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Journaux

Journal n°57 : spécial élections professionnelles novembre 2008.

educ'action

Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /2010 22:37
Une fois de plus, le corps d’inspection cherche à faire des CPE des adjoints aux chefs d’établissement et à les intégrer de force dans les équipes de direction !

En effet, l’Inspection générale de la Vie Scolaire a annoncé à l’association nationale des CPE (AnCpe) que l’Inspection générale de l’Éducation nationale réfléchissait à la mise en place d’un protocole d’inspection destiné aux CPE.

Si la CGT Educ’action se félicite d’une réflexion de l’Inspection sur l’évaluation des CPE et leur évolution de carrière, elle regrette que cette annonce soit faite lors d’un entretien avec l’association professionnelle des CPE et non avec les organisations syndicales. Leur point de vue pourrait pourtant enrichir le débat et aurait permis d’éviter les confusions.

Sur le contenu des compétences attendues dans ce protocole :

"L'idée serait donc de mettre sur pied des inspections de CPE, qui évalueraient quatre compétences arrêtées par l'institution :
- La capacité d'assumer le pilotage du service de la vie scolaire ;
- Conseiller dans le domaine de la politique éducative le chef d'établissement et l'ensemble de la communauté éducative y compris les parents ;
- Assurer avec les autres personnels le respect des règles de vie et du droit dans l'établissement ;
- Contribuer à la continuité, la cohérence et la pertinence éducatives au sein de l'établissement."

Le CPE travaille en collaboration, parfois étroite, avec le chef d’établissement mais sa véritable place au sein des établissements se situe dans les équipes pédagogiques, relais indispensable entre les jeunes, les familles et les enseignants, en suivant de manière "éducative" les jeunes. C’est ce pourquoi ils sont recrutés. Pour nos collègues CPE, il n’est absolument pas question d’intégrer le corps des personnels de direction.

C’est un retour à la case départ !

Ce texte de l’Inspection fait suite au texte sur la présentation du nouveau concours dont la définition des épreuves montre la volonté de faire des CPE des adjoints.
C’est une attaque sans précédent au statut des CPE. L’élève n’est plus au centre des préoccupations des futurs CPE. Seuls, le pilotage, le projet dit de "Vie scolaire " semblent intéresser les auteurs de ces textes… Les mêmes termes, les mêmes mots reviennent et ce ne sont pas notre vision et définition du métier… Le CPE ne serait plus l’interlocuteur, le médiateur, il se déplace sur l’échiquier et prend une position hiérarchique qui l’éloigne du terrain.

Multiplier les visions et les référentiels métier devient dangereux pour notre profession.
Pour la CGT Educ’action, la circulaire de 1982 doit rester le cadre réglementaire des missions des CPE.
Montreuil, le 22 mars 2010


Par sden29 - Publié dans : educ'action
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Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /2010 00:24
Le Perspectives de Mars 2010 pef.JPG

Par sden29 - Publié dans : educ'action
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Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /2010 23:14

Après la grève Educ’ du 12 mars,

tous ensemble le 23 mars !


 

Grève interprofessionnelle CGT, FSU, Solidaires, UNSA, CFDT


 

Le mécontentement chez les personnels de l’Éducation nationale s’amplifie. à force de faire passer des réformes contre l’avis majoritaire des personnels (« réforme de la  formation », « rénovation » de la voie professionnelle, « réforme » du lycée, réformes Darcos dans le 1er degré…), à force de coupes sombres budgétaires qui dégradent les conditions de travail des personnels et d’études des élèves, le ras le bol est devenu général.

 



  Ras le bol de la dégradation des conditions de travail

Des classes de plus en plus chargées (+ 35 élèves en LGT, 30 en Bac pro, 24 parfois en CAP, seuils maximum non respectés en ZEP), manque de remplacements dans le 1er et le 2nd degrés, multiplication des tâches et des réunions sans réduction légitime de notre temps de travail ni d’une revalorisation salariale.

  La CGT éduc’action revendique :

Ÿ des classes à 24 élèves,

Ÿ une revalorisation salariale immédiate : 70 pts d’indice (320 €) pour tous et grille débutant à deux fois le SMIC,

Ÿ des personnels remplaçants volontaires.

 


    Ras le bol de la précarité

Le CDI n’évite pas la précarité. Les contrats précaires se multiplient (CDD, contrats aidés…) et touchent tous les personnels (enseignants, agents, Aed, EVS…).

  La CGT éduc’action revendique :

Ÿ un plan de titularisation (promis par Sarkozy à la télévision) sans condition de concours ni de nationalité mais avec une formation,

Ÿ un « statut » d’étudiant surveillant avec recrutement académique et prise en compte de critères sociaux.

 

 

  Ras le bol des suppressions d’emplois

62 000 emplois d’enseignants depuis 2003, 16 400 à la rentrée prochaine, et baisse continue des moyens : les dépenses d’éducation dans le PIB ont encore baissé d’un point cette année !

  La CGT éduc’action revendique :

Ÿ un collectif budgétaire pour rétablir les emplois supprimés et créer des postes nécessaires (notamment dans le 1er degré),

Ÿ la prise en compte de la hausse démographique, réelle dans le 1er degré et au collège, et à venir dans les lycées,

Ÿ des moyens pour pouvoir travailler dans tous les établissements (écoles, collèges, LGT, LP).

 


  Ras le bol des réformes à la hussarde

dont le but est d’économiser des moyens et de libéraliser notre système public d’éducation.

  La CGT éduc’action revendique :

Ÿ Le retrait de la réforme du lycée et de la modification du fonctionnement des EPLE,

Ÿ De vraies réformes (du lycée et de la voie professionnelle) donnant aux trois voies une égale dignité et tenant compte des particulari-tés de l’enseignement professionnel (durée des cursus notamment…),

Ÿ Une vraie réflexion pédagogique à l’inverse de celle où annualisation et autonomie sont utilisées comme instruments de dérégulation mettant personnels et établissements en concurrence,

Ÿ L’abandon des réformes Darcos dans le   1er degré, la prise en compte des difficultés avec des moyens spécifiques (RASED…),

Ÿ L’abandon de la masterisation et la mise en place d’une vraie formation de 2 ans comme fonctionnaires stagiaires avec un concours après la licence.


 L’affectation des FUTURES stagiaires

 est un VéRITABLE SCANDALE !


Elle réduit le temps de formation,

sa mise en place (différente selon les acadé-mies) revient à mettre les stagiaires 18 h devant élèves dans le 2nd degré,

les professeurs des écoles seront à temps complet une grande partie de l’année (soit  27 h !).

Ainsi, « enseigner ne serait plus un métier qui s’apprend » !

Ce n’est pas acceptable !



Tous les secteurs professionnels, publics et privés, sont concernés par ces dégradations.


Tous ensemble, imposons d’autres choix !

 

« Le gouvernement n’a apporté aucune réponse concrète sur l’emploi, les salaires, le pouvoir d’achat, les conditions de travail et les politiques publiques », indiquent les organisations syndicales à la sortie du dernier sommet social à l’Élysée.

 

 

affiche retraites

                           

Salaire

Depuis plus de 20 ans, les politiques salariales  portent un coup aux salaires. La crise est le nouvel argument pour les bloquer, dans le privé et le public.

Tous les salariés sont touchés. La part des salaires dans la valeur ajoutée est inférieure de 3 points aux années 1950/1960, soit une perte de 60 milliards d’€ par an, et plus de deux fois le plan de relance du gouvernement !

Dans le même temps, les prix ne cessent d’augmenter et le pouvoir d’achat des salariés de se dégrader alors que les milieux financiers continuent d’engranger d’énormes profits (Total : 8 milliards d’ € de bénéfices, Sanofi Aventis : 7,8 milliards…).

Pour les salariés, c’est précarité, flexibilité, bas salaires, fins de mois difficiles, difficultés sociales…

La question du partage des profits est plus que jamais une exigence.


La CGT revendique :

- une revalorisation du Smic à 1 600 € bruts,

- une augmentation générale des pensions et revenus de remplacement.

          
                                                                                         

 Retraite

De Balladur à Fillon, les réformes n’ont rien réglé !

Ils avaient dit : « Pas question de toucher au montant des pensions ». Pourtant, les réformes passées conduisent à une baisse généralisée des retraites dans tous les régimes.

La retraite à 60 ans est remise en cause du fait de l’allongement de la durée de cotisation. Le salarié n’a souvent d’autre choix qu’une pension réduite ou la poursuite de son activité.

La cible est le système par répartition reposant sur la solidarité entre générations. Inquiets, nombre de salariés sont tentés par l’épargne retraite -la capitalisation- et pourraient s’écarter de la répartition, entraînant de graves difficultés pour les régimes et les retraités. Bilan des réformes : des déficits de plus en plus importants !

La CGT propose des solutions durables…

- Pour répondre aux besoins des salariés et retraités : garantir la retraite dès 60 ans, avec des pensions d’au moins 75 % du revenu net d’activité pour une carrière complète…

- Pour assurer le financement des retraites : faire contribuer tous les revenus (intéressement, stock-options : 10 milliards d’€ de manque à gagner en 2009), imposer une autre politique de l’emploi (1 million d’emplois en plus, c’est 5 milliards d’ € de rentrées de cotisations), augmenter (30 milliards d’€ d’exonérations en 2009 !) et moduler les cotisations patronales (en fonction des politiques d’emploi des entreprises).

                                                                                                          








23














Santé

La loi «  Hôpital, patients, santé et territoires » a pour objectif de remodeler en profondeur le système de santé, de soins et de Sécurité Sociale.

Objectif : réduire les dépenses de la Sécu et aller plus loin dans la privatisation du système de santé.

Exemples : ne plus prendre en charge à 100 % les maladies de longue durée, dé rembourser certains soins, fermer des structures hospitalières de proximité …

C’est moins de service public et de démocratie et le gouvernement parle du déficit de la Sécu…

Mais les nouvelles lois sur le travail s’accompagnent de nouvelles exonérations de cotisations des employeurs (32 milliards d ’ en 2008, plus 50 % en quatre ans) et l’État emprunte gratuitement à la Sécu en ne réglant pas toujours sa dette (2,6 milliards d’€) !

 Emploi

La France a détruit 600 000 emplois depuis le début de la crise.

 

50 000 destructions d’em-plois sont à venir en 2010.

25 % des jeunes actifs sont au chômage.


 

Les aides massives aux banques ont conforté les profits des entreprises,

sans reprise d’activité ni baisse du chômage. Et le gouvernement persiste

à supprimer des postes indispensables aux missions de services publics.

 

En France comme en Europe, refusons de payer les frais d’une crise

dont nous ne sommes pas responsables.

Tous en grève le 23 mars !



Par sden29 - Publié dans : educ'action
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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 22:54
Sans titre

D

epuis de nombreuses années, les services publics et la fonction publique servent de cible aux gouvernements qui se succèdent. C’est particulièrement vrai avec le gouvernement Sarkozy : changement de statut de la Poste pouvant conduire à la privatisation, loi Bachelot qui contribue à flexibiliser et à réduire davantage le service de santé dans le pays…

 

C’est ainsi qu’il faut comprendre les réformes dans l’Education nationale : il ne s’agit pas de mieux faire fonctionner l’école mais bien au contraire de la déréguler (autonomie accrue, mise en concurrence…), de la flexibiliser (annualisation qui tend le bout de son nez…), voire de la privatiser (externalisation des services de restauration dans certains collèges…). La réforme de la voie professionnelle puis celle du lycée comme celle des EPEP demain dans le premier degré, donnent le mode opératoire permettant la casse du service public d’éducation.

 

       La rentrée 2010 qui se profile est celle de tous les dangers !

