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Le gouvernement s’acharne à déréglementer
le système éducatif
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Tous aux manifestations du 22 janvier
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our le ministère, il s’agit de finaliser son entreprise de démolition du service public d’éducation.
Après avoir mis à mal l’enseignement professionnel avec la généralisation du bac pro 3 ans, la formation avec la masterisation et des stagiaires à temps complets, mis en marche la déréglementation du lycée général (réforme de la classe de seconde puis de la première à la rentrée 2011) ainsi que de la filière STI, il s’attaque désormais à l’école et au collège par la perspective d’une école du socle commun et à l’éducation prioritaire avec le dispositif Eclair.
Ces mesures visent aussi à faire toujours plus d’économies (16 000 suppressions de postes…) et à favoriser une autonomie répondant aux critères libéraux de mise en concurrence, d’individualisation, de politique managériale...
Ces « réformes » ne sont ni dans l’intérêt des élèves
(les résultats PISA montrent l’aggravation des inégalités scolaires)
ni dans celles des personnels dont les conditions de travail
ne cessent de s’aggraver.
Nous ne voulions pas de CLAIR,
Davantage encore, nous refusons Eclair !
A la rentrée 2010, une centaine d’établissements étaient censés mettre en oeuvre l’expérimentation « CLAIR » (« collèges et lycées pour l'ambition, l'innovation et la réussite »).
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Rappelons les principales mesures
de cette expérimentation :
Possibilité pour les chefs d’établissement de choisir leurs personnels sur profil, avec signature d’une lettre de mission.
Création d’un nouveau membre de l’équipe de direction, le préfet des études, aux compétences très larges.
Possibilité du versement d’une prime individuelle, en particulier pour le préfet des études.
En réalité, la mise en route est laborieuse, essentiellement parce que les personnels ont bien compris qu’il s’agissait d’une nouvelle étape vers la déréglementation de notre système éducatif.
L’intersyndicale nationale…
CGT Educ’action, SE-UNSA, SNCL-FAEN, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNUEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO, SUD Éducation
a réitéré, dans un communiqué commun, sa demande de « retrait de la circulaire n° 2010-096 du 7 juillet 2010 sur le dispositif CLAIR".
Elle exige l’abandon de toute pression à l’égard des personnels.
La déréglementation est totale lorsque le
ministère annonce que « les postes vacants dans les établissements CLAIR sont désormais considérés comme des postes à profil. Lors des mouvements intra-académiques, chaque
recteur proposera les postes en expliquant clairement leurs spécificités. Ces postes feront l'objet d'une indemnité spécifique. »
Ce sont plusieurs centaines de postes
qui sont concernés !
C’est donc toute l’éducation prioritaire qui est attaquée puisque ce dispositif Eclair a pour vocation de s’y substituer : les rectorats planchent sur la réorganisation de la carte de l’éducation prioritaire pour la préparation de la rentrée 2011 car il faut « rendre » 16 000 postes !
Ainsi dans les Hauts-de-Seine, sur 40 établissements ZEP seuls 5 seraient maintenus !
Et pour le 1er degré ?
Aucune réelle précision pour l’instant. Selon les premières informations, le recrutement local ne serait
pas, dans l’immédiat, à l’ordre du jour…Pas étonnant, puisque les directeurs d’écoles n’ont pas, dans le 1er degré, le même pouvoir hiérarchique que les chefs d’établissement
dans le 2nd degré.
Il est probable que le seul frein réside dans le retard pris dans la transformation des écoles en EPLE, avec des directeurs devenus chefs
d’établissement.
Dès le début, les choses sont claires : lorsque Christian Nique, ancien recteur de Nice, a pris en charge la mission d'évaluation et de suivi du programme CLAIR, il a fait savoir que sa tâche consistait, à terme, à la « remise à plat » de l'éducation prioritaire avec un transfert des moyens.
La CGT Educ’action réitère son opposition totale à l’expérimentation CLAIR. Elle exige une politique ambitieuse pour les zones d’Education prioritaire.
Elle appelle les personnels à signer et à faire signer la pétition intersyndicale
Elle appelle les personnels à participer
aux actions contre la casse de notre système éducatif
Samedi 22 janvier 2011
Classes de plus en plus chargées, absence chronique de moyens de
remplacement, mise en place d’évaluations lourdes, imposées et sans intérêt pédagogique (évaluations dans le primaire, évaluations du socle commun de connaissances au collège, mise en place de
Contrôles en Cours de Formation trop nombreux et irréalisables en Bac pro 3 ans), manque de moyens pour la vie scolaire,…
LA CGT EDUC’ACTION REVENDIQUE :
- le développement des dédoublements et la réduction des effectifs par classe,
- une revalorisation immédiate de plus de 300€ (70 points d’indice) pour tous,
- du temps de concertation inclus dans nos heures de service
- des personnels volontaires affectés aux missions de remplacement.
