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voeux

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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /2009 23:06

Arnaque dans la communication ministérielle.


 En effet en proposant de  supprimer l’échelonnement indiciaire de début de carrière (1er et 2è échelon actuel), correspondant à l’ année de stage de l’enseignant recruté, aujourd’hui après la licence, Luc Chatel peut afficher une augmentation de salaire moyenne pour les nouveaux enseignants masterisés de 212 € par mois. Mais  si on compare  la situation présente, avec celle que propose Chatel, en y intégrant le nouveau mode de recrutement, les calculs ne sont pas du tout les mêmes.


Prenons la situation actuelle  d’un collègue admis au concours en juin 2009, avec une licence obtenue en juin 2008.

Ce collègue effectue sa 5ème année post bac en étant payé fonctionnaire stagiaire. Il perçoit sur cette 5ème année de formation (à l’IUFM) un salaire de 1 603 € brut pendant 3 mois ( 1er échelon,indice 349), puis un salaire de 1 727 € pendant 9 mois (2è échelon, indice 376). L’année suivante il percevra un traitement sur 12 mois au 3è échelon  (indice 395) soit 1 814 €.  Globalement il aura perçu sur l’année équivalente au M2 et l’année d’après 42 120 € brut sur  2 ans.


Prenons maintenant la situation qui serait celle d’un collègue « masterisé » et « revalorisé »
, selon la méthode Chatel.

Avant le concours en M2 il ne perçoit, au mieux, que 3000 € s’il effectue les 108 heures en établissement, puis un traitement  « d’enseignant  revalorisé » de 404 points d’indice (395+9) pendant 12 mois ( à l’IUFM ?). Cela correspondrait au  1er échelon de la nouvelle grille qui au passage supprime l’accélération de début de carrière des enseignants obtenus en 1990 !
Sur une période de 2 ans, cet enseignant aura donc perçu : 3000 + 12 x 1 855 =  25 260 € brut.
Bilan : 25 260 – 42 120 = -16 860 €


Cet enseignant « revalorisé »  va  perdre 16 860 € sur les 2 ans !

Cette  « revalorisation » va  se poursuivre jusqu’à l’échelon 4 (anciennement échelon 6) nous direz vous. Faisons le calcul. Il bénéficiera de 9 points pendant 2 ans 4 mois (échelon 2), de 8 points (échelon 3) pendant 2 ans 11 mois et de 4 points pendant 2 ans 11 mois (échelon 4) soit en tout une augmentation de 3 125 € brut sur 8 ans ….
 Au final sur les 10 ans qui suivent sa réussite au concours (fin M1 aujourd’hui) ou en M2 demain, un enseignant aura perdu, malgré la « revalorisation », :  16860 – 3125 =  13 725 € .


 Vous avez bien lu, la masterisation et la revalorisation vont se traduire, pour les futurs enseignants, par une perte globale de 13 725 €  sur les 10 ans qui suivent l’année de M1 !

Il y aura des miettes de miettes, pour les autres enseignants, avançant à l’ancienneté, qui risquent d’être dépassés par les nouveaux, avançant au grand choix. Cela concernera quelques milliers de collègues pour 30 ou 40 € pendant un ou deux ans avant le 6ème échelon actuel…des broutilles au regard des économies réalisées par l’état sur le dos des enseignants masterisés ! Quelques miettes aussi pour ceux qui font des heures supplémentaires (très légère augmentation du tarif de l’heure sup).

Sans même aborder la question de la retraite et de l’année ainsi supprimée dans le décompte des annuités…. Là aussi le gouvernement va engranger le bénéfice de la masterisation vue par Darcos/ Chatel.

A l’évidence, la reconnaissance des qualifications et le rattrapage des pertes de salaire cumulées depuis 20 ans ne pourront se faire sans une lutte englobant l’ensemble des salariés, du public et du privé.

Par sden29 - Publié dans : educ'action
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /2009 22:28
Contre les nouveaux décrets "EDVIGE" publiés le 18 octobre dernier,  le Collectif « Non à EDVIGE » appelle les 
citoyens et les organisations à se remobiliser.

Première action proposée: signez la  nouvelle pétition lancée par le Collectif (texte ci-dessous).


