educ'action

Vendredi 1 octobre 2010 5 01 /10 /Oct /2010 17:59

Les 16 000 suppressions de postes dans l'Éducation nationale et le détail de ces suppressions vont laisser le service public au bord de l'asphyxie.

La suppression de 8 967 postes dans le primaire, alors que l'investissement éducatif dans ce secteur se situe en France à 8 % en dessous de la moyenne des pays de l'OCDE et que l'on a une croissance démographique, aura des conséquences dramatiques pour les élèves : augmentation des effectifs par classe, suppression de postes d'aide aux enfants en difficulté, problèmes de remplacements...

Les 4 800 postes supprimés dans le secondaire augmenteront les difficultés des établissements qui ont atteint depuis longtemps la limite du supportable. Cela entraînera une fois de plus l'appel à des enseignants précaires.
Le pourcentage de bacheliers ne croît plus qu'à la marge depuis 1995. Cette nouvelle détérioration de notre système d'enseignement secondaire aura un effet catastrophique sur la réussite des jeunes dans l'enseignement supérieur. Cela accentuera le déterminisme social de ceux issus de milieux défavorisés, et privera le pays d'une partie de ces forces vives pour l'avenir.

À cela s'ajoute 600 suppressions de postes d'administratifs dans un ministère qui est de plus en plus sous-administré.

La CGT Éduc'action condamne cette politique de destruction du service public d'Éducation et appelle les personnels de l'Éducation nationale à participer massivement aux manifestations unitaires et aux grèves appelées par les organisations syndicales contre la réforme des retraites, pour l'emploi et les salaires. Seule une riposte déterminée, massive et s'inscrivant dans le temps pourra faire obstacle à la politique économique et sociale d'un gouvernement qui pour être légal n'a plus rien de légitime.

Montreuil le 1er octobre 2010

 

Par sden29 - Publié dans : educ'action
Lundi 27 septembre 2010 1 27 /09 /Sep /2010 20:56

Suite aux états généraux de la sécurité à l’école, que la CGT-Educ’action a boycotté considérant que les conclusions étaient déjà écrites (ce qui s’est révélé être vrai), le ministre a décidé de lancer l’expérimentation CLAIR (Collèges et Lycées pour l’Ambition, l’Innovation et la Réussite).

 

pdf.png Lire la circulaire

 

Nos camarades de l'Académie de Créteil viennent de lancer une pétition en ligne pour dénoncer  ce qui est à l'expérimentation aujourd'hui dans 105 établissements au niveau national  et qui selon le ministère à vocation à être généralisé.

 

pdf.png Pétition en ligne

 

 

Voici le tract de la section de la CGT du LP Gabriel Péri de Champigny

qui explique les dangers de ce dispositif :

 

Pour répondre à nos revendications afin de lutter contre la violence, le rectorat nous impose l’expérimentation CLAIR, malgré notre désaccord. Jusqu’à présent le projet restait vague et mal défini, mais le texte posant les bases est paru cet été au BO du 22 juillet. Le projet va au-delà de nos craintes, remettant totalement en cause le Service Public national d’éducation. Largement inspiré du rapport Pochard et des systèmes anglo-saxons (dont on connaît la mauvaise qualité de l’enseignement public), il n’est qu’un préambule vers une privatisation du système scolaire français.

Chef d’établissement ou chef d’entreprise ?

Les pleins pouvoirs sont donnés aux Chefs d’établissement, non seulement en matière pédagogique (fin de l’éducation identique pour tous, déjà mis à mal avec les CCF) qu’en matière de recrutement.
Recrutement
« Les enseignants et personnels d’éducation volontaire de l’Académie feront acte auprès des chefs des établissements concernés. »
C’est la fin des mutations actuelles et du rôle des CAPA qui permettait un traitement juste et équitable. Les personnels s’engagent pour 5 ans renouvelables, mais pas l’établissement qui peut y mettre fin avant la date.
Quant aux équipes en place qui ne se retrouvent pas dans CLAIR : « les personnels enseignants, d’éducation, administratifs, sociaux et de santé qui n’adhèrent pas au nouveau projet seront encouragés à rechercher une affectation plus conforme à leurs souhaits. »

Contractuels
Contrairement à ce qui est avancé par les défenseurs du projet, les emplois des contractuels ne seront pas pérennisés, bien au contraire : pas de signature de CDI prévue, impossibilité légale de signer un CDD de plus de 18 mois et surtout pas de titularisation. Plus que jamais les emplois seront précaires et les personnels à la merci du seul chef d’établissement.

Politique du résultat
À l’instar d’autre corps de fonctionnaires, dont la police (on en voit l’efficacité), les personnels du dispositif devront répondre à une mission précise et obtenir des résultats sous 3 ans. « À l’issue de la période considérée, l’engagement contractuel peut être reconduit. » Et si vous n’avez pas obtenu les résultats escomptés ? Au revoir.
Qui fixe ces missions ? Une fois de plus, le chef d’établissement. Les rapports direction/personnel vont être bouleversés.

