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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /Juin /2010 23:10

Sans que  ce soit encore officiel, le gouvernement prévoit de supprimer encore 16 000 postes dans le budget 2011. Luc Chatel proclame  que «L’Education nationale ne peut pas s’exonérer du non renouvellement d’un fonctionnaire sur deux».  Et pour ce faire, les recteurs et les IA ont été réunis au début du mois  de mai pour recevoir des fiches , autant dire un mode opératoire, leur permettant de  savoir où et comment mieux supprimer .   Ce sont 13 pistes qu’ils doivent explorer pour  quantifier les « gains d’emplois », disons plutôt les pertes d’emplois. 

 

En voici  quelques unes  des plus parlantes :     pdf.png intégralité des fiches     pdf.png article café   

                                                                                                                                              pédagogique                               

  • Suppression des Rased,
  • réduction de la scolarisation à deux ans,
  • regroupements scolaires,
  • augmentation du nombre d’élèves par classe au primaire 
  • augmentation de la taille des classes au collège,
  • fermeture des petits établissements,
  • "rationalisation" de l’offre éducative en lycée et de l’offre de formation en L.P., réduction des IDD
  • remplacement des enseignants absents en recourant à des non-titulaires,
  • formation continue des enseignants placées "hors temps scolaire",
  • suppression d'"un millier d'emplois" d'intervenants extérieurs et d'assistants étrangers en langue….

 

Tout cela   « sans nuire à la qualité de la formation dispensée aux élèves".

 

Lors d’un discours,  en date du   15 mai 2008, le Président de la République affirmait « En me présentant aux suffrages des Français, j'ai affirmé la priorité qu'est à mes yeux l'amélioration de l'école. Il y va de l'avenir de nos enfants. »

 

 Il indiquait également dans  la fameuse lettre aux éducateurs en septembre 2007 « Professeurs, enseignants, vous aussi vous avez droit au respect, à l'estime. Votre rôle est capital. (. ..) J'ai bien conscience que votre statut social, votre pouvoir d'achat, se sont dégradés au fur et à mesure que votre tâche devenait plus lourde, vos conditions de travail plus éprouvantes. La Nation vous doit une reconnaissance plus grande, de meilleurs perspectives de carrière, un meilleur niveau de vie, de meilleurs conditions de travail. (…)

(…)

Dans l'école que j'appelle de mes vœux où la priorité sera accordée à la qualité sur la quantité (…)

 Il s'agit d'être plus efficace, non de rationner. Et il s'agit d'être efficace non seulement pour atteindre un objectif économique, non seulement pour que demain notre économie dispose d'une main d'œuvre bien formée, mais aussi, et peut être surtout, pour que nos enfants soient porteurs de valeurs de civilisation, pour qu'une certaine idée de la civilisation continue de vivre en eux. »

 

Ce qui apparaît clairement en effet, c’est que les fonctionnaires  et notamment les enseignants sont encore dans le collimateur et qu’ils risquent une fois de plus de payer un lourd tribut à la RGPP. 

Où donc sont le  respect, l’estime et la reconnaissance évoqués en 2007 quand un gouvernement  prend la responsabilité de charger encore les effectifs des classes, de dégrader  davantage les conditions de travail et de précariser les personnels ?

Comment dans ces conditions améliorer la qualité de la formation des élèves ?

Quel prix a donc l’avenir des enfants ce  pays ?

 

Un coût trop élevé manifestement, puisque  toutes ces mesures ne visent qu’à rationner dans un objectif évidemment comptable. Les valeurs clairement  portées par le gouvernement  à travers ces décisions sont bien celles  de la finance et du marché. La réduction de la dépense publique ne vise pas autre chose.  Quant à insinuer que l’Education nationale paie la crise…. !

 

Nous sommes à l’opposé de ces conceptions qui bradent les besoins de formation des jeunes.

 

Le service public de l’Education doit être une priorité de la Nation.

L’éducation  pour tous   ne se marchande pas.

Ce sont les valeurs que nous défendons.

