Lycéens sans papier : Pour le retour de Mohamed Abourar
Appel de Médiapart " Nous ne débattrons pas "
Appel pour la suppression du ministère de l'identité nationale
Non à la réforme du lycée :
Appel contre la suppression de l'histoire-géo en TS
Formation des maîtres : Enseigner est un métier qui s'apprend
« ZERO SANCTION » pour Thérèse-Marie Cardon !

Déclaration commune CGT, CFDT, FSU, UNSA, Solidaires, Ligue des Droits de l’Homme, Cimade, Autremonde,
Femmes Egalité, RESF, Droits devant !!,
Les avancées concernent les agents de sécurité, qui pourront être régularisés dans une autre activité le temps d’obtenir leur agrément professionnel. Elles visent également certains aspects de l’activité passée des salarié(e)s intérimaires, la durée d’activité exigée pour leur régularisation pouvant être fractionnée en plusieurs périodes discontinues et s’effectuer en partie dans d’autres entreprises que celle qui régularise.
Mais le texte présente de graves insuffisances et dispositions inacceptables :
Une durée de présence en France de cinq ans reste requise pour la régularisation, sans qu’aucun argument ne
soit avancé pour justifier ce chiffre, et alors que des travailleurs(euses) présents en France depuis trois ans, voire moins, ont été régularisés lors du précédent mouvement de grève de
2008.
La possibilité de régularisation est réservée aux seuls « travailleurs(euses) déclarés », ce qui
exclurait la totalité des salariés non déclarés ayant un engagement de l’employeur à fournir un contrat de travail, et en particulier les travailleurs(euses) de l’aide à la personne, alors qu’ils
et elles ne demandent qu’à cotiser.
Les travailleurs(euses) algériens et tunisiens demeurent exclus du champ d’application du texte, alors qu’ils
ont, selon les accords bilatéraux signés entre la France et chacun de ces pays, en théorie accès à tous les métiers.
La régularisation serait subordonnée à la situation « trimestrielle » de l’emploi dans les régions. Rappelons que, selon l’article L.5221-7 du Code du Travail, la limitation de
l’autorisation de travail à une activité ou une région déterminées n’est que facultative. Mais surtout, le Ministère de l’Immigration se comporte comme s’il avait affaire à de nouveaux arrivants,
sollicitant leur admission sur le territoire français. Or il n’en est rien : les travailleurs(euses) sans papiers vivent et travaillent sur notre sol depuis des années. Ils sont déjà pris en
compte par les statistiques de l’emploi. Il se peut d’ailleurs qu’un métier ne soit pas « en tension » dans une région donnée, tout simplement parce que des travailleurs(euses) sans
papiers y sont employés en grand nombre !
On ne peut donc tirer argument de l’absence de « tension » pour refuser leur régularisation.
Outre les difficultés qui viennent d’être énumérées, le texte contient un certain nombre d’omissions, d’équivoques et d’incohérences qui ne permettent pas de prendre en compte des situations particulières (multi employeurs simultanés, plusieurs employeurs dans la période de référence, temps partiel ,…) et qui rendent de toute évidence nécessaire la poursuite des discussions .
Le ministère de l’Immigration semble considérer que son document constitue un « aboutissement » et une « version finale ». Or il est clair que si la circulaire à venir était fondée sur la rédaction actuelle du document de synthèse, elle ne serait pas susceptible de résoudre les situations. Si le Ministère s’en tenait à cette rédaction, il montrerait qu’il n’a pas encore pris la mesure de l’ensemble des questions soulevées et de la forte mobilisation de nos organisations et de celle des salarié(e)s concerné(e)s.
Nous attirons l’attention du ministère de l’Immigration contre cette grave erreur d’appréciation. Il ne s’agit pas d’un problème « d’immigration de travail », puisque les travailleurs sans papiers résident et travaillent déjà en France, certains depuis des années. Les conflits actuels prennent leur source dans une situation d’inégalité au travail pour des salariés(e)s qui par leur situation administrative irrégulière sont privés d’une partie essentielle de leurs droits.
Pour toutes ces raisons, les discussions doivent continuer, et le Ministère du travail doit désormais s’y associer pleinement, puisque les questions posées sont par excellence de sa compétence.