Carrière

Il va de soi que tout avancement sera dépendant des résultats obtenus : « Les résultats obtenus seront pris en compte dans l’évaluation des enseignants. »
Le rôle des CAPA est à nouveau remis en question, et donc l’égalité des avancements avec les mêmes règles pour tous. Le rôle des inspecteurs n’est pas défini, laissant ainsi le pouvoir de décision au chef d’établissement.
Et les contractuels ? Encore une fois beaucoup de belles paroles mais rien de précis : « des contractuels qu’il conviendra de fidéliser par une meilleure prise en compte de l’expérience, un suivi par les corps d’inspection ou des formations facilitant leur accès aux concours. »

Rémunération.
Une rémunération complémentaire est prévue, mais elle remplacera la prime ZEP. Aucune information sur l’ASA.

Sécurité 

En principe l’un des principaux axes de CLAIR, pourtant rien de neuf : lien avec la police, diagnostique de sûreté, intervention prioritaire des équipes mobiles de sûreté.

 

Vie scolaire

Autre point important pour nous, au cœur de nos revendications au rectorat l’année dernière. Nous demandions des Assed supplémentaires et formés, ainsi qu’une assistante sociale à temps plein. On nous répond préfet des études, et pour les classes de seconde uniquement.
Mais à quoi sert ce préfet des études ? À tout. Il assiste le chef d’établissement, il coordonne et anime le travail pédagogique et éducatif des équipes, il organise la vie scolaire. Mais est-il là pour les élèves ou pour le personnel ?...
Qui est-il ? On pouvait espérer du personnel en plus, compétent et formé. Mais les 32000 suppressions de postes en deux ans ne le permettent pas. Ce sera donc « Un enseignant dont le service est défini en fonction des missions et des responsabilités qui lui sont confiées par le chef d’établissement ; il peut notamment enseigner dans une classe du niveau suivi dont il est le professeur principal [...] ou, le cas échéant, des conseiller(s) principal(aux) d’éducation de l’établissement. »

Ce projet est donc en tout point dangereux :
- pour nous, personnels, car il remet en question notre statut et notre mission de service public,
- pour les élèves, car l’autonomie des établissements va créer de fait une différence énorme entre les établissements et accentuer la ghettoïsation de certains d’entre eux,
- car il ne répond pas aux problèmes que nous rencontrons tous les jours et que nous avions soulevé l’année dernière.

Nous recommençons une année dans les mêmes conditions de travail déplorables. Nous devons réagir rapidement.

Par sden29 - Publié dans : educ'action
Lundi 27 septembre 2010 1 27 /09 /Sep /2010 20:36

 

Le « fameux rapport secret » sur les discriminations à l’Ecole a enfin été rendu public après bien des tergiversations. Il aura fallu plus d’un mois après la  « fuite » dans certains journaux pour que Luc Chatel se décide à communiquer sur le sujet… Communication bien creuse qui rappelle seulement l’attachement du ministre à faire de la lutte contre les discriminations une « priorité » de son action au sein du Ministère de l’Education Nationale et qui annonce… la poursuite du « processus de consultation » !

 La FERC CGT prend acte des conclusions du rapport. Elle partage pleinement les constats faits par la commission qui réaffirme que les discriminations, notamment sexistes et homophobes, se banalisent à l’Ecole et que cette dernière véhicule parfois elle-même certains phénomènes discriminatoires.

 La FERC CGT attend du ministre qu’il mette en œuvre le plus rapidement possible les préconisations du rapport et notamment :

- une formation initiale des personnels dans ce domaine qui passe par une réelle formation des stagiaires et non par la mascarade proposée actuellement depuis la réforme de la formation des maîtres,

- une formation continue qui passe par la reconnaissance du DIF pour les personnels de l’Education nationale,

- une meilleure orientation, loin des préjugés sexistes, qui passe par le maintien et le renforcement du rôle des Conseillers d’Orientation Psychologues,

- une lutte contre la xénophobie qui passe par la scolarisation de tous les enfants, y compris ceux sans papiers ou issus de la communauté des gens du voyage, et par une réelle carte scolaire qui favorise la mixité sociale.

 La FERC CGT sera attentive à ce que ce rapport ne reste pas lettre morte et que les concrétisations soient bien réelles.

                                                                                      Montreuil, le 27 septembre 2010

Par sden29 - Publié dans : educ'action
Mercredi 15 septembre 2010 3 15 /09 /Sep /2010 22:40

Le rapport de l'Inspection générale de l'administration de l'Éducation nationale et de la Recherche (IGAENR), daté de juillet, sur la préparation de la rentrée scolaire 2010 sort enfin du tiroir où Luc Chatel  l'avait bouclé...
Ce rapport officiel, dissimulé par le ministre de l'Éducation, confirme nos craintes exprimées depuis de nombreuses semaines, notamment en matière de recrutement et de formation (des restrictions budgétaires "qui vont créer des tensions et préparent assez peu l'avenir", le second degré qui "devrait accueillir 25 000 élèves en plus avec l'équivalent de trois ou quatre mille emplois en moins"...).


