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Samedi 28 août 2010 6 28 /08 /Août /2010 22:17

 

 

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Par sden29 - Publié dans : educ'action
Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /Juil /2010 22:34

 

 

Déclaration au CSE du 1er juillet 2010 au nom

de la CGT et de la CGT Educ’action


Si l’Éducation nationale est incapable d’évaluer parmi ses personnels le nombre de travailleurs handicapés, on peut affirmer que, parmi les membres du gouvernement, le taux de 6 % doit être  largement dépassé car une épidémie de cécité et de surdité semble les frapper, les empêchant de voir et d’entendre les 2 millions de manifestants qui ont exprimé le 24 juin leurs revendications en matière d’emploi, de salaire et de retraite.

Les règles de calculs successives utilisées à l’Education nationale pour évaluer le taux de grévistes n’avaient qu’un objectif, minimiser ce taux. Malgré cela, les personnels grévistes sont toujours très nombreux. Certains rectorats ont donc choisi le « black out » et refusent maintenant de communiquer officiellement les taux de grévistes aux organisations syndicales. Les atteintes au droit de grève se multiplient aussi : des enseignants du 1er degré se voient menacés de grève illégale alors qu’ils ont bien fait parvenir leur intention de faire grève dans les délais, un éducateur d’EREA passe en conseil de discipline et est sanctionné parce qu’il a osé faire grève, des personnels techniques en informatique reçoivent des injonctions de reprendre le travail avec des menaces de sanction disciplinaire. La CGT fera respecter les droits et libertés syndicales, en particulier le droit de grève, y compris auprès des tribunaux compétents.

 

Toutes les décisions sont prises dans la précipitation, sans réflexion à grand renfort de communication médiatique dispendieuse, quand dans le même temps des chroniqueurs et humoristes se voient remerciés car le respect de la liberté d’expression, le droit à l’impertinence, l’indépendance des journalistes sont remis en cause.

 

Alors que la « cagnotte » pour lutter contre l’absentéisme vient d’être abandonnée par l’académie de Créteil, le Parlement a adopté une loi pour supprimer les allocations familiales en cas d’absences répétées. Au lieu d’engager une vraie réflexion sur les causes des absences, sur la souffrance des jeunes à l’école et sur leurs stratégies d’évitement, le gouvernement choisit de sanctionner les familles les plus démunies.

 

Quand le jeune aura quitté définitivement le système scolaire, il sera maintenant fiché comme décrocheur s’il n’a pas obtenu de diplôme. La CGT s’oppose à la création de tout fichier informatique qui contient des données personnelles et porte atteinte aux droits et libertés individuelles, d’autant que les destinataires et utilisateurs du fichier ne sont pas clairement identifiés. Il est un peu facile de « refiler » la liste des soi-disant décrocheurs à d’autres alors qu’aucun moyen de prévention ou de remédiation n’est mis en place.

D’autre part, les différents organismes : éducation nationale, université, AFPA, centre d’apprentissage, MGI, pôle emploi ne donnent pas la même définition au décrochage. L’éducation nationale est-elle capable d’évaluer et d’identifier les jeunes scolarisés ou étudiants dans les pays frontaliers ? Ne seront-ils pas déclarés décrocheurs sans en être informés alors qu’ils suivent une formation à l’étranger ?

Dans de nombreuses académies, faute d’un nombre de places suffisant, les sortants de terminale BEP n’ayant pas obtenu le diplôme  ne seront pas accueillis en 1ère pro, il leur sera peut être proposé une 2nde pro mais ils ne seront pas prioritaires. L’Éducation nationale, qui s’apprête à sacrifier une génération de jeunes, aura-t-elle le culot de les déclarer décrocheurs ?

 

Dans l’arsenal répressif, il y aurait maintenant modification des procédures disciplinaires. Alors que le texte actuel fait bien la distinction entre punition et sanction, ce qui permettait une gradation en fonction des faits, il y aurait maintenant automaticité des procédures. Avec quels moyens humains sera organisée la prise en charge des élèves exclus ponctuellement de cours si ça devient systématique pour chaque écart de langage ?  Quand aux mesures d’utilité collective, quelle sera la responsabilité des personnes qui encadreront ces travaux ? Quels moyens, quels financements pour assurer d’éventuels partenariats avec des associations ou des collectivités territoriales ? Les personnels de vie scolaire en nombre insuffisant et dont la grande majorité est non titulaire, de droit public ou privé, seront en première ligne mais ils ne feront pas de miracle ! La CGT aussi demande le retrait du texte.

 

Un grand nombre de textes aujourd’hui concernent les nouveaux programmes du lycée.

La réforme du lycée conjuguée à la réforme de la formation des enseignants et aux suppressions massives d’emplois, se met en place dans les pires conditions. L’affectation des sortants de 3ème se fait sans transparence. Lors de l’inscription en lycée, les jeunes découvrent que des enseignements d’exploration ou des options pourtant affichés dans les brochures n’existent pas. Ils devront choisir autre chose ou peut être aller suivre ces enseignements dans un autre établissement. Le changement de tous les programmes simultanément pose des problèmes de renouvellement des manuels. Ni les familles, ni les associations de parents d’élèves ne peuvent financer l’ensemble des collections pour des manuels qui seront au mieux disponibles à la Toussaint au format papier. La mise à disposition transitoire de versions informatiques par certains éditeurs ne garantit pas l’accès par tous les élèves.

 

La consultation sur les nouveaux programmes une fois encore s’est faite dans la précipitation. Pour de nombreuses disciplines, seul le programme de 1ère était en consultation. Or il est important de voir l’ensemble de la progression sur le cycle terminal. Il manque aussi les modes d’évaluations prévus pour le bac. Les programmes d’histoire géographie et de SES ont fait l’unanimité contre eux mais le ministère semble ignorer les nombreuses remarques. Difficile en effet pour les experts de SES d’étudier sérieusement les critiques entre le 16 juin date limite de la consultation et le 21 juin date de transmission des textes aux membres du CSE. Les quelques rares retouches en pointillé ne répondent pas aux demandes et aux attentes des personnels. En sciences, il est utopiste de croire qu’il suffit de mettre des thèmes communs entre les séries littéraires, économiques et scientifiques pour permettre aux élèves de passer facilement d’une série à l’autre avec quelques heures de stages pendant les vacances.

 

Alors que tous les nouveaux personnels d’enseignement et d’éducation devront maintenant avoir et un master et une compétence en langue et une compétence en informatique, certains recteurs pourraient être recrutés sans condition de diplôme sur des compétences d’administrateur. Aujourd’hui, les universités ont de grandes difficultés pour concevoir les maquettes pour les PLP d’enseignement professionnel. Un artisan couvreur ou peintre, un ouvrier qualifié en mécanique automobile, un restaurateur qui voudraient transmettre leur savoir faire professionnel auront finalement plus de difficulté à être titularisés PLP que certains administrateurs à devenir recteurs.

Par sden29 - Publié dans : educ'action
Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /Juil /2010 22:32

  Déclaration de la CGT avant l’étude du projet de décret

 

 

 

Monsieur le Ministre,

 

Vous nous présentez aujourd’hui un projet de décret autorisant les différents établissements de formation à transmettre à des destinataires non identifiés, les coordonnées de leurs anciens élèves ou apprentis qui ne sont plus inscrits dans un cycle de formation. Ce projet de texte a pour objet de fixer le niveau de qualification requis : soit le baccalauréat général, soit un diplôme à finalité professionnelle de niveau V ou IV.

 

Le texte de loi ne dit rien des actions prévues une fois ces personnes repérées (« apporter des solutions de formation, d’accompagnement ou d’accès à l’emploi »). La CGT s’interroge notamment sur les solutions d’accès à l’emploi et craint davantage un système d’information qui facilite le repérage de jeunes, y compris ceux de plus de 16 ans, pour faciliter leur placement dans des situations de sous-emploi et de travail précaire sous payé.

 

Pour la CGT, il faut agir sur la prévention de la sortie sans diplôme

De nombreuses études ont porté sur les causes des sorties sans diplôme. Il est vrai que certaines évoquent la nécessité d’une meilleure coordination entre acteurs de l’Éducation nationale et de l’Emploi. Mais c’est loin d’être le seul et le plus important des leviers. D’après un Rapport du Conseil de l’Emploi, des Revenus et de la cohésion sociale CERC (n° 9, 2008) :

 

Le CERC souligne qu’ « Un jeune sortant sans diplôme de la formation initiale est le plus souvent un jeune ayant progressivement et durablement subi un sous-investissement en capital humain et en capital social, sous-investissement pesant sur son dynamisme même et qui va peser sur les possibilités d’insertion dans la vie active et dans la société ».

 

De plus, les dispositifs « en sortie » pourraient très bien coûter plus chers que la prévention : centres fermés, centres de réinsertion scolaire, prisons, police, éducateurs, assistants sociaux…

 

Actuellement le Ministère est en train de désinvestir dans l’éducation ! Monsieur le Ministre, vous avez demandé aux recteurs de trouver des « gisements d’efficience », en supprimant des divisions, en augmentant le nombre d’élèves par classe, en supprimant les RASED… (c’est beau la novlangue managériale !)

 

C’est dans ce contexte, que la CGT s’interroge sur l’objectif de ce repérage. Si l’usage de l’outil était un usage statistique fiable (qui ne compte pas comme décrocheurs des jeunes qui sont accrochés ailleurs), nous pourrions y être favorables. Mais s’il y a confusion entre le traitement statistique et le suivi individuel, nous ne pouvons qu’y être opposés En effet, la confusion entre travail statistique et de repérage individuel est dangereux.

La CGT ne peut qu’être inquiète des possibles utilisations d’un outil comprenant des données personnelles consultables par des tiers et interconnectées, en fonction des volontés des gouvernements présents et à venir.

 

En l’absence de précisions sur l’outil, les objectifs, les modalités et les usages du signalement des « décrocheurs », la CGT ne peut que se prononcer contre ce texte et vous demande, Monsieur le Ministre, de garantir dans la mise en œuvre d’une véritable politique en faveur des « décrochés », le droit au respect de la vie privée des intéressés et de leurs familles et de favoriser toute mesure préventive pour lutter contre le décrochage en concourant à la réduction des inégalités sociales via le service public d’éducation.

 

 

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Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /Juil /2010 22:28

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Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /Juil /2010 22:18

Communiqué de presse intersyndical

1er juillet 2010

 

 

logo intersyndical

Le nouveau programme d’histoire et de géographie de 1ere générale, est présenté au CSE le 1er juillet. La contrainte du tronc commun  s'arrêtant en 1 ère  détermine  ce projet. Dans l’impossibilité de condenser entièrement deux années en une, de trop nombreux problèmes demeurent malgré les allégements et certaines reformulations.

 En histoire, la lourdeur et une certaine incohérence persistent. On va demander aux élèves et aux professeurs de traiter des questions présentées comme essentielles de l'histoire de l’Europe et du monde depuis 1850 en moins de 6OH. Soit en décomptant l’évaluation, une moyenne de 5h d’enseignement pour les 10 questions du programme, chacune étant divisée en 2 ou 3 chapitres. Beaucoup  de notions et de problématiques  qui relevaient des programmes de 1ere et de terminale sont à acquérir dans le cadre du seul ancien de l'ancien horaire de L (4h par semaine).Sans être hostile à une approche en partie thématique,  comment traiter par exemple de la « question ouvrière » seulement via le Front Populaire  sans aborder l'histoire du monde ouvrier et de ses mouvements ? Comment traiter "Guerres mondiales et espoirs de paix" sans aborder les causes des conflits mondiaux et les enjeux de ces conflits?

 Avec un programme aussi dense, nous allons vers un survol qui rendra très difficile la possibilité de faire réfléchir les élèves à partir de documents tout en ménageant les temps de synthèse indispensables.

Le choix des "fondamentaux"  dessine les contours de ce qui est devenu "secondaire" pour le groupe d’experts  mais qui existait dans l'ancien programme des séries L/ES/S. Des pans entiers d'une histoire socialement utile disparaissent : la présentation des idéologies nées au XIX (notamment socialismes, libéralisme), le mouvement ouvrier, la lutte de 1848 à 1880 autour de la forme républicaine de l'Etat et la définition de la République (incluant la  Commune, en L/ES) sans compter l'histoire politique et sociale de la France de 62 à nos jours ! Dans la dernière version, le régime de Vichy n'apparaît plus qu’au travers de la lutte de la Résistance! En géographie les choix sont aussi  très contestables. On reste sur un programme parfois amélioré sur L’Europe et la France mais où toute l’échelle mondiale avec l’étude de l’Asie, des Etats Unis dans le cadre de la mondialisation disparaît du tronc commun.

 La réponse qui consiste à renvoyer ces questions dont l’importance fait consensus en terminale est inacceptable. Même si  elles étaient toutes  replacées en terminale, les lycéens de la série S, près de 50% du total des séries générales ne les étudieraient plus. En terme de formation  des citoyens c’est très grave. Par exemple, le fait que Vichy puisse éventuellement  revenir en Terminales L/ES dans un thème autour de la mémoire, est incohérent, la guerre et la résistance étant abordées en 1ere. Cela empêchera surtout qu’une grande partie des lycéens ne l’étudie. De même  prétendre que l’histoire politique et sociale de la France après 1962 sera étudiée en ECJS n’est pas sérieux.

 Enfin marque de la précipitation, la place faite aux méthodes disciplinaires ou interdisciplinaires laisse bizarrement de côté les exercices qui seront demandés aux lycéens en fin de 1 ère S  et  en Terminale  L/ES au bac  alors que cela  pilote l’évaluation au lycée. Les remarques du groupe de travail restent encore vagues.

 Pour conclure, nous avons depuis les programmes de seconde de  grandes inquiétudes sur la place de l’histoire géographie dans le lycée Châtel. Sa suppression en terminale S, sans aucune concertation ni débat et pour des motifs purement budgétaires, est à l’origine de programmes incohérents et inadaptés. La formation historique et géographique des jeunes paie le prix fort desréductions de postes en cours et à venir.

Par sden29 - Publié dans : educ'action
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