educ'action

Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 21:47

 

Les collègues du lycée Gabriel Péri de Champigny (94) ont décidé, très justement, de faire valoir leur droit de retrait après l’intrusion d’un élément extérieur armé d’un fusil, dans leur établissement.

           

La CGT Educ’action réaffirme sa solidarité avec tous les personnels du lycée, les élèves et leurs familles. Elle demande au Recteur d’entendre cette fois-ci, les personnels du lycée Gabriel Péri et d’éviter de les traiter à coup de retraits de salaire, comme ce fut le cas au lycée Chérioux.

 

Comme dans beaucoup d’autres établissements du département, le Conseil d’Administration du lycée Gabriel Péri avait fait la demande, l’an dernier, après l’agression d’un élève à l’arme blanche aux abords de l’établissement, d’1 poste supplémentaire de surveillant et d’1 poste à temps complet d’assistante sociale. Au CA, les représentants des personnels avaient souligné l’importance de renforcer les moyens de surveillance aux abords des préfabriqués en travaux, lieu précisément où s’est produite l’intrusion.

 

Le climat de violence, les agressions dans et hors de l’école vont s’accentuer suite aux suppressions massives d’emplois dans le service public d’éducation et autres services de protection de la jeunesse (RASED, SEGPA, classes relais…). En 4 ans, 160 000 emplois dans la Fonction Publique ont été supprimés, dont la moitié dans l’Education nationale : moins 11 200 emplois en 2008, moins 13 500 emplois en 2009, moins 16 000 emplois pour la rentrée 2010 !

 

Pour la CGT Educ’action, les systèmes de vidéo surveillance, la présence policière dans les écoles, les équipes mobiles de sécurité imaginées par l’ancien recteur ont fait la preuve de leur inefficacité. Le « parcage » en internat d’élèves que N. Sarkozy ne veut pas voir, ne donnerait pas plus de résultats.

 

Les  Etats généraux de la sécurité à l’école, qui viennent d’avoir lieu n’ont apporté aucune véritable solution.

 

Pourtant les solutions existent, elles passent par une autre politique économique et sociale, une politique de la ville qui favorise mixité scolaire et sociale. Elles dépendent des moyens accordés à l’école. C’est pourquoi la CGT Educ’action exige l’augmentation du nombre de postes de surveillants, l’affectation de personnels qualifiés et, entre autres, des éducateurs, des personnels médicaux sociaux (…) intégrés à des équipes pédagogiques stables.. Elle exige une autre politique de l’emploi dans l’Education nationale comme dans tous les services publics !


Montreuil, le 7 mai 2010
Par sden29 - Publié dans : educ'action
Jeudi 6 mai 2010 4 06 /05 /Mai /2010 16:41

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Communiqué de Presse

 

 

Les internats sont une des idées fixes de N. Sarkozy. Ils sont d'excellence lorsqu'il s'agit de tirer vers le haut des jeunes des banlieues alors que ces derniers n’ont pas fait la preuve de leur efficacité. Ils avaient déjà été évoqués dans la loi de prévention de la délinquance lorsque N. Sarkozy était ministre de l'Intérieur...

Cette fois, ils visent des adolescents dits "décrocheurs" du système scolaire...

 

À la CGT, nous constatons que ce projet de 11 internats, de 20 à 30 places chacun, concernerait donc 250 à 300 jeunes ! Sachant qu'ils sont des milliers à s'absenter régulièrement et qu’ils sont des centaines à faire l'objet d'exclusions disciplinaires, quels seront les heureux élus ?

Une nouvelle fois, à une vraie question, N. Sarkozy apporte une réponse démagogique...

 

Ce projet reste dans le cadre du service public puisqu'il s'agirait d'une co-production Éducation nationale/Protection Juridique de la Jeunesse.

Est-ce une porte de sortie pour permettre à la PJJ de reclasser quelques centaines de fonctionnaires dont les postes seraient supprimés par la RGPP ? C’est une question que nous n'écartons pas.

 

Malheureusement, il reste encore beaucoup d'autres questions sans réponse :

- où seront créés ces établissements : dans des casernes désaffectées, dans les foyers de la PJJ fermés dans le cadre de la RGPP ?

- qui décidera de l'affectation : un juge ou l'Inspecteur d'Académie ?

- comment les jeunes seront-ils contraints d’intégrer ces internats ?

 

Ce pouvoir politique a recentré la PJJ dans le seul champ du Pénal. Les jeunes "placés" dans ces foyers le seront parce qu’en situation de difficulté sociale, d’échec scolaire et qu’ils auront commis des actes de violence à l'École.

 

Pour la CGT, ce projet relève de l'obsession sécuritaire. C’est une opération de communication destinée à désigner, une nouvelle fois, la jeunesse comme l'ennemi de la société.

 

Alors que le gouvernement réduit chaque année les moyens, notamment le nombre de classes-relais qui avaient pour but d'aider les jeunes en difficulté dans l'enceinte du service public d’éducation, à la place ne sont proposés qu’éloignement et enfermement...

 

Ce projet n'est pas à la hauteur des attentes de la société et des besoins de la jeunesse.

 

 

Montreuil, le 6 mai 2010

Par sden29 - Publié dans : educ'action
Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /Mai /2010 21:46

Le rapport parlementaire présenté par Jacques Grosperrin a été rendu public, il découle d’une série d’auditions de personnalités et d’organisations syndicales, politiques, associatives et de différents déplacements des membres de la commission dans des collèges. Il est présenté comme n’étant préparatoire à une quelconque réforme mais uniquement destiné à évaluer la mise en oeuvre du socle commun prévue dans la loi Fillon. A voir  ...

 


                      4 p collège                                          Lire le rapport Grosperrin

 

        4 pages spécial collège

Par sden29 - Publié dans : educ'action
Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /Mai /2010 21:42

Tribune libre de Matthieu Brabant,

secrétaire académique de la CGT-Educ’action Créteil, dans L’Humanité du 4 mai 2010


Faut-il titulariser les précaires de l’Éducation Nationale ?


Depuis les propos de Sarkozy sur une titularisation des contractuels, à TF1 en janvier2010, peu ou pas grand-chose de concret n’a été annoncé par le gouvernement. L’espoir est pourtant né chez les 25 000 personnels enseignants non titulaires de l’éducation nationale. Espoir entretenu par des déclarations de Woerth dans le Figaro parlant de « titularisation » par « la reconnaissance de l’expérience » car il y a des personnels « sur des postes durables, sans raison de ne pas être titularisés »

Mais rapidement, Éric Woerth, encore lui, a annoncé aux organisations syndicales de la fonction publique qu’il n’y aurait pas de plan de titularisation et Luc Chatel a précisé aux organisations syndicales de l’éducation que le recours à la précarité était « inévitable ».

L’intersyndicale nationale de l’éducation a donc lancé une pétition [1].


De fait, une titularisation de ces personnels ne serait que justice.


Il faut se souvenir d’abord que des plans de titularisation ont déjà eu lieu dans le passé (lois Le Pors en 1983, Perben en 1996, Sapin en 2001). Ces lois n’ont pas les mêmes logiques  : les deux dernières proposaient l’ouverture (limitée dans le temps) de concours réservés et l’augmentation des places pour les concours internes – une telle mesure est insuffisante pour fermer le robinet de la précarité. La loi Le Pors était fondée sur la pérennité de l’emploi occupé  : dans cette logique, des titularisations sans concours étaient possibles et le recours à la précarité interdit. C’est sur la base de la loi Le Pors que les discussions doivent s’engager.


Selon des statistiques de la CGT éduc’action, sur quatre académies (Créteil, Nancy-Metz, Toulouse, Versailles), 25 % des non-titulaires sont soit en CDI, soit maîtres auxiliaires, donc sur des contrats de longue durée. Ce chiffre démontre clairement que la revendication d’une titularisation n’est pas théorique, mais correspond à un besoin réel de l’éducation nationale aujourd’hui. Selon ces mêmes statistiques, les non-titulaires représentent 8 % de l’ensemble des personnels de ces académies. Le nombre de non-titulaires a augmenté de 25 % en un an. Il faut ajouter les divers emplois de vie scolaire, tant de droit public que de droit privé. Sur toute la France, on estime à 130 000 le nombre de personnels non titulaires dans l’éducation nationale

.

Fonder une titularisation sur les personnels en CDI serait néanmoins trop limité  : les conditions d’accès au CDI restent assez strictes (six années pleines sans aucune interruption… il suffit parfois de quelques mois – une maternité par exemple – pour tout remettre en question  !). C’est de ­l’ensemble des non-titulaires dont l’éducation nationale a besoin aujourd’hui.


Le remplacement est actuellement l’un des chevaux de bataille de Luc Chatel  : les non-titulaires constituent une manne de remplaçants jetables et pas chers. ­L’éducation nationale a besoin de remplaçants  : des personnels doivent donc être embauchés en urgence et, en priorité, celles et ceux qui ont prouvé depuis des années leurs compétences.


Certains pans entiers de l’éducation nationale sont « tenus » par des non-titulaires, et il est à souligner que c’est souvent là où les difficultés se concentrent  : 25 % des enseignants de la voie professionnelle, 50 % des professionnels des Segpa, 10 % des CPE, 15 % des conseillers d’orientation sont non-titulaires  ! Dans certains lycées professionnels du 93, plus de la moitié des personnels sont non-titulaires.


On ne peut pas faire cours sereinement et proposer aux élèves un enseignement de qualité si on est soi-même en situation de précarité. Ainsi, avec la réforme du recrutement des enseignants, les stagiaires seront affectés à temps plein  : la conséquence directe est le licenciement de 5 000 non-titulaires à la rentrée 2010. Mais le ministère aura rapidement besoin de ces personnels pour remplacer les stagiaires qui se forment, pour suppléer aux tuteurs de ces stagiaires, pour compenser les suppressions d’emplois encore annoncées… bref, sitôt licenciés, ces personnels seront embauchés quelques mois plus tard, mais dans une précarité encore plus grande, et devront refaire tout le chemin vers un peu de stabilité. C’est un gâchis humain, un non-sens pédagogique.


Par Matthieu Brabant, Membre de la commission exécutive de la CGT Éduc’action,
responsable du collectif non-titulaires.


Source : http://www.humanite.fr/article2765638,2765638

[1] http://www.pourenfiniraveclaprecarite.org/

Par sden29 - Publié dans : educ'action
Dimanche 2 mai 2010 7 02 /05 /Mai /2010 23:28

En prenant la décision de fermer 3 CLIS dans le département, Paul Langevin à Brest, Plouzané et Kerjestin à Quimper,   l'Inspection académique du Finistère, exclut de fait les élèves les plus fragiles de l'accès à l'école publique de proximité. 

C'est la conséquence de la politique de suppression de postes dans l'Education nationale qui se fait encore une fois sur le dos des enfants et de leur famille.


L'IA doit revenir sur cette décision !


Signez la pétition pour le maintien des CLIS


 

 


Par sden29 - Publié dans : educ'action
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