Lycéens sans papier : Pour le retour de Mohamed Abourar
Appel de Médiapart " Nous ne débattrons pas "
Appel pour la suppression du ministère de l'identité nationale
Non à la réforme du lycée :
Appel contre la suppression de l'histoire-géo en TS
Formation des maîtres : Enseigner est un métier qui s'apprend
« ZERO SANCTION » pour Thérèse-Marie Cardon !

Concernant l’épreuve de contrôle du baccalauréat professionnel, de nouvelles
modalités vont être mises en place pour la prochaine session, celle de juillet 2010. Elles seront examinées au CSE de janvier.
Nous nous félicitons de cette annonce qui répond aux très fortes critiques exprimées par la CGT Educ’action et les collègues l’an dernier. Les conditions dans lesquelles avait été imposée
cette première épreuve de rattrapage du bac pro étaient inacceptables.
Dès décembre 2008, les représentants de la CGT Educ’action, au Comité Interprofessionnel Consultatif et dès la discussion du texte au Conseil Supérieur de l’Education, avaient exprimé leur total
désaccord, non pas sur l’existence de cette épreuve, mais sur les modalités décidées dans la plus grande précipitation par le ministère de l’Education.
Notre organisation avait été à l’initiative d’une riposte intersyndicale en appelant à signer massivement une pétition et avait déposé un préavis de grève en juillet.
Plus de 4 000 pétitions avaient été remises par la CGT au ministère pour exiger des nouvelles modalités. L’action a payé, et les dispositions proposées vont dans le sens de ce que nous exigeons :
un caractère disciplinaire aux épreuves orales, une meilleure prise en compte de l’enseignement général dans cette épreuve.
Cependant, il y a encore des améliorations à apporter, c’est pourquoi la CGT Educ’action proposera au CSE un amendement au texte du ministère de l’Education nationale :
passer à un temps de 15 min pour la préparation et l’évaluation des candidats pour chacune des deux épreuves (au lieu de 10 min prévues dans le projet).
Nous exigeons aussi de rediscuter rapidement le décret qui fixe le coefficient de cette épreuve de rattrapage. De notre point de vue, ce coefficient doit correspondre à la moitié de celui des
épreuves d’admission en enseignement général (écrites ou en CCF), soit un coefficient de 12, et non pas un coefficient de 24 tel qu’il était en 2009.
Cette avancée significative pour les élèves et les personnels ne doit pas cacher la profonde régression que constitue la réforme du bac pro 3 ans.
Montreuil, le 14 janvier 2010
Un élève poignardé au lycée Darius Milhaud (94) :
Il faut d’urgence des moyens de prévention et l’augmentation des emplois publics dans l’Education !
Un élève du lycée Darius Milhaud (Le Kremlin-Bicêtre, 94) vient d’être poignardé par un autre dans les couloirs, ce vendredi 8 janvier au matin.
La CGT Educ’Action 94 est solidaire de tous les personnels de ce lycée, des élèves et de leurs
familles.
En 4 ans 160 000 emplois dans la Fonction Publique ont été supprimés, dont la moitié dans l’Education Nationale : moins 11 200 emplois en 2008, moins 13 500 emplois en 2009, moins 16 000 emplois pour la rentrée 2010 ! Les licenciements massifs des salariés des entreprises privées, projetant les familles et élèves dans l’insécurité, sont aussi génératrices d’agressivité ! Sans avenir, point de sécurité ! La destruction de l’emploi, dans les services publics et les entreprises privées, génère ses fruits amers !
En attendant, les personnels du lycée Darius Milhaud exigent des moyens humains de surveillance, de prévention, d’éducation.
Créteil, le 08 janvier 2010
Le mercredi 23 décembre, le directeur général pour l’enseignement supérieur et l’insertion professionnelle a adressé un courrier aux présidents d’université, reprenant un texte qui a été massivement désavoué au CNESER du lundi 24 décembre (seulement 3 pour - 2 UNI, 1 MEDEF-, une abstention –PEEP- et 35 contre (dont la CGT et y compris la Conférence des Présidents d’Université).
« Le CNESER dénonce l'entêtement gouvernemental consistant à entraver les capacités de l'université à développer des formations de haut
niveau intégrant disciplines universitaires et savoirs professionnels en lien avec la recherche, alliant les potentiels avérés des UFR et des IUFM -dont le maillage territorial est un atout-, et
s'appuyant sur des concours nationaux. Il est inacceptable de réduire la formation professionnelle à quelques modules complémentaires ou à de très courts stages et de bouleverser l'ensemble de
l'offre de master existante au détriment de la recherche. Par ailleurs, l'absence d'aides financières conséquentes pour les étudiants dont la durée d'études s'allongera, risque de faire régresser
un peu plus la diversité sociale et décourager les jeunes issus des milieux populaires de choisir le métier d'enseignement. »
La FERC CGT continue de demander le retrait des décrets concernant la formation des enseignants et des textes d'application déjà
publiés -ou à paraître…- et appelle à la mobilisation tout au long du mois de janvier, particulièrement le 21 janvier, dans l’unité, avec les étudiants, des stagiaires, des personnels
titulaires et non titulaires.
Ensemble, nous exigeons plus de postes aux concours, la résorption de la précarité par une titularisation de tous les précaires, une formation améliorée et une
revalorisation immédiate des salaires pour tous.
Tous dans l’action :
Devant les conséquences de la crise (chômage massif, restructurations, endettement), la population a plus que jamais besoin de la solidarité que portent les services publics.
Alors que tout le monde reconnaît leur rôle d’amortisseur, les services publics sont aujourd’hui, plus que jamais, la cible des économies budgétaires du gouvernement Sarkozy. Le budget 2010 prévoit la suppression de 30 000 emplois dans la fonction publique d’État. Cela porte à 100 000 le nombre d’emplois détruits depuis 2007.
Pour répondre aux exigences d’une éducation et d’une formation de qualité, porteuses d’avenir pour la jeunesse,
► il est urgent :
► De revenir sur les suppressions de postes au budget 2010.
► De créer les emplois nécessaires et de donner au service public de l’éducation des moyens qui répondent aux besoins d’élévation du niveau de connaissances et de qualification des jeunes.
► De revenir sur les réformes engagées dans le premier et le second degré.
Pour répondre aux exigences de la situation sociale, nous devons défendre le rôle de la fonction
publique et le maintien
des services publics.
► De se donner les moyens de développer des services publics de qualité répondant aux besoins croissants et diversifiés de la population.
► De revenir sur des réformes néfastes (RGPP, loi dite de « mobilité », projet de réforme territoriale).
► D’assurer la progression du pouvoir d’achat par la revalorisation salariale immédiate des personnels. La CGT Educ’action revendique une nouvelle grille des traitements, sur un seul grade, débutant à 2600 euros et une augmentation de 70 points d’indice.
► De prendre des mesures efficaces pour combattre durablement la précarité.
Votre projet de réforme est inacceptable.
Il constitue une réforme globale du second degré à travers les modifications du décret EPLE qui concerne également le collège.
Il se traduit par :
Il n’apporte aucune réponse à la demande unanime d’amélioration des conditions de travail des
personnels et des conditions d’étude des élèves.
Pourtant, le lycée doit être amélioré et personne ne peut se résoudre à la persistance de l’échec d’un nombre important de jeunes, en particulier en classe de seconde.
Nous vous demandons solennellement de renoncer à ce projet, de reprendre les discussions sur d’autres bases, et de poursuivre celles sur les séries STI - STL.