Par sden29 - Publié dans : educ'action
Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /Mai /2010 14:59

  Les missions des Conseillers d’Orientation Psychologues remises en question

 

Le Ministère de l’Éducation nationale vient de présenter un projet de texte sur les missions des conseillers d’orientation-psychologues qui remet complètement en cause leurs activités dans les établissements scolaires et les CIO et transforme en profondeur leur métier. Ils ne travailleront plus directement auprès des élèves sauf s’ils sont handicapés, nouvellement arrivés en France, décrocheurs ou appartenant à un dispositif relais. Plus question d’accompagnement, d’aide à l’adaptation, de travail sur le long terme, mais un conseil en orientation limité à des interventions ponctuelles.

Tout le travail avec les équipes enseignantes sur le suivi des élèves en difficulté, le travail au sein des équipes pluri professionnelles en prévention du décrochage est  ignoré dans le projet de texte.

 

Et, dans le cadre de la mise en place du service dématérialisé (loi sur l’orientation tout au long de la vie), on demande aux COP d’intervenir au sein des « réseaux locaux de la formation de l’emploi et de l’insertion » pour des réponses téléphoniques et du conseil approfondi auprès des adultes.

 

 Des CIO qui disparaissent

 

La disparition des CIO en tant que structure spécifique de l’EN paraît bien à l’ordre du jour. Aujourd’hui, c’est déjà la fermeture d’une vingtaine de CIO qui est annoncée, l’État profitant en effet du retrait de certains conseils généraux dans le financement de ces structures pour les supprimer : en Saône et Loire, 5 CIO sur 7 sont fermés, 6 sur 12 en Seine Maritime. En Seine Saint Denis, la fermeture de 9 CIO est annoncée pour fin décembre… Partout ailleurs, ce sont des budgets en baisse, qui vont diminuer les possibilités de déplacements.


 

Nous refusons que l’intervention des COP soit limitée au public à besoins éducatifs particuliers, qu’elle ne se situe plus qu’en fin de cursus et non plus en amont et qu’elle ne s’adresse plus, prioritairement, aux élèves et aux  étudiants.

Il faut que tous les jeunes, scolarisés ou non, puissent, à tout moment de leur scolarité, continuer à bénéficier d’un conseil personnalisé, avec des personnels qualifiés, pour leur permettre de s’approprier l’information, faire le point sur leur situation et leurs projets d’avenir.

 

 

 

CONSEILLERS D’ORIENTATION PSYCHOLOGUES,

ENSEIGNANTS, PARENTS, ELEVES,

 

 NOUS SOMMES TOUS CONCERNES !!!

 

 

REFUSONS

 

La transformation des missions des COP

Le transfert des missions des COP sur les enseignants

 

 

 EXIGEONS

 

Le maintien du réseau des CIO sur l’ensemble du territoire

Une reprise des recrutements à hauteur des besoins

 

 

 

PROFITONS DU VENDREDI 4 JUIN 2010

JOURNEE DE DEFENSE DU SERVICE PUBLIC D’ORIENTATION

POUR LE FAIRE SAVOIR

 

En écrivant au Ministre

 

En proposant une motion au CA de votre établissement

 

En refusant la fonction de professeur principal, de professeur référent, dans ce contexte…

 

 

 

                                pdf.png                                                               pdf.png

           communiqué de l'intersyndicale                     suggestion de motion pour les CA

                       

                                   

Par sden29 - Publié dans : educ'action
Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /Mai /2010 14:51

Déclaration de la FERC-CGT

 

L’année 2010 est l’année zéro d’une réforme qui ne satisfait que le gouvernement dans sa frénésie à faire des économies au détriment du fonctionnement des services publics.

L'entrée dans le métier sera de plus en plus difficile pour les jeunes collègues, qui constituent pourtant l'avenir de l'institution.

En repoussant le recrutement au niveau Master et de manière transitoire en M1 pour cette année, le gouvernement rend encore plus sélectif l’accès aux postes de titulaires dans l’Éducation nationale…

Le ministre impose à des milliers d’étudiants une année supplémentaire de formation universitaire, sans le statut de fonctionnaire stagiaire.

Cela reviendra à terme à mettre en place un réservoir d’étudiants précaires dont beaucoup ne pourront effectivement accéder aux métiers d'enseignants.

Il est fort probable que les étudiants préparant le concours soient utilisés en fonction essentiellement des besoins de remplacement comme moyens de fonctionnement au détriment d'une réelle formation !