Par sden29 - Publié dans : interpro
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /2009 23:11

400 manifestants à Brest ont rejoint les postiers à la sous préfecture







Manifestons le 1er décembre à Brest,salariés du privé et du public
 Place de la Liberté à  12 heures

 pour la venue  de  L. Parisot et F.Fillon

Par sden29 - Publié dans : educ'action
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 21:30

 

Le rapport du Haut Conseil de l’Education sur l’enseignement professionnel vient d’être remis au président de la République. Un communiqué de l’Elysée a dit clairement que les propositions que contenait ce rapport avaient l’assentiment du président… Il est donc important que les camarades de la CGT Educ’action en prennent très rapidement connaissance !

 

Ce rapport de 37 pages, joint à l’envoi CNU, fait un constat de la situation de la voie professionnelle avec lequel, comme d’habitude, nous partageons certains aspects, mais pas tous loin de là.

Le HCE  fait 7 propositions.

Ces propositions sont loin d’être marginales, pour certaines d’entre elles, et sont très éloignées de nos repères revendicatifs pour la plupart d’entre elles, c’est le moins que l’on puisse dire.

Si certaines d’entre elles  étaient reprises par le ministre de l’Education, notamment celle sur les CAP, cela constituerait une inflexion considérable en matière de développement de l’apprentissage.

La proposition sur le premier trimestre d’orientation en seconde professionnelle pose des problèmes de faisabilité très importants (que font les élèves venant de SEGPA ? Que font les élèves lorsqu’il n’y a pas les  2 niveaux CAP, BAC dans l’établissement ?). Des expériences ont été menées dans certains établissements, il faut d’abord en prendre connaissance et connaître les premiers bilans.

 

Recommandations du HCE

 

Œ Tous les élèves iraient vers une classe de seconde (générale, technologique ou professionnelle) sous statut scolaire ou contrat d’apprentissage.

Le premier trimestre de la seconde professionnelle serait un temps d’observation préparatoire à l’orientation CAP ou BAC Pro. Des places seraient réservées dans les sections CAP pour les élèves de SEGPA sans que l’on sache exactement si les CAP seraient mis en place dès la rentrée pour ces élèves.

La deuxième année de CAP se ferait uniquement en apprentissage. Ainsi il n’y aurait plus aucune formation CAP sous statut scolaire ! Cette proposition est à l’opposé de ce que nous voulons !

Les lycées professionnels devraient d’une manière générale offrir plus de places en apprentissage (y compris pour les sections de Bac Pro : c’est le développement des UFA auquel nous sommes totalement hostiles).

 

 Le maintien à long terme du BEP, comme certification intermédiaire, n’est pas cohérent avec l’esprit de la réforme (supression du niveau V ?)

 

Ž Les dispositifs nécessaires à l’accueil des bacheliers professionnels dans les STS ou les IUT doivent se développer. (On est favorable bien entendu)

 

 Il est nécessaire de faire un bilan sur la labellisation « lycée des métiers », bilan à ce jour non réalisé. Le rapport préconise d’exploiter au maximum les potentialités de cette labellisation (évidemment avec sa partie « élèves apprentis accueillis en LP ») pour aller vers 50 % des lycées professionnels labellisés en 2010.

 

 Le HCE recommande que la « voie professionnelle soit pensée comme une école d’entrepreneurs » !!! (Il y a longtemps que ces 9 « sages » n’ont pas mis les pieds dans une classe de LP !)

 

‘ a) Le Conseil pédagogique des LP, SEP doit intégrer des formateurs du milieu professionnel (tuteurs d’élèves, maîtres d’apprentissage).

b) Le Président du CA doit éventuellement être choisi parmi des professionnels extérieurs au lycée (loi du 23 avril 2005).

c) Il faut augmenter le nombre de professeurs associés (voir lycée des métiers).

 

’ Les formateurs de la voie professionnelle doivent posséder une expérience directe et récente de l’entreprise et des compétences d’enseignement.

 

 

 

Le constat de la voie professionnelle 

 

En plus d’éléments statistiques connus, toujours bien d’avoir en mémoire, il est noté que  31 % des élèves entrant en seconde professionnelle n’ont jamais redoublé. C’est un phénomène nouveau lié au fait que, à l’école comme au collège, il n’y a que très peu de redoublement par rapport à la situation d’il y a dix ou 20 ans. Les élèves qui « s’orientent » vers l’enseignement pro sont donc plus jeunes. Cela pose de réels problèmes aussi bien pour la gestion des classes (manque de « maturité »), que sur leur « choix » d’orientation (CAP, Bac , quelle filière ?), que pour les PFMP.

Les entreprises ne se bousculent pas pour accueillir des élèves si jeunes. Pour certaines, les règles de sécurité leur interdisent même cet accueil (dans la chimie, il faut avoir 18 ans).