Luc Chatel, dans son allocution de rentrée, a trompé délibérément  les citoyens de ce pays en martelant que son bilan était positif et que la rentrée se passerait bien !

Faut-il rappeler à M. Chatel que nous vivons encore dans une démocratie et que les informations finissent souvent par circuler ? Ce rapport montre que le ministre, poursuivant la politique initiée par l’actuel gouvernement et les derniers ministres de l’Éducation, est en train de détruire le service public d’Éducation nationale en réalisant des économies qui n'ont pas lieu d'être, en assignant notre école à une logique libérale !
 
Le dogme de la réduction des dépenses publiques et son outil principal qu'est la Révision Générale des Politique Publiques (RGPP) aurait-il pour but de tellement désengager l'État qu'il permettrait (au ministre) d’abandonner des pans entiers de notre système éducatif au privé ?

Cette politique de dissimulation consistant à ne laisser publier que les rapports qui sont favorables à la politique menée, est indigne d'une démocratie au regard du respect qu’elle doit aux membres de la communauté éducative, et plus largement, à tous les citoyens.

Montreuil, le 14 septembre

 

 

Lire le rapport   pdf.png

Par sden29 - Publié dans : educ'action
Mardi 14 septembre 2010 2 14 /09 /Sep /2010 00:49

La CGT Educ’action se félicite du succès des grèves et des manifestations de la journée du 7 septembre (plus de 2,7 millions de manifestants) contre une réforme injuste, régressive et inégalitaire (85 % des « efforts » porteraient sur les salariés).

 

 

Pourtant le gouvernement reste sourd aux revendications exprimées et appelle les députés à tenir bon et à voter le report de l’âge légal de 60 à 62 ans.

 

Pour la CGT Educ’action, le retrait s’impose. Il faut une autre réforme basée sur une autre répartition des richesses qui permettrait de faire perdurer et d’améliorer le système par répartition.

Augmenter les salaires (1% d’augmentation des salaires représente 1 milliard d’euros de recettes pour la protection sociale), créer de l’emploi dans la Fonction publique et les Services Publics (hôpitaux, enseignement, énergie…) et le secteur privé (un million d’emplois en plus, c’est 5 milliards d’euros de rentrées de cotisations supplémentaires) sont des solutions balayées d’un revers de la main par le patronat, le gouvernement et une majorité des parlementaires

 

 

 Pourtant de l’argent disponible il y en a dans un pays qui a
le 5e PIB mondial (2152 milliards d’euros en 2009)

 

 

 

  • Exonérations de cotisations patronales : 32 milliards d’euros,
  • Bouclier fiscal 650 millions,
  • Baisses d’impôts (qui ont surtout profité aux plus fortunés) sur 10 ans : 100 milliards d’euros,
  • Dividendes des actionnaires en 2008 : 248 milliards.

 

Il s’agit donc bien d’un choix de société : au détriment des intérêts de la population, le gouvernement poursuit sa politique forcenée de casse des acquis sociaux (issus du programme du Conseil National de la Résistance) et des services publics.

C’est évidemment le cas dans l’École : suppressions massives de postes (16 000 à la rentrée 2010, 16 000 prévus à la rentrée prochaine), suppression de la formation, réformes régressives. Cela a pour conséquence une aggravation des conditions de travail des personnels, notamment pour les professeurs stagiaires, et donc des conditions d’études des élèves (classes surchargées…).

 

Nos revendications :

 EFFICACES ETJUSTES !

 

¨ La retraite à 60 ans pour tous, c’est de l’emploi pour les jeunes,

¨ Retour aux 37,5 annuités pour tous public/privé,

¨ L’acquisition des droits à la retraite doit prendre en compte les années d’études et les périodes de précarité subies,

¨ Les pensions à 75% du meilleur salaire

¨ Pas de pensions inférieures au SMIC (1600 euros bruts comme départ des grilles de salaires),

¨ Actualisation des pensions indexées sur l’évolution des salaires,

¨ Augmentation générale des salaires

¨ Abrogation des lois Fillon et Balladur

 

Pour imposer le retrait de la « réforme »,

 nos revendications et donc un autre choix de société,

l’amplification de la mobilisation est une nécessité 

 

La CGT-Educ’action s’inscrit dans les mobilisations décidées par l’intersyndicale les 15 et 23 septembre.

C’est pourquoi la CGT Educ’action appelle à rester mobilisés par la grève et la manifestation dès le 15 septembre, date prévue du vote à l’Assemblée nationale, dans l’unité la plus large possible.

 

Par ces mobilisations et dans les assemblées générales, la CGT Educ’action appelle à préparer et réussir la grande journée de grève du 23 septembre et à discuter de la reconduction de la grève comme d’autres sec­teurs professionnels (des préavis existent) si le gouvernement et Sarkozy persistent dans leur acharnement.


Par sden29 - Publié dans : educ'action
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