Paris, le 18 novembre 2009
Dans toute la France, les droits des femmes sont menacés par la multiplication des fermetures des centres d’IVG (Interruptions Volontaires de Grossesse) sous prétexte de restructurations dans le cadre du démantèlement planifié de l’Hôpital Public ( pour répondre à des objectifs économiques.) La loi Veil-Pelletier, a imposé, grâce à la lutte des femmes, il y a trente ans (30 novembre 1979), la création d’une structure dédiée à l’IVG, avec des locaux et du personnel, dans les hôpitaux publics.
La direction des Hôpitaux de l’Assistance Publique de Paris a déjà fermé 3 centres Jean Rostand, Broussais, Tenon et s’apprête à fermer celui de l’hôpital Avicenne (Bobigny). Il s’agit de noyer cette activité dans les services de gynécologie-obstétrique, alors que depuis 1987, la moitié des maternités françaises ont été fermées, et avec elles, leur activité IVG !
Cela risque notamment d’allonger considérablement les délais de recours à l’IVG qui sont déjà de 3 semaines dans la région parisienne et de compliquer les démarches, au détriment de la santé des femmes concernées. D’autre part le report sur le secteur privé de cette activité ne garantit plus l’accès de toutes les femmes à ce service, en particulier pour les plus défavorisées : pratique des dépassements d’honoraires, refus parfois de prendre en charge les mineures ou les étrangères sans papiers, désengagement de cette activité jugée peu rentable….
La CGT refuse cette atteinte grave aux droits des femmes et demande le maintien des structures existantes et la création d’autres structures dédiées à l’IVG dans les hôpitaux où elles n’existent pas, pour une véritable égalité d’accès pour toutes, comme l’exige la loi.
Pour les droits des femmes, pour le droit à l’avortement, pour la défense de l’hôpital public, comme ce fut le cas à Lyon, et comme c’est le cas à Paris avec l’occupation du centre de Tenon, la CGT appelle les salarié-es à participer aux luttes pour la défense et le maintien de l’offre de soin en matière d’IVG à l’hôpital public partout en France.
Montreuil, le 18 novembre 2009
Le ministère a présenté, hier, aux organisations exclues des négociations sur la réforme du lycée (CGT Educ’action, FO, SUD), le document final transmis, pour arbitrage, à L. Chatel. En préalable, nous avons rappelé conjointement la nécessité qu’un véritable dialogue social soit ouvert à tous les syndicats.
La CGT Educ’action, au vu du projet présenté et des éclairages demandés lors de l’audience, qualifie la réforme en cours d’inacceptable et dangereuse, à la fois pour les lycéens et les personnels.
Fondée, en effet, sur une autonomie locale "à tout va", l’égalité d’accès et de traitement est malmenée : globalisation des horaires, semestrialisation ou annualisation des enseignements et des services enseignants, adaptation locale des moyens disciplinaires, contournement du Conseil d’Administration par un Conseil Pédagogique rendu tout puissant, transfert de la mission d’orientation aux enseignants, externalisation de la remédiation à la difficulté scolaire par des stages pendant les vacances…
On ne peut que constater une disparition progressive des repères nationaux communs à l’ensemble des lycéens. A terme, et bien que le ministère n’en dise mot -sans doute pour différer la colère lycéenne- c’est une mise en cause du diplôme national du baccalauréat. Le terme de "compétence à la mode européenne" est d’ailleurs employé, à l’envi, pour évaluer "savoirs académiques" et engagement associatif volontaires des jeunes.
La voie technologique est à peine évoquée, sa rénovation repoussée en 2011, alors que la nouvelle architecture de la seconde de détermination débuterait dès septembre 2010. Il semble difficile de prévoir ce que pourraient être les "volets d’exploration" technologiques adaptés pour orienter en STI, STL…
L’accompagnement personnalisé (2 h/élève/niveau) est construit sur le modèle de la réforme du bac pro. et constitue une véritable "usine à gaz" irréaliste et inadaptée aux besoins légitimes des lycéens.
La CGT Educ’action demande une expérimentation grandeur nature par L. Chatel, à partir d’un établissement de son choix, parmi ceux qu’il visite, qu’il bâtisse un projet prévoyant au plus tard en février, les moyens horaires nécessaires à la remédiation des besoins d’élèves scolarisés dans les classes en septembre 2010, qu’il en expérimente les conséquences sur les conditions de travail des personnels !
La CGT Educ’action prend le pari qu’il s’expose à une bonne grève !
C’est pourquoi elle appelle les personnels à se mobiliser dès le 24 novembre
contre le retour du projet Darcos, acte II.
Montreuil, le 17 novembre 2009
Lire le compte rendu de l'audience : Au secours, la réforme Darcos revient par la fenêtre !