Partager l'article ! 2009/2010 : Une année difficile en lycée pro… et la rentrée ?: ...

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ette précipitation est encore très perceptible puisqu'il a fallu attendre le BO du 6 mai pour connaître les nouvelles modalités de l'épreuve de contrôle qui doit être organisée en juillet ! (note de service 2010-049 du 1/04/2010).
● L'ambiance en salle des profs est morose. Tout le monde s'interroge sur les évolutions à venir et le
doute s'installe sur la capacité des équipes pédagogiques à
« tenir » dans un environnement qui ne fait que se dégrader.
Mais la situation présente n'est pas liée principalement à la précipitation du ministre. Si cela était le cas on pourrait se rassurer en se disant que, d’ici un ou deux ans, les choses s'amélioreraient. Tel n'est pas le cas.
Au nom de « l'autonomie », le ministère a cassé des repères nationaux dans nos formations.
● La désorganisation de l'enseignement est au cœur de la réforme du bac pro, et il en est de même pour les réformes de la voie générale et de la voie technologique.
L'abandon dans les diplômes d'épreuves ponctuelles, établies nationalement, la mise en place des CCF tous azimuts, voilà également ce qui participe à diluer le caractère national de l'Éducation et à augmenter notre charge de travail.
● On discute en juin de la mise en place concrète des classes (effectif, dédoublement) et des moyens qui y seront attribués. L'enjeu est de taille pour nos conditions de travail. Avec la réforme du bac pro en 3 ans, les grilles triannualisées, les horaires globalisés et non répartis entre certaines disciplines, l'aide personnalisée, les dotations pour le dédoublement, sont autant de facteurs de division entre collègues, entre équipes disciplinaires.
Attention, ne tombons pas dans le piège :
« l'autonomie » voulue par le ministre est là pour nous rendre responsable
de la dégradation de nos conditions de travail.
La répartition des moyens est aujourd'hui une répartition de la pénurie !
● Les dernières déclarations de Chatel sur l'augmentation du nombre d'élèves par classe ne fait que confirmer ce que nous savions tous : la politique de destruction des emplois publics dans l'