Cette réforme, qui crée plus d’illusions (34,30 € de l’heure…) que de démocratisation des recrutements, contribuera à accentuer le tri social parmi les futurs enseignants et CPE,  diminuera les possibilités d'accès aux métiers de l'Éducation nationale des jeunes issus de milieux défavorisés.

 

Les modifications statutaires présentées apportent principalement, par rapport au premier projet présenté au CTPM du 10.03.2010, deux éléments nouveaux :  



Si le dernier point nous semble positif, le premier s'inscrit dans la logique de cette réforme de la formation mal ficelée et qui ne saurait obtenir notre approbation.

 

Compte tenu de l'importance de ce sujet pour notre système éducatif, nous demandons au ministre le retrait du présent décret sur la mise en oeuvre de la réforme de la formation et l'ouverture, dans les plus brefs délais, des discussions sur ce sujet.

 

 

Déclaration sur la formation des PLP

 

La réforme de la formation des enseignants aura des effets particulièrement graves pour le corps des PLP.

Le problème des « petites » disciplines pour lesquelles les parcours universitaires débouchant sur un master n’existent pas forcément n'est toujours pas réglé.

Quel recrutement pour ces disciplines ?

Si rien n'est fait, cela se traduira par un recours systématique à des personnels contractuels, sur certaines disciplines professionnelles, sans que ceux-ci n'aient aucune perspective de passer un concours.

Les modifications statutaires prévues dans le présent décret vont encore aggraver cette situation. Les dispositions qui prévoient d’introduire dès la session 2011 deux pré-requis dont devront justifier les candidats aux concours, une certification de compétences en langues de l’enseignement supérieur et une certification en informatique et Internet vont contribuer à restreindre le vivier de recrutement dans certaines filières.

Cette nouvelle exigence posera un problème encore plus accru pour les PLP dans de nombreuses disciplines professionnelles, et pour les non titulaires souhaitant se présenter au concours interne, sur la base du 4e alinéa de l’article 7, ou au 3e concours (article 7-1).
En effet, dans certaines disciplines professionnelles, le recrutement est déjà extrêmement difficile (Mécanique Auto, Carrosserie, Chaudronnerie, Métiers du bâtiment…) et demander à des collègues, souvent issus du privé, de détenir le certificat de compétences en langues de l’enseignement supérieur relève de la gageure. C’est à coup sûr l'assurance de maintenir nombre de ces collègues dans une situation de précarité jusqu’à la fin de leur carrière.

Il nous semble indispensable de reconsidérer cette disposition.

Il faudrait veiller à ce qu’au moins, lors de l’année de stage en situation, un module de formation soit offert, aux agents concernés, pour qu’ils aient une chance d’obtenir ces certificats quel que soit le type de concours passé (externes et internes).

Ces dispositions sont à l'image de cette réforme qui se caractérise par la précipitation, l'absence de concertation et de considération pour nos futurs collègues.

 

Par sden29 - Publié dans : educ'action
Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /Mai /2010 22:12

 

Signez la pétition

 

 

Organisations signataires                        école publique

DDEN, FCPE, SE-UNSA
UNL, UNEF, LMDE
APAJH, UNSA-EDUCATION, FERC CGT
SNETAA EIL, FGR-FP, CGT EDUC ACTION
FAEN
ADLPF (ASSOCIATION DES LIBRES PENSEURS DE FRANCE)
A ET I, SNPDEN, SNIES
UNSA, SNPTES, SUP'RECHERCHE
CNAFAL, ANATEEP, UFAL
SIEN, UNSA LABOS EDUCATION, SNCL
L'APPEL DES APPELS, SNASEN, ADFE
SNMSU, SNPSYEN, GDID
SUDEL, UNSA TECHNICOLOR, FNER
RNCE (RESEAU NATIONAL DES COMMUNAUTES EDUCATIVES)
CDPEPP (DEFENSE DE L’ECOLE PUBLIQUE DE PROXIMITE)
UDAS (UNION DES ALTERNATIVES SYNDICALES)
CONVERGENCE REPUBLICAINE, UNSA MAIF
SGL (SYNDICAT GENERAL DES LYCEENS)
FLE ( FRONT DE LUTTE POUR L'EDUCATION)
SNEA

Par sden29 - Publié dans : educ'action
Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /Mai /2010 19:38
Par sden29 - Publié dans : educ'action
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