT entend être force de propositions dans les groupes de travail. La CGT, sur ces points importants, pèsera pour déboucher sur de nouveaux droits pour la Fonction publique et ses agents.

 

Nous avons insisté sur le départ des agents ayant 15 ans de service et 3 enfants dont les droits de départ anticipé à la retraite va être clos au 31 décembre 2011, perspective qui pose des problèmes de gestions pour les établissements, mais plus encore risque de générer des problèmes d’effectifs et d’organisation dans les services. Cette problématique est encore plus périlleuse dans la Fonction publique hospitalière déjà en pénurie d’effectifs et où le temps de formation des personnels qualifié nécessite des années de scolarité. La CGT demande un prolongement des dates butoirs pour ne pas désorganiser les services.

Les mesures de passage en catégorie A pour les infirmières contre le troc de leur départ à la retraite à 55 ans est pour la CGT un chantage inacceptable. La pénibilité des professionnels doit être reconnue par le maintien de la catégorie active et leur qualification par le passage en cat A.

La CGT a souligné les effets néfastes de la réforme territoriale sur l’égalité du traitement des usagers du service public territorial, ainsi que la nécessité d’une réforme de son financement assise sur la solidarité entre collectivités.

 

Nous avons rappelé aux ministres les difficultés rencontrées par les agents originaires d’Outre-mer concernant leur droit à congé bonifié, constamment remis en cause dans un nombre croissant d’établissements. La CGT demande un audit national sur l’application de ces droits.

 

Le ministre souhaite pouvoir avancer sur l’ensemble de ces dossiers, mais nous précise que sur les questions des moyens financiers « il y a peu de grain à moudre », réponse qui, pour notre organisation, démontre la nécessité de la poursuite et de l’amplification des mobilisations de toutes et tous dans les trois versants de la fonction publique, Etat, Hospitalière et Territoriale.

 

 

Montreuil, le 1er décembre 2010

Par sden29 - Publié dans : interpro
Mercredi 17 novembre 2010 3 17 /11 /Nov /2010 21:19

 

 

 

Mardi 23 septembre  

12 heures sous-préfecture à Brest

12 heures local du MEDEF à Quimper

Par sden29 - Publié dans : interpro
Mardi 16 novembre 2010 2 16 /11 /Nov /2010 19:22

  Lire le 4 pages Retraite de la CGT Educ'action 

 

pdf.png

 

Le droit des femmes : l’urgence de se battre !

 

   Effet immédiat en 2011

   Effet différé en 2025 *

Françoise, enseignante, professeur des écoles mère de trois enfants, 35 années de cotisations, née en 1957, pouvant prétendre aux mesures transitoires conservant le calcul antérieur à la réforme.

Elle demande son départ en retraite avant le      31 décembre 2010 pour une mise à la retraite le 30 juin 2011, son taux de pension sera égal à    77 % de son dernier traitement.

Si elle fait sa demande le 1er janvier 2011 pour un départ le 1er juillet 2011, son taux de pension chutera à 52,82 %, pour une durée d’assurance de 41 années. Soit, dès 2011, une perte sèche de plus de 24 %.


 

  Son niveau de pension chutera de 31% comparativement à avant la réforme.

Aurélie, enseignante certifiée, mère de trois enfants (3ème enfant en 2003), née en 1970, 20 ans d’ancienneté en 2010, 35 années de cotisa-tions en 2025 (bonifications enfants comprises).

Selon les anciennes règles, elle touchera 77 %.

Avec la nouvelle règle : 51,56 % (avec appli-cation de la décote maximale de 25 %).

Calcul fait pour une durée d’assurance estimée, en 2025, à 42 années. Mais quelle sera-telle vraiment en 2025 ? Différence nette : - 25,44 %.

 


 

Son niveau de pension chutera de 33% comparativement à avant la réforme.

* (si règles identiques appliquées) 

 


 

 

 

Par sden29 - Publié dans : interpro
Mardi 16 novembre 2010 2 16 /11 /Nov /2010 19:12

La loi portant réforme des retraites a été promulguée cette nuit.

Décidément, les pouvoirs publics, Président de la République en tête, ne sortiront pas grandis de cette période consacrée à la réforme des retraites.

Pour notre part, cela ne change rien à notre détermination à poursuivre la bataille, d’autant que les premières dispositions d’importance de la réforme ne s’appliqueront qu’à partir de juillet 2011. D’ici là, il peut se passer encore beaucoup de choses.

Toutes les dispositions sont d’ores et déjà prises pour assurer le succès de la journée d’action du 23 novembre dans le cadre des décisions de l’intersyndicale.

Par ailleurs, des initiatives se tiennent chaque jour dans les professions et les territoires. Elles s’inscrivent dans la durée et visent à gagner l’ouverture de véritables négociations sur le sujet des retraites, mais également à l’obtention de succès revendicatifs sur l’ensemble des questions de la Protection sociale et sur les questions de l’emploi, des salaires, des conditions de travail, du service public…

Montreuil, le 10 novembre 2010

Par sden29 - Publié dans : interpro
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés