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Non à la fermeture de 3 CLIS dans le Finistère
Titularisation de tous les précaires : Pour en finir avec la précarité dans nos établissements
Défense du droit de grève dans l'Education nationale : soutien à Gérard Olié
Lycéens sans papier : Pour le retour de Mohamed Abourar
Appel de Médiapart " Nous ne débattrons pas "
Appel pour la suppression du ministère de l'identité nationale
Non à la réforme du lycée :
Appel contre la suppression de l'histoire-géo en TS
Formation des maîtres : Enseigner est un métier qui s'apprend
« ZERO SANCTION » pour Thérèse-Marie Cardon !
Non à EDVIGE : Je resigne !
Droits des femmes : Non aux fermetures des centres IVG
Régularisations des travailleurs-euses
"sans papiers"
Résistance pédagogique : Charte des enseignants du primaire en
résistance
Pas de repos dans la lutte contre le travail du
dimanche !
Au sujet de la nouvelle épreuve orale de "contrôle" du bac pro 3 ans
Contre la précarité : un vrai statut, un vrai métier pour les emplois de vie scolaire en CAV et CAE
Pour la défense du paritarisme : Le paritarisme contre l'arbitraire
Pour un service public de la petite
enfance
Projet de loi " hôpital, patients, santé et territoire" : Bachelot livre la santé au marché
Pour la suspension de la réforme del'enseignement professionnel : Sauvons les BEP
1er degré : faire respecter nos droits !
Solidarité avec Gérard Filoche Inspecteur du travail
mis en examen dans l’exercice de ses missions
Journal n°66 spécial retraites
Journal n° 65 spécial salaires
Journal n°64
Journal n°63
Journal n°62
Journal n°61
Journal n°60.
Journal n°59.
Journal n°58.
Journal n°57 : spécial élections professionnelles novembre 2008.
Journal n°56
CGT Educ'action Bretagne - Repères
Pour un suivi de votre siituation par les élus paritaires :
Remplissez un dossier syndical à envoyer à la CGT Educ'action 29, 2 place Edouard Mazé- Brest
ou à l'URSEN CGT 8 rue Saint Louis - Rennes
Dossier affectation provisoire (TZR, MA, Contractuels, Vacataires)
Calendrier des différentes étapes :
6 avril (avant le 6) : Dépôt des dossiers de demandes de priorité au titre du handicap auprès de la conseillère technique du Recteur ( 5, rue de la cochardière 35705 Rennes cedex 7)
Du 6 au 17 mai à 12h : Demande de modification de barème par fiche navette ( en ligne sur le site académique). a transmettre exclusivement par fax ( DPE : 02 23 21 - Secrétariat : 78 00 - DPE1 : 78 42 - DPE2 :78 57 DPE 3 : 78 23- DPE4 : 78 48 DPE5 75 77).
5 mai : GT Priorité au titre du handicap
18 mai : GT Postes spécifiques académiques et GT barèmes et voeux
21 et 22 juin : FPMA et CAPA
29 juin : GT Révision d'affectation
Mi juillet : GT Affectations provisoires
La CGT Educ'action Bretagne siege dorénavant au Conseil consultatif de la Formation Continue. Celui-ci s'est réuni le mardi 4 mai à Rennes.
A lire ci-dessous les questions que nous avons posées au Recteur et le compte rendu de la réunion
Objet : Conseil Consultatif de la Formation Permanente du 4 mai 2010 / Question Diverses.
Monsieur le Recteur,
Au nom de l’Ursen-CGT de Bretagne, j’ai l’honneur de vous transmettre des questions posées par les personnels des GRETA ainsi que par notre organisation syndicale.
Elles concernent la situation faite aux salariés, la mise en place du logiciel PROGRé et l’avenir des GRETA dans un cadre de concurrence généralisée.
1/ CONTRATS, REMUNERATION ET MANAGEMENT DES SALARIES
La situation des salariés des GRETA apparaît spécialement préoccupante en ce qui concerne certains contrats, la rémunération des heures et le management.
A / LES CONTRATS A 70 %
Les contrats à 70% entraînent de la précarité, génèrent des salariés pauvres et créent une discrimination sexiste. Ce sont en effet des femmes qui sont principalement concernées. Un salaire de 800 € pour élever seule 2 ou 3 enfants ne permet pas de vivre.
En tant qu’employeur, l’Académie de Rennes a une responsabilité sociale. Pourquoi limiter ces contrats à cette quotité de 70% ? Peut-on tolérer que, même non titulaires, des fonctionnaires subissent un temps partiel non choisi et ne puissent en conséquence pas même percevoir un modeste SMIC ?
Les besoins sont réels, pourquoi ne pas envisager des temps complets ?
B/ LA REMUNERATION
Le plus grand arbitraire règne sur la rémunération des salariés des GRETA. Pour certaines actions, ils sont payés heure pour heure (FFP). Pour d’autres seulement à 0.46 pour une heure (AA). En prestation « Pôle Emploi », la prise en charge d’un groupe est rémunérée à 0.46 du salaire horaire. Les salariés signalent des retards importants, voire des « oublis » de paiement d’heures faites.
Ne serait-il pas possible de parvenir à des règles justes et claires concernant la prise en compte des heures et leur rémunération ?
Le salaire des contractuels en CDI stagne. Certains sont au même indice depuis de très nombreuses années.
Ne pourrait-on envisager une progression des rémunérations pour les salariés en CDI ?
C/ LE MANAGEMENT
Nos différents contacts avec les agences font apparaître un flou proche de la désorganisation dans la gestion des actions de formation. Un salarié peut se voir signifier le vendredi l’annulation d’une action prévue le lundi suivant. Angoisse : la semaine est perdue. Dans le cadre de l’annualisation, comment mettre à jour son compteur d’heures ? Cette incertitude insécurise les salariés et crée de la souffrance au travail.
Quelles mesures comptez-vous prendre pour mettre fin à ces situations et au préjudice qu’elles causent aux salariés ?
2/ PROGRé
La charge de travail explose avec la refondation des GRETA. S’ajoute à cela la mise en route de PROGRé. Ce logiciel de gestion centralisée exige que tous les éléments soient parfaitement renseignés. C’est une charge de travail importante pour les agences.
Elle entraine un stress croissant des équipes. Deux CFC du Finistère sont en arrêt de travail. Dans les agences, le personnel administratif est "au bout du rouleau". Des démissions sont dans certains cas envisagées.
De plus ce surcroît de charge fait que certaines fonctions importantes pour le développement des Greta ne sont plus suffisamment assurées, en particulier l’assistance commerciale.
Ce progiciel est très critiqué. Il est inadapté à la formation continue… mais on continue à investir de l'argent (équipement informatique, réseau, mise à jour logiciel...) pour un résultat qui est loin d’être ce que l'on attendait. Sans personnel dédié, il crée une charge de travail trop importante sans assurer la clarté de gestion escomptée.
Quelles solutions envisagez-vous de prendre pour mettre fin à cette situation préoccupante ?
3/ L’AVENIR DES GRETA
Le personnel s'interroge sur l'avenir des Greta et sur la pérennité des emplois.
Quelle place, quelle complémentarité, quelle situation de concurrence avec l'AFPA ?
La Région ouvre désormais les marchés publics aux entreprises privées. Le prix de revient devient le premier critère de choix.
Dans ces conditions, quel avenir le service public de la formation continue conserve-t-il ?
Les chômeurs, c’est ainsi qu’ils se désignent eux-mêmes sans langue de bois technocratique, protestent contre l’exploitation de ce marché que constituent désormais pour certaines entreprises les salariés privés d’emploi.
Ne conviendrait-il pas de revenir à un vrai service public, garant de l’intérêt général, de celui de ses salariés et de ses usagers ?
Toutes ces questions suscitent de graves inquiétudes. Des réponses doivent être apportées aux salariés des GRETA qui, tout en ayant le sentiment de beaucoup donner et de peu recevoir, subissent de plein fouet la règle du moins disant.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Recteur, mes respectueuses salutations.
Pour l’URSEN-CGT
François-Philippe LECOULANT
Compte rendu du Conseil consultatif de la Formation Continue
Rennes, le 4 mai 2010,14H-17H.
Contrairement au précédent conseil boycotté par les tous les syndicats sauf l’UNSA un en raison de son absence, le recteur préside. Il ouvre la séance, rappelle le cadre concurrentiel de l’activité des GRETA et ne prend pratiquement plus la parole jusqu’à la clôture. La FSU fait une déclaration préalable, la CGT a envoyé des questions écrites.
M. Meyriaux, délégué académique à la Formation Professionnelle Initiale et Continue (DAFPIC), lit les différents rapports et répond aux interventions en s’appuyant sur ses spécialistes.
Le DAFPIC se félicite de la progression du chiffre d’affaire. Cela démontre pour lui que la fusion des GRETA n’a pas eu de conséquences fâcheuses. Il souligne les économies d’échelle et les synergies rendues possibles par la fusion. L’affichage des compétences et expériences des personnels serait de plus en plus nécessaire à l’obtention des marchés par appel d’offre.
Il dénonce la rumeur de constitution d’un GIP pour structurer les GRETA. Selon lui, la discussion est toujours en cours. Rien n’est encore décidé.
A notre question concernant les rémunérations, il nous est répondu que les grilles B et C pourraient être débloquées. Les contrats à 70% seraient rendus inévitables par la loi de 84. L’Administration concède l’injustice de la situation mais se déclare impuissante. Les personnels sont invités à engager une démarche de VAE afin d’être intégrés en catégories A, qui permet des contrats à 100%. Les 70% sont toutefois «CDIsables » dans cette quotité.
Des proviseurs expliquent qu’un document précisant la rémunération en FFP ou en AA a été élaboré. Il devrait permettre de clarifier les conditions de rémunération.
M. Lamprière fait le point sur les personnels des GRETA, il commente des diapos PowerPoint sur papier. Sur la période 2008-2009, 205 enseignants, 140 administratifs, diminution des emplois gagés, augmentations du nombre de contractuels, progression des embauches d’administratifs à 70%, progression des embauches d’administratifs en catégorie A. Une centaine de CDI sur le réseau breton. Le rectorat se propose de développer une « culture d’entreprise » Education Nationale.
Notre question concernant le management, avec à Brest la suppression d’une action de formation du vendredi au lundi, laisse l’Administration sans voix. Nous insistons sur le caractère brutal de telles pratiques.
PROGRé, progiciel GRETA, fait l’objet d’une longue discussion. L’Administration souligne ses attentes et la nécessité de sa mise en place. Le stress que nous dénonçons est mis sur le compte de « la résistance au changement ». Une agent-comptable présente confirme cependant les difficultés : manque de souplesse, difficultés d’accès et de manipulation d’un logiciel peu intuitif, problèmes dus aux défaillances de connexion internet, manque d’interlocuteurs en « hot line ». Les techniciens présents rappellent qu’ils sont prêts à répondre aux demandes d’assistance.
Pour l’administration, l’avenir des GRETA est au développement dans toutes les directions possibles. Il convient de répondre à toutes les demandes, y compris à celle de Pôle Emploi concernant les chômeurs. Nous rappelons les manifestations de chômeurs contre l’autoritarisme croissant dans l’injonction de retour au travail.
Un point est fait sur la VAE dans l’académie.
Les mesures de carte sur poste gagé permettent de bénéficier des mêmes avantages que pour les autres postes d’enseignant.
Le recteur clôt la séance en constatant la « densité » des débats.
Pour conclure ce compte-rendu CGT : beaucoup de questions sans réponse, une certaine désinvolture envers les personnels. Il faudra monter au créneau !
Pour l’URSEN CGT,
François-Philippe LECOULANT
Les collègues du lycée Gabriel Péri de Champigny (94) ont décidé, très justement, de faire valoir leur droit de retrait après l’intrusion d’un élément extérieur armé d’un fusil, dans leur établissement.
La CGT Educ’action réaffirme sa solidarité avec tous les personnels du lycée, les élèves et leurs familles. Elle demande au Recteur d’entendre cette fois-ci, les personnels du lycée Gabriel Péri et d’éviter de les traiter à coup de retraits de salaire, comme ce fut le cas au lycée Chérioux.
Comme dans beaucoup d’autres établissements du département, le Conseil d’Administration du lycée Gabriel Péri avait fait la demande, l’an dernier, après l’agression d’un élève à l’arme blanche aux abords de l’établissement, d’1 poste supplémentaire de surveillant et d’1 poste à temps complet d’assistante sociale. Au CA, les représentants des personnels avaient souligné l’importance de renforcer les moyens de surveillance aux abords des préfabriqués en travaux, lieu précisément où s’est produite l’intrusion.
Le climat de violence, les agressions dans et hors de l’école vont s’accentuer suite aux suppressions massives d’emplois dans le service public d’éducation et autres services de protection de la jeunesse (RASED, SEGPA, classes relais…). En 4 ans, 160 000 emplois dans la Fonction Publique ont été supprimés, dont la moitié dans l’Education nationale : moins 11 200 emplois en 2008, moins 13 500 emplois en 2009, moins 16 000 emplois pour la rentrée 2010 !
Pour la CGT Educ’action, les systèmes de vidéo surveillance, la présence policière dans les écoles, les équipes mobiles de sécurité imaginées par l’ancien recteur ont fait la preuve de leur inefficacité. Le « parcage » en internat d’élèves que N. Sarkozy ne veut pas voir, ne donnerait pas plus de résultats.
Les Etats généraux de la sécurité à l’école, qui viennent d’avoir lieu n’ont apporté aucune véritable solution.
Pourtant les solutions existent, elles passent par une autre politique économique et sociale, une politique de la ville qui favorise mixité scolaire et sociale. Elles dépendent des moyens accordés à l’école. C’est pourquoi la CGT Educ’action exige l’augmentation du nombre de postes de surveillants, l’affectation de personnels qualifiés et, entre autres, des éducateurs, des personnels médicaux sociaux (…) intégrés à des équipes pédagogiques stables.. Elle exige une autre politique de l’emploi dans l’Education nationale comme dans tous les services publics !
Communiqué de l' Union Générale des Fonctionnaires
L’annonce faite hier par François FILLON sur le gel des dépenses publiques a le mérite de la clarté : l’austérité est bien à l’ordre du jour.
Décidemment, dans la plupart des pays, patronats et gouvernements entendent bien faire payer la crise du système capitaliste et de la course aux profits par l’immense majorité des populations et des travailleurs qui n’a aucune responsabilité dans celle-ci.
De fait, la poursuite et l’aggravation des restrictions budgétaires et des coupes dans les finances publiques vont essentiellement frapper les plus démunis.
L’accès aux droits fondamentaux, à la protection sociale, au progrès va être du plus difficile pour des millions de personnes.
Le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite – plus de 300.000 emplois supprimés d’ici à 2012 – est un véritable dynamitage de la Fonction publique.
Au lieu de sabrer les dépenses socialement indispensables, le Gouvernement serait mieux inspiré de prendre dans les dizaines de milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires du CAC 40, de taxer les revenus financiers des entreprises, de redistribuer les pactoles insensés et éhontés que les très hauts revenus amassent grâce à sa politique inique…
Pour l’UGFF – CGT, cette décision du Premier Ministre doit être résolument combattue.
Raison de plus pour faire du 27 mai prochain, dans l’unité la plus large, une nouvelle étape, la plus massive possible – de la mobilisation solidaire pour imposer d’autres choix.
Montreuil, le 7 mai 2010