AEd en contrat d’un an, contractuels au chômage en juillet-août et sans perspectives réelles de titularisation, AVS sans aucune perspective. Le
CDI n’est pas une assurance contre le licenciement. Les contrats précaires se multiplient aujourd’hui dans l’Éducation nationale (CDD, contrats aidés…) et touchent tous les personnels
(enseignants, agents, assistants d’éducation, EVS…).
LA CGT EDUC’ACTION REVENDIQUE :
- la titularisation sans condition de concours ni de nationalité mais avec une formation,
- la création d’un « statut » d’étudiant surveillant avec le retour à un recrutement académique et prise en compte de critères
sociaux.
16 000 suppressions d’emplois sur toute la France à la rentrée 2011, 134 pour l’académie de Rennes (56 dans le 1er degré dont 40 dans le
Finistère, 21 en LP et 32 en lycée et 24 dans les services administratifs), alors que le nombre d’élèves est en augmentation !(+600 pour les collèges du seul Finistère pour 40 postes
supplémentaires pour toute l’Académie)
LA CGT EDUC’ACTION REVENDIQUE :
- un collectif budgétaire qui permette le rétablissement des emplois supprimés et la création des postes nécessaires,
- des moyens pour pouvoir travailler dans tous les établissements (écoles, collèges, LGT, LP) et en particulier des postes statutaires à temps plein et
en continu de personnels d’encadrement, d’éducation ...permettant l’accueil des élèves dans des conditions dignes (CPE, surveillants, COP, infirmières, médecins scolaires, agents,
éducateurs…).
Généralisation du bac pro 3 ans, réforme du lycée, réforme de la filière technologique, réforme du Brevet des collèges, réforme de la formation
des maîtres : autant de réformes n’ayant pour seul objectif que de faire des économies ! Les conditions dans lesquelles se déroule l’intégration professionnelle des stagiaires sont
emblématiques de ce mépris des enseignants, des élèves et des missions de l’école publique.
LA CGT EDUC’ACTION REVENDIQUE :
- l’abandon de la masterisation et la mise en place d’une vraie formation de 2 ans comme fonctionnaires stagiaires avec un concours après la
licence.
- le retrait des réformes des 3 voies du lycée,
- une vraie réforme des lycées sans économie de moyens permettant la réussite de tous les élèves.
- la mise en place d’une vraie réflexion pédagogique à l’inverse de ce qui se fait aujourd’hui où
annualisation et autonomie sont utilisées comme instruments de dérégulation qui mettent les personnels et les établissements en concurrence,
- l’abandon des réformes dans le 1er degré, la prise en compte des difficultés avec des moyens spécifiques
donnés (RASED…).
Les
organisations finistériennes signataires du collectif national «L’éducation est notre avenir » dénoncent les effets catastrophiques qu’aura la mise en œuvre du budget 2011 pour
l’Éducation nationale.
Le budget 2011 n’affiche d’autre ambition pour le système éducatif que la recherche d’économies à partir du dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Le gouvernement annonce une importante diminution des crédits de fonctionnement et, malgré une hausse significative des effectifs d'élèves (+ 600 élèves dans les collèges du Finistère), de nombreuses suppressions de postes (134 dans l'académie de Rennes), alors que l'Académie de Rennes en a rendu plusieurs centaines depuis 2002. Celles-ci sont ciblées principalement dans le 1er degré et dans les lycées. Aucun secteur de l'Education n'aura donc les moyens suffisants pour accueillir les élèves dans de bonnes conditions. Or, l'éducation est un droit.
Ensemble, refusons les fermetures de classes, la disparition des RASED, les suppressions de places en maternelle, la baisse des dotations des collèges et lycées provoquant la disparition des options, le manque d'ambition du plan Licence à l'université, les réductions de postes, les hausses d’effectifs dans les classes… Exigeons une véritable formation professionnelle des enseignants sans laquelle les inégalités entre élèves vont continuer à se creuser !
Les organisations membres du collectif appellent tous les citoyens et futurs citoyens, les lycéens, étudiants, parents d’élèves et personnels de l’éducation du Finistère à un premier acte de refus des conséquences de ce budget et à participer à la journée nationale de mobilisation du samedi 22 janvier :
Rassemblement à Quimper -11 heures-
devant l'Inspection académique (cité administrative)
suivi d'un cortège jusqu'à la préfecture
pour dépôt d’une motion à 12h.
Acte II de la déréglementation dénoncée par la CGT Educ’action depuis la mise en œuvre des CLAIR.
Pour nous c’est CLAIRement non.
-> Imposons un système éducatif garant de l’égalité d’accès et de la réussite de
tous.
-> Tous ensemble, le samedi 22 janvier , dans les actions unitaires partout en
France.
Montreuil, le 14 janvier 2011