 

Le rapport s’interroge sur le maintien d’un BEP dans certains secteurs, par exemple celui « administratif-comptabilité » qu’il qualifie d’absurde, et s’interroge même sur le baccalauréat de ce même secteur. Rappelons qu’une partie importante des élèves de la voie professionnelle se trouve dans cette filière !

 

Concernant l’affectation des élèves, le rapport dit « En outre, beaucoup de jeunes se retrouvent à la rentrée dans une spécialité de formation qui ne correspond pas à leurs voeux, car l’affectation s’effectue selon une logique de remplissage, souvent indépendante du projet de l’élève, comme si les spécialités étaient interchangeables ». Evidemment nous partageons ce constat et nous dénonçons cette situation.

 

De même, « si la finalité de l’enseignement professionnel est de mener tous les jeunes à un emploi, il lui revient donc d’assumer « la prise en charge des enfants dont les résultats, et parfois l'attitude, sont considérés comme incompatibles avec les exigences du lycée général et technologique ». Cette mission incombe davantage aux lycées professionnels qu’aux CFA dans la mesure où la plupart des employeurs n’acceptent pas comme apprentis les jeunes les plus difficiles. »

 

 Le rapport constate également « De plus, des discriminations raciales et sexuelles existent à l’embauche, et excluent donc un certain nombre de candidats à l’apprentissage. La Charte de l’apprentissage (2005) appelle les employeurs à promouvoir la mixité et à respecter la diversité de la société : les jeunes gens d’origine immigrée sont sous-représentés dans l’apprentissage, même dans les secteurs déficitaires ; et la proportion de filles plafonne à 30 %, ce qui n’est pas le cas en lycée professionnel. Les formations sous statut scolaire permettent ainsi l’accès à la voie professionnelle à ceux qui ne trouvent pas d’entreprise pour un apprentissage. »

 

A partir de ces constats, comment peut-on envisager une formation CAP qui soit totalement délivrée en apprentissage ? Cette proposition du HCE est totalement contradictoire avec la situation décrite sur l’apprentissage dans ce même rapport !

 

Le HCE revient ensuite sur l’articulation entre les politiques ministérielles et régionales en matière d’enseignement professionnel. La réforme du Bac pro 3 ans est un bon exemple de ce qu’il ne faut pas faire puisque les décisions ont été prises unilatéralement par le ministère, alors que les régions étaient directement concernées par la mise en œuvre au niveau des équipements des sections et du PRDF.

 

En ce qui concerne la « formation » en entreprise, que cela soit sous statut d’apprenti ou dans le cadre de l’alternance sous statut scolaire, le rapport dénonce les insuffisances. Le HCE préconise également un investissement important, à l’intérieur de la Fonction publique, pour développement de l’apprentissage.

Pour le HCE, la cohérence de leurs propositions va de pair avec le développement du lycée des métiers qui correspond tout à fait au modèle proposé. Modèle que nous refusons, tant sur son contenu, que sur le principe même de labellisation qui renforce la concurrence entre les établissements.   

 

Alain Vrignaud,

Secrétaire national, animateur pôle FTP

 

Lire le rapport

  
Par sden29 - Publié dans : bac pro 3ans
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 12:40
Communiqué de presse de l’APSES du 20 novembre 2009

Le contenu de la réforme du lycée rendu public par le Ministre de l’Education nationale suscite un profond mécontentement chez les professeurs de Sciences Economiques et Sociales (SES). Les enseignants de SES tiennent à souligner le décalage qui existe entre la communication de Luc Chatel et le contenu précis de la réforme du lycée qu'il propose.
 
Les SES dans la classe de seconde
 
Le Ministre annonce ainsi que les « cours d'économie seront obligatoires » en classe de seconde. Mais de quels cours d' « économie » parle-t-il ? Que deviennent les autres sciences sociales (notamment la sociologie, l’anthropologie, la science politique) dont chacun se félicite de l'importance à diverses occasions, comme dernièrement lors des hommages rendus à Claude Lévi-Strauss ? Dans quelles conditions ces cours seront-ils dispensés ?
La réforme du lycée fait en effet passer les horaires alloués à l'enseignement des SES de 2h30 hebdomadaires à 1h30 en classe de seconde. Cela constitue une étonnante manière de favoriser la formation économique et sociale des lycéens.
Le Ministre s'obstine par ailleurs à refuser d'intégrer les SES aux enseignements communs de la classe de seconde. Cet enseignement demeure optionnel, au choix avec un enseignement d’ « économie appliquée et gestion », et les élèves suivant un enseignement artistique, de LV3 ou de langues de l’antiquité pourront en être dispensés.
 