 


Plus de 16 000 suppressions de postes sont prévues par le budget de l’Education nationale

 

Dans les LP et les SEP, les documents des rectorats sont très flous en ce qui concerne la modification des cartes de formations.
Les capacités d’accueil seront insuffisantes en
1ère bac pro 3 ans pour les sortants de 2nde pro, plus les terminales BEP. Les regroupements de sections différentes dans une même classe permettent, en sous-dotant les établissements, de faire des économies de moyens.

 

Dans les lycées, la réforme de la classe de seconde se fait dans l’impréparation totale.
Les programmes ne sont pas connus. Les options d’exploration n’ont qu’un intitulé et on ignore dans quels établissements elles seront implantées et qui les assurera.

La globalisation des heures de dédoublement (10h30) ouvre la porte à tous les marchandages entre disciplines. Les 2 heures d’accompagnement personnalisé pour tous les élèves se feront en
classe entière car l’établissement n’aura que 2 heures de dotation.

Pour être dédoublé, l’accompagnement per-sonnalisé sera donc en concurrence avec les disciplines.

 

Dans les lycées généraux, techniques et professionnels et dans les collèges, la réforme du conseil pédagogique et du conseil d’administration  renforce l’autonomie des chefs d’établissement au détriment des équipes pédagogiques.

 

Dans le premier degré, les évaluations CM2, malgré l’opposition qu’elles ont rencontrée l’an dernier, sont maintenues et tendent (si leurs résultats sont publiés) à mettre les écoles en concurrence entre elles.

Les créations de postes sont insuffisantes par rapport à l’augmentation des effectifs élèves.
Sur le terrain, cela se traduit par un manque de remplaçants, une destruction des RASED et la casse de l’école maternelle.


Certaines académies ont confirmé l’affectation des stagiaires sur des postes à temps complet à la rentrée 2010. Conséquence, certaines semaines sont banalisées pour la formation, les stagiaires étant alors remplacés par des étudiants préparant le concours…

Les non titulaires sont directement menacés alors même qu’aucun plan de titularisation n’est prévu pour eux.

Quant à l’importance de la formation, elle est ainsi largement battue en brèche !

 


 

 

 

Face à toutes ces attaques, la riposte est impérative pour réaffirmer que les services publics sont là, partout sur le territoire, pour répondre aux besoins de la population. Les attaquer, c’est mettre à mal l’égalité entre les populations dans les territoires !

 

Le mécontentement est patent dans l’Education et une riposte dans la durée s’impose : c’est pourquoi,  la CGT Educ’action appelle à participer massivement à la manifestation nationale contre les réformes dans l’éducation.

Samedi 30 janvier

Tous à PARIS

Rassemblement 13h30

Place Denfert Rochereau

(métro lignes 6 ou 4 – RER B)

 

 

 

Afin d’imposer d’autres choix au gouvernement, les personnels continueront à se faire entendre. Certains lycées dans le 93,
à Marseille sont déjà entrés dans la bagarre.

Alors, dans les AG, les réunions, les heures d’information syndicale, posons la question de la reconduction.


Par sden29 - Publié dans : educ'action
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 16:36
Le 25 janvier 2010 au soir, sur TF1, Nicolas Sarkozy, répondant aux questions d’un enseignant contractuel de Gagny, a déclaré que "la situation des contractuels dans la Fonction publique, de mon point de vue, est profondément anormale. L'Etat ne peut pas dire aux entreprises: faites des CDI, contrats à durée indéterminée, plutôt que des CDD, contrats à durée déterminée, et proposer des contractuels". "Je suis tout à fait prêt à envisager la titularisation progressive des contractuels pour ne pas les laisser en situation de précarité. Ce n'est pas juste", a ajouté Nicolas Sarkozy.

Chiche Monsieur le président !

La CGT-Educ’action, première organisation syndicale des personnels non-titulaires de l’académie de Créteil, soutiendra toutes les actions de Nicolas Sarkozy en vue de la titularisation de tous les précaires, sans condition de concours, ni de nationalité, mais avec une formation ! Le président a raison : tant de précarité, ce n’est pas juste !
Par sden29 - Publié dans : educ'action
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