Communiqué de presse de l'AG cité scolaire de Kérichen BREST
Des personnels de la cité scolaire de Kérichen, réunis en Assemblée générale le 14 octobre, ont voté la reconduction de la grève pour le vendredi 15 octobre.
Ils condamnent toutes les violences qui entourent les manifestations lycéennes. Ces manifestations sont un droit d'expression des lycéens. Ce
matin un élève du lycée Vauban a été renversé volontairement par un automobiliste. Ces faits sont inadmissibles.
La grève reconductible s'étend dans l’Éducation nationale, avec des appels lancés par des intersyndicales dans de nombreux départements.
Ils rejoignent ainsi les secteurs déjà en lutte : SNCF, Raffineries, Ports et docks, Territoriaux et routiers... engagés dans la lutte pour le retrait de la réforme
des retraites.
Les personnels réunis dans cette assemblée générale appellent l'ensemble des salariés de l’Éducation nationale et la population à amplifier la mobilisation pour
faire plier le gouvernement :
–en se mettant en grève et en la reconduisant
–en participant massivement à la manifestation de samedi à 14 H30 place de la Liberté.
Le document n’apporte pas grand chose de neuf par rapport à ce que le député avait déjà écrit sur la question, même si, entre autres, la partie statistique n'est pas inintéressante.
Ce rapport est une attaque frontale contre l'école publique. Il commence par les résultats des écoles et les difficultés de lutter contre l'échec scolaire, laissant entendre qu'il serait lié
directement au problème de la direction d'école !
Ce serait presque drôle si ce n'était pas inquiétant.
Les propositions contenues restent les mêmes que dans le projet de loi qu'il avait déposé il y a quelques années :
- Regroupement des écoles (rurales mais pas seulement) ;
- Expérimentation d’établissements publics du premier degré, appelés désormais E2P (établissements publics du primaire) ;
- Possibilité et élargissement des postes à profil avec intervention éventuelle du directeur dans le choix des enseignant-e-s ;
- Et cerise sur le gâteau, envisager la création de "l'École du Socle Commun" regroupant école et collège ...
Le directeur est envisagé comme un "leader pédagogique" chargé de faire respecter les instructions du Ministère en se comportant en "manager" (le petit doigt sur la couture du pantalon ?). S'il
n'est pas envisagé qu'il puisse "être juge de la manière de servir des enseignants", "il est cependant consulté sur le sujet" (Tout est dans la nuance …).
Pas grand chose de chiffré si ce n'est au niveau des décharges mais de manière très faible.
Sur le plan du "statut", M. Reiss envisage deux possibilités, soit le basculement dans le corps des personnels de direction, soit le basculement dans la situation d'un "emploi fonctionnel".
En clair, un rapport qui tend à favoriser une approche managériale de la direction d'école, sous un verbiage pédagogique, sans réelle liberté.
Ne reste plus qu'à espérer que ce rapport rejoindra dans un placard les multiples rapports demandés par le Ministère !
Le problème de la Direction d'École mérite mieux que cela.
La CGT Educ'action appelle l'ensemble des personnels de l'Éducation à participer massivement à la grève du mardi 12 octobre, à proposer et décider de sa
reconduction dans les assemblées générales le 12 et les jours suivants.
Avec l'ensemble des salariés, du privé et du public, les personnels doivent débattre des conditions d'élargissement et d'approfondissement de l'action engagée depuis plusieurs semaines.
Le gouvernement doit prendre en compte la colère qui monte parmi les salariés et les jeunes de ce pays.
Il doit entendre nos revendications sur les retraites, l'emploi et les salaires, nos conditions de travail et la défense des services publics, notamment celui de
l'Éducation.