Son prédécesseur, Xavier Darcos, avait pourtant convenu que les lycéens avaient besoin de SES et avait annoncé son intention de les intégrer aux enseignements obligatoires en classe de seconde. Mais c'était il y a un an : la continuité et la cohérence ne semblent pas de mise au Ministère de l'Education Nationale.
Sur les 23h30 d'enseignements dispensés de façon obligatoire aux élèves de seconde, est-il à ce point inconcevable de faire une place à un enseignement de SES ? La demande d'une meilleure compréhension des enjeux contemporains s'exprime très largement dans toute la société. L'école ne peut rester sourde à cette demande que chaque enseignement de l’actuel tronc commun vise à satisfaire, mais qui suppose également de pouvoir mobiliser des connaissances et des méthodes des différentes sciences sociales (et pas seulement ceux de la science économique), ce que permet l’enseignement de SES.
Est-il enfin nécessaire de rappeler que les SES sont le seul enseignement général central d’une des trois séries à ne pas être proposé obligatoirement aux élèves de seconde afin d’éclairer leur choix d’orientation tout en participant à leur formation générale en sciences sociales ? Qu’est-ce qui justifie ce traitement discriminatoire de l’enseignement de SES ?
 
Les SES dans le cycle terminal
 
La place accordée aux SES dans le cycle terminal pose trois problèmes. Tout d’abord, parmi les disciplines majeures des trois séries, l’enseignement de SES est celui qui dispose du volume horaire le moins élevé : il y a 8 heures de philosophie en série L, 8h30 d’enseignements scientifiques en série S, et seulement 5 heures de SES en série ES. Une égale dignité des différentes séries ne peut donc passer que par un horaire plus conséquent de l’enseignement de SES en cycle terminal, et des marges de manœuvre existent puisque l’horaire total des élèves est plus faible en série ES que dans la série S. Par ailleurs, le volume horaire de l'enseignement de spécialité en série ES est abaissé à 1h30 alors même qu'il est de 2h en série S et de 3h en série L. Cette inégalité de traitement est inacceptable. Enfin, la partition imposée de l’économie (« approfondie ») et des sciences sociales préfigure une dénaturation de la démarche même des SES que les professeurs de SES refusent.
L’APSES prend également acte de la création d’un enseignement de spécialité « Droit et grands enjeux du monde contemporain » en TL que les enseignants de SES ont vocation à enseigner, dans la mesure où cet enseignement devra mobiliser des connaissances en économie, sociologie et science politique, et demande à ce que l’inspection générale de SES participe à l’élaboration de son programme.
 
Un rééquilibrage des séries au détriment de la série ES ?
 
Plus globalement, la rénovation du cycle terminal du lycée donne le sentiment que le rééquilibrage revendiqué des séries passe en fait par le siphonage d’une série ES déstabilisée (par la réduction des horaires en SES et la suppression des spécialités Mathématiques, Langues et Science politique en première) tout en renforçant l’attractivité des séries L et S alors que le Ministre lui-même reconnaît que l’actuelle série ES fonctionne bien !
Aux trois niveaux d’enseignement, les heures dédoublées ne seront plus garanties nationalement mais affectées localement selon les rapports de force et les ajustements de services établissement par établissement. Cela signifie donc que certains professeurs de SES auront la chance d’utiliser Internet ou des groupes réduits pour faire travailler leurs élèves sur des bases de données INSEE, des enquêtes sociologiques ou des démarches expérimentales en sciences sociales alors que d’autres seront réduits à des cours frontaux à 35 élèves par classe. Quel poids les professeurs de SES auront-ils localement face aux demandes des enseignements de tronc commun pour demander ces dédoublements en seconde, alors même que les élèves découvrent une discipline absente du collège ? Comment mettre en place le nécessaire apprentissage des méthodes des sciences sociales, leur mise en pratique et leur évaluation au baccalauréat s’il n’y a pas d’heures à faible effectif en SES dans tous les établissements ?
 
 
Pour toutes ces raisons, l’APSES appelle tous les professeurs de SES et tous ceux, citoyens, parents d’élèves, anciens élèves et élèves qui souhaitent défendre les SES et la série ES à s’intégrer dans les cortèges des manifestations du 24 novembre un peu partout en France, et à manifester le mercredi 2 décembre à Paris


Par sden29 - Publié dans : educ'action
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