En ces temps de rentrée où beaucoup de questions se posent sur l'organisation de l'accompagment personnalisé dans la voie professionnelle, voici un lien qui peut être utile.

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En ces temps de rentrée où beaucoup de questions se posent sur l'organisation de l'accompagment personnalisé dans la voie professionnelle, voici un lien qui peut être utile.
Souvent la rentrée scolaire rime avec la rentrée sociale, et cette année, plus que jamais cela se vérifie. Car en dépit des très mauvais sondages d’opinion, de la bourrasque qui vient d’emporter toute la crédibilité du ministre du travail et des protestations venues de toutes parts contre les menées xénophobes et sécuritaires, le Président de la république et son gouvernement s’entêtent dans des contre-réformes attaquant de plein fouet les salariés et leurs enfants.
Comme le reste de la Fonction publique, l’école est dans l’œil du cyclone.
Non seulement, la politique désastreuse de suppressions de postes est réaffirmée par nos gouvernants (1 fonctionnaire sur 2 partant en retraite ne sera pas remplacé), mais ils ont fait le choix de sacrifier la mission 1ere de l’école, c'est-à-dire une formation de qualité :
réduction des horaires des élèves consécutives aux différentes réformes de l’école élémentaire au baccalauréat, effectif des classes en hausse constante (c’est une des seules choses qui augmente avec la charge de travail des personnels !).
formation continue microscopique quand elle existe.
grave remise en cause de la formation initiale des personnels.
En conséquence, les conditions de travail et d’étude de tous vont encore s’aggraver.
A cette rentrée, les stagiaires vont être mis dans une situation extrêmement difficile : une formation « extra-light », une charge de travail énorme parfois avec un public scolaire de plus en plus en difficulté scolaire et sociale.
Le gouvernement prend la lourde responsabilité de reproduire dans l’Education nationale la réalité de France Télécom
Tout cela est irresponsable et inacceptable.
Inacceptable et injuste également est le projet gouvernemental de réforme des retraites pour tous les salariés et notamment pour ceux qui auront eu des carrières incomplètes : nous fournirions 85 % des efforts de financement, nous travaillerions plus longtemps, sans prise en compte des années d’étude ni de la pénibilité, pour des pensions toujours plus maigres…
Les fonctionnaires sont particulièrement touchés par une série de mesures :
augmentation du taux de cotisation, qui signifie une baisse de salaire.
restriction d’accès au minimum garanti
relèvement de l’âge du départ et l’allongement de la durée de service pour les catégories actives.
Dans l’Education nationale où les femmes sont majoritaires parmi les salariés, la suppression annoncée du départ anticipé après 15 ans de service et 3 enfants est scandaleuse à plusieurs titres.
Pour celles qui partiront (demande avant 31 décembre 2010) par peur de voir la situation se dégrader encore, elles seront de fait renvoyées à leur foyer. Dans le même temps, le gouvernement fera une économie substantielle en supprimant leur poste.
Pour celles qui ne partiront pas, elles se verront appliquer la décote si elles n’ont pas une carrière complète et auront une perte sensible sur leur pension.
Rien n’est joué ! Imposons nos revendications !
Tous ensemble, on peut et on va gagner !
Manifestations 10h30
Brest, Place de la Liberté - Quimper, Place de la Résistance,
Morlaix, place de la Mairie – Quimperlé, Kervidannou
En période de remaniement ministériel annoncé, certains ministres jouent les premiers de la classe et la surenchère des
chiffres. Deux ministres tiennent la corde : l’un en matière d’expulsions, Brice Hortefeux, l’autre en matière de suppressions de postes, Luc Chatel. Derrière les proclamations auto-satisfaites
et les discours triomphalistes, la réalité de l’état de la société et de l’école n’a échappé ni aux enseignants, ni aux parents ni, au final, aux élèves, victimes de cette politique du
chiffre.
La réforme du lycée et de la formation des maîtres, deux chantiers emblématiques de Luc Chatel, souffrent de la même insuffisance structurelle car pilotés par l’objectif de suppressions de
postes et la précipitation dans la mise en œuvre. L’encre des nouveaux manuels scolaires de seconde n’est pas sèche que, déjà, les professeurs stagiaires se retrouvent, à plein temps,
devant les élèves... et parfois sans tuteur !
Aucun bilan sérieux des enquêtes ministérielles -suppression de la carte scolaire, baccalauréat professionnel en 3 ans, suppression du samedi matin dans les écoles, accompagnement
scolaire…-, et le ministre, qui confond information et propagande, est bien en reste de fournir des chiffres incontestables de son "éclatante" réussite.
Autonomie des établissements -comprendre des chefs d’établissement !-, concurrence entre établissements, dérégulation des moyens via le conseil pédagogique…, bref l’égalité du droit à l’éducation
sur l’ensemble du territoire national est encore davantage remise en cause.
L’orientation et la vie scolaire sont toujours les maillons faibles du discours ministériel, Conseillers d’Orientation Psychologues et Conseillers Principaux d’Education ne sont pas même cités
dans ce discours de rentrée. Ces missions prioritaires reposent désormais essentiellement sur des enseignants non formés à ces questions complexes.
Les annonces sans concertation, -établissements CLAIR, internats d’excellence…- ne font pas une politique de réussite pour tous, tout au plus une posture et un affichage.
Affichage encore la revalorisation des personnels limitée aux premières années d’exercice, affichage toujours le pacte de carrière dont le droit individuel à formation (DIF), le droit de mobilité
et d’accompagnement qui attendent toujours mises en œuvre et moyens !
Sur le remplacement dans les 1er et 2nd degrés, le ministre n’est pas à une contradiction près, entre titulaires non affectés à ces missions et recrutements de jeunes retraités ou d’étudiants… Or
c’est le nombre de postes aux concours et la titularisation des nombreux précaires qui pourront apporter une réponse durable aux besoins des écoles, collèges et lycées.
Au final, le ministre peut se prévaloir de ses chantiers, personne n'est dupe, dans la communauté éducative, de ces annonces quand on connaît la réalité de la mise en œuvre sur le
terrain.
A l’Education nationale, on a un Luc Chatel… mais des châteaux en Espagne, une politique de villages Potemkine, des vitrines qui masquent un défaut d’ambition pour une véritable démocratisation
de l’éducation.
Au-delà de la question des retraites, c’est ce sentiment d’abandon de l’éducation et de marche forcée dans des "réformes" régressives qui se traduira lors de
la grève du 7 septembre.
Les Français veulent plus d’encadrement dans les écoles collèges et lycées : ils ne veulent pas des policiers mais des adultes auxquels ils font confiance pour l’éducation de leurs enfants. Le sondage paru ce matin dans un quotidien national le démontre.
Or les gouvernements successifs font le contraire ! Faisant fi des suppressions de postes antérieures, de la nouvelle saignée, suppression de 16000 postes cette année, 16 000 autres prévus en 2011, le ministre revient et justifie l’ensemble de ses réformes, suppression de la formation des maîtres, pacte de carrière, refonte de l‘enseignement professionnel et des lycées, des programmes et l’absence de manuels scolaires disponibles en seconde qui en découle, poursuite de la désorganisation de l’école,… autant de réformes contestées par l’ensemble de la communauté éducative et la CGT et la Ferc (Fédération Education Recherche Culture) CGT au principe qu’elles ne répondent pas aux enjeux éducatifs de notre pays.
Ainsi en est-il de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants. Ses objectifs apparaissent clairement, il s’agit de remplacer à peu de frais et de supprimer toujours plus d’emplois.
Faire des économies au détriment de la formation de notre jeunesse, alors même que les élèves ont besoin d’enseignants formés, de remplaçants expérimentés, se contenter, comme le préconise le ministre lors de sa conférence de rentrée de la seule gestion de « petits matins quotidiens sans attendre le grand soir » est incompatible avec un projet ambitieux d’éducation.
Comment lutter contre les difficultés et l’échec scolaire, individualiser l’enseignement et développer une pédagogie de progrès, envisager avec recul et sérieux les situations conflictuelles sans le bagage théorique et les analyses de pratique acquises en formation initiale ? Le métier d’enseignant se résume t-il pour notre ministre de l’Education Nationale à une série de gestes transposables en toute situation et sans réflexion ?
La dégradation des conditions de travail, la déprofessionnalisation inhérente à la disparition de la formation initiale, l’augmentation et le regroupement des effectifs, le déficit en matière d’accompagnement et de suivi des élèves dans leur diversité, pèseront lourd, n’en doutons pas, sur l’acte de formation et d’éducation, la capacité de l’école publique à œuvrer pour la réussite de tous, en particulier des enfants les plus fragiles. Ce n’est pas ainsi que la charge « éduquer tous les enfants de la République » comme le déclare le ministre de l’Education nationale sera assurée par l’école.
Pour la CGT et la Ferc CGT, l’avenir de l’école est en péril et un changement radical de politique incontournable. A la veille de la journée de grève et de manifestations du mardi 7 septembre, dans laquelle nombre de personnels ont annoncé d’ores et déjà leur engagement, la Cgt exige l’arrêt de la casse de l’emploi, l’ouverture de négociations sur les salaires et les conditions de travail et la mise en place d’un plan ambitieux pour notre système éducatif.
La Cgt rappelle que le maintien de notre système de retraite par répartition et son amélioration dépend aussi en grande partie de la politique de relance de l’emploi et de la revalorisation des salaires et appelle tous les salariés à participer massivement à la journée d’action interprofessionnelle sur l’ensemble de ces questions : emploi, salaires, conditions de travail et retraite.
Montreuil, le 1er septembre