educ'action

Mercredi 12 janvier 2011 3 12 /01 /Jan /2011 22:11

 La CGT Educ’action est la deuxième organisation syndicale des personnels non titulaires enseignants, CPE et COP. 

 

 La CGTdans l’enseignement, c’est la CGT Educ’action.

 

— La CGT est la première confédé­ration syndicale de France.
Elle rassemble tous les salariés.

— Que vous soyez dans une école, un collège, un lycée général, technolo­gique ou professionnel, vous pouvez adhérer à la CGT et construire, avec nous, une école qui forme et éman­cipe.

— Vous pouvez lutter avec nous contre des réformes qui dégradent cons­tamment le Service public d’Éducation, qui dégradent donc nos conditions de travail et les conditions d'études des élèves.

— Les militant-e-s et élu-e-s de la CGT sont comme vous, enseignants, COP, CPE, agents…, dans des écoles, col­lèges ou lycées généraux, techno­logiques et professionnels, dans des CIO, EREA, SEGPA, GRETA...? sont titulaires ou non-titulaires...

— Confrontés aux mêmes difficultés que vous, ils ont fait le choix d’un syndicalisme unitaire, non corpo-ratiste, confédéré et démocratique.

— C’est ce syndicalisme-là qui contribuera à transformer la société.

Presque un an après les promesses de Nicolas Sarkozy, Georges Tron, ministre chargé de la Fonction Publique, a donc dévoilé le « plan de titularisation » du gouvernement. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les dispositifs proposés sont loin, très loin, du compte !

 

  Tout ça pour ça !

 

Notons d’abord que le gouvernement a dévoilé dans la presse ses projets avant même d’en discuter avec les organisations syndicales : le contenu, très loin de correspondre aux attentes, explique sans doute ce mépris pour le dialogue social.

 

 Les principales annonces

 

   Mise en place de concours spécifiques professionnalisés.
Ce dispositif serait ouvert pendant 3 ans, pour les personnels actuellement en CDI. La Reconnaissance des Acquis de l’Expérience Professionnelle (RAEP) interviendrait dans le concours.
Le gouvernement ne chiffre pas le nombre de personnes qui serait concerné : sans doute peu quand on sait la rigueur budgétaire actuelle

 

  Il faudrait désormais avoir cumulé 6 années sur les 8 dernières années pour pouvoir bénéficier d'un CDI.  C'est une petite amélioration car les 6 années strictes actuelles bloquent effectivement l'accès au CDI pour beaucoup de contractuels.

Attention ! La logique du gouvernement est très dangereuse et explicite : utiliser les CDI sur des emplois permanents. Autrement dit, plutôt que de titulariser des personnels qui rendent un service permanent donc occupent un emploi de fonctionnaire, le gouvernement se contente de leur proposer... un CDI. Le gouvernement considère donc que les personnels en CDI ne sont pas précaires !

 

La CGT Educ'action s'oppose fermement à cette conception du Service Public. Le CDI n'est pas une titularisation, tous les emplois permanents doivent être occupés par des fonctionnaires.

 

âLe gouvernement annonce une harmonisation des rémunérations prenant en compte "la performance" des personnels ! Encore une fois, "le mérite" sert de paravent à une nécessaire revalorisation salariale.

 

La CGT Educ'ation considère ces propositions comme largement insuffisantes, voire dangereuses.


Elle appelle donc tous les personnels

à participer aux  actions unitaires Fonction Publique
 
le jeudi 20 janvier 2011

 

                                                                      
 Toutes les infos sur les négociations :

  

http://www.ugff.cgt.fr
 

Toutes les infos pour les non-titulaires dans l’Education Nationale :  

http://www.unsen.cgt.fr

 

Un plan de titularisation est possible !

 

  • Des plans de titularisation ont déjà eu lieu, c’est un choix politique de renforcement et de développement du Service Public, c’est aussi le résultat d’un rapport de forceS créé par les personnels avec les organisations syn­dicales.

 

  •  En nous mobilisant le 20 janvier 2011, nous créons ce rapport de for­ceS et nous faisons savoir à la po­pulation l’injustice avec laquelle le gouvernement traite ses personnels et les conséquences désastreuses pour le Service Public et donc pour les ser­vices rendus à la population.

 

  • Les négociations commencent le 11 janvier 2011, le projet de loi est prévu pour Pâques…il est encore temps de peser pour gagner sur nos revendications.

 

  La CGT Educ’action revendique

 

  •  Une loi de titularisation, seule à même d’apporter des réponses statutaires et collectives. Dans l’Éducation na­tionale, la CGT revendique une titularisation sans condi­tion de concours ni de nationalité et avec une formation adaptée.

 

  •  L’arrêt du recrutement de non-titulaires pour des missions pérennes de service public.

 

  • L’amélioration des conditions de reclassement des non titulaires au moment de leur titularisation.

 

  •  Le renforcement dans l’immédiat des droits sociaux des non titulaires, la reconnaissance de leurs qua­lifications, la cohérence de gestion, une grille de salaire alignée sur celle des titulaires (sans rémunération au mérite). Cela passe aussi par un élargissement et une harmonisation nationale des compétences des Com­missions Consultatives nationales. 

 

Union nationale CGT Educ’action

(élu-e-s nationaux, collectif national non titulaires)

 

 

263, rue de Paris – Case 549 – 93515 Montreuil Cedex

Tél. : 01.48.18.81.47

Télécopie : 01.49.88.07.43

e-mail : unsen@ferc.cgt.fr

 Internet : http://www.unsen.cgt.fr

CGT Educ'action 29

 

2 Place Edouard Mazé 29200 Brest

 

Tel : 06 88 84 23 03

sden29cgt@wanadoo.fr


 

 

 

 

 

pdf.png                pdf.png                     pdf.png

tract cgt          tract inyersyndical     tract à la population

 

 

 

précarité FP


Par sden29 - Publié dans : educ'action
Mardi 11 janvier 2011 2 11 /01 /Jan /2011 22:07

Une étude confidentielle de la DGRH du ministère de l'Éducation nationale, menée sur la quasi-totalité des académies, donne raison aux mobilisations contre la réforme du recrutement et de la formation des stagiaires !

                                                                                                                                 pdf.png   Lire le rapport

 

Jusqu'à aujourd'hui, la CGT Educ'action n'a cessé de mobiliser dans l’unité la plus large et de dénoncer les dangers de cette réforme.

Depuis la rentrée 2010, ce sont les stagiaires et les étudiants préparant les concours qui se mobilisent avec différentes modalités d’action.


Les fonctionnaires stagiaires 1er et 2nd degrés dénoncent les conditions désastreuses dans lesquelles leur stage se déroule, et les étudiants une formation à l'université inadaptée en matière d’offre de stages en observation ou en responsabilité pour les préparer à leur futur métier. Ce rapport reconnait "les difficultés" que rencontrent les stagiaires, contre-disant gravement Luc Chatel qui, le 1er décembre 2010, vantait les mérites de la réforme alors que les stagiaires manifestaient en direction du ministère ! Ainsi, le rapport note que 11 % des tuteurs ont au moins 3 stagiaires en responsabilité et 23 % ne sont pas dans l'établissement du stagiaire (30 % dans certaines académies), ce qui laisse sceptique sur leurs capacités à apporter toute l'aide dont ont besoin les stagiaires.

 

Le rapport souligne leur "état de fatigue", dès octobre, alors qu’ils se trouvent en situation permanente "d'urgence" pour concilier cours (à temps plein) et formations. Il souligne également une augmentation -32 % !- du nombre de démissions en octobre 2010 et de grandes disparités de traitement entre académies.

 

La CGT Educ'action est ainsi confortée dans ses positions. Elle continue de demander le retrait de cette réforme et une remise à plat totale de la formation. Cette réforme du recrutement et de la formation des enseignants est catastrophique car pensée d’abord comme « moyen pour économiser des postes ».

 

Nous défendons une autre masterisation : un concours en fin de licence suivi d’une formation de deux ans payée comme fonctionnaire stagiaire et débouchant sur un master.

 

Nous réitérons nos demandes pour que les revendications, exprimées par l’intersyndicale -CGT Educ’action, SNES-FSU, SNEP-FSU, SUD Education- et le collectif « Stagiaire Impossible » soient entendues.

 

L’intersyndicale exige des mesures d’urgence pour permettre aux actuels stagiaires de réussir leur entrée dans le métier.

 

- Rétablissement des emplois de stagiaires supprimés ;retour à une véritable année de stage permettant une alternance entre théorie et pratique ; véritable formation professionnelle.

- Allégement de service (un tiers de service maximum devant les classes) ; formation renforcée sur le temps de service et assurée par des formateurs pour tous les stagiaires, dispositif particulier pour soutenir ceux qui sont en difficulté ; harmonisation des procédures de titularisation dans toutes les académies garantissant la transparence, l’équité et les droits des stagiaires (pluralité d’avis, respect des qualifications et des statuts de chaque corps, contrôle des élus des personnels).

 

Nous porterons ces revendications auprès de Luc Chatel qui doit sortir de son autisme et prendre en compte la réalité des difficultés des professeurs et CPE stagiaires.

 

C’est une situation grave pour la formation initiale des personnels mais aussi pour les élèves. Tous sont dans la même galère par la faute du ministre !

 

Montreuil, le 11 janvier 2011

Par sden29 - Publié dans : educ'action
Lundi 13 décembre 2010 1 13 /12 /Déc /2010 22:33

pdf.png   A lire et à diffuser : le 8 pages sur la réforme STI

Par sden29 - Publié dans : educ'action
Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 22:24

L'actuelle voie STI est reconnue comme une voie de réussite, en particulier pour les élèves, nombreux, ayant des lacunes.
Les nouvelles disciplines, le travail à effectif réduit en atelier et travaux pratiques leur redonnent toutes leurs chances. Les bacheliers peuvent poursuivre des études courtes, professionnellement « insérantes » (BTS) mais aussi obtenir des diplômes Bac + 3, voire + 5.
Victime de la mauvaise image de l’industrie, cette voie est pourtant peu attractive, et tous s’accordent sur la nécessité d’une réforme de la filière pour la rendre plus lisible et en phase avec les nouvelles réalités industrielles.

Cependant,  la réforme actuelle supprime les supports industriels professionnels, rend les programmes plus abstraits et trop d’élèves sont devant chaque enseignant. Au prétexte de rénover la voie technologique industrielle, cette réforme la vide de sa substance. C’est un gâchis pour les jeunes actuellement présents dans ces filières qui ne pourront plus suivre ces enseignements, ce que reconnaissent de nombreux inspecteurs. Les passerelles permettant aux élèves de Bac pro d’intégrer la STI, vont disparaître.

Comme pour le lycée, son but est avant tout comptable : des disciplines, et par conséquent de nombreux postes, seront supprimés.
Les collègues sont dans le flou quant à leur avenir : enseigner dans les nouvelles STI avec une formation à minima et pour un public très différent, être reconvertis en technologie collèges, peut-être en maths, ou subir le décret sur la réorientation professionnelle ?

De plus, pour les régions qui ont beaucoup investi ces dernières années dans des matériels industriels professionnels -machines très coûteuses (des dizaines, voire des centaines de milliers d’euros)-, le coût sera élevé. Et il faudra investir dans du nouveau matériel et adapter les locaux.
Tout cela coûtera très cher. La région Île-de-France chiffre cela à 20 millions d’euros, uniquement pour les nouveaux matériels.

La CGT Éduc’action revendique, aux côtés des enseignants de STI :
- Un moratoire d’un an sur la mise en place de la réforme.
- La construction d’une véritable rénovation STI, d’ici juin, avec les enseignants, les élèves et tenant compte de l’avis des industriels.
- Une formation d’adaptation de qualité des enseignants qui en auront besoin, sur le temps de service, en 2011-2012.
- Le maintien et le développement de la voie technologique industrielle, pour répondre aux besoins des élèves et de l’industrie.

Montreuil, le 10 décembre 2010

Par sden29 - Publié dans : educ'action
Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 22:20

La dernière enquête PISA montre des résultats inquiétants pour la France.

Ses résultats se situent au niveau (très) moyen des performances des pays de l'OCDE et sont souvent en baisse (lecture, mathématique…) depuis 2000. Ils sont surtout beaucoup plus inégalitaires quant à l'origine socio culturelle des élèves, et ces écarts s'accroissent considérablement entre élèves "performants" et en difficulté (alors qu'ils diminuent dans les pays de l'OCDE)… Cela fait de la France l'un des pays où l'origine sociale joue le plus en défaveur des publics issus de milieux défavorisés.


Premier constat, la division traditionnelle entre pays riches à niveau éducatif élevé et pays pauvres à niveau éducatif faible tend aujourd'hui à être dépassée.
Second constat, et selon tous les experts, les systèmes scolaires qui pratiquent la sélection précoce des élèves de par leurs résultats sont ceux qui montrent les écarts de réussite les plus marqués et les performances globales les plus faibles…
Pourtant la France, qui n'a jamais fait vivre pleinement le collège unique jusqu'à 16 ans, s'apprête, semble-t-il, à le faire disparaître "après 2012" ! Au contraire, notre système s'est enfermé dans la politique de libéralisation de la carte scolaire, la mise en concurrence des établissements, la compétition généralisée… ce qui aggrave encore la situation de ghettoïsation de nombreux quartiers. Parallèlement, il se perd dans le "soutien" aux élèves en difficulté et la promotion d'une élite !
Troisième constat, la France dépense moins pour son système scolaire que la moyenne des pays de l'OCDE, notamment à l'école primaire… et les coupes sombres budgétaires se poursuivent alors que la population scolaire s'accroît.
S'y ajoutent, la lente dégradation des conditions de travail des personnels, le manque de reconnaissance de leur rôle, la croix faite sur leur formation…, sans oublier la grande souffrance de très nombreux élèves !

La CGT Éduc'action dénonce depuis des années la politique éducative menée par les différents ministères qui se sont succédés depuis 17 ans, et qui aboutit aujourd'hui à ces résultats. Les élèves testés ont 15 ans… et sont le produit, entre autres, de la politique éducative de la droite !

Aujourd'hui, l'École de la République ne se donne plus les moyens de sa réussite, ni en terme pédagogique, ni en terme budgétaire. Ainsi elle concourt à reproduire les inégalités sociales existantes.
La CGT Éduc'action milite pour une vraie politique publique en matière d'Éducation, au service d'une école démocratique et par conséquent émancipatrice.


Montreuil, le 10 décembre 2010

Par sden29 - Publié dans : educ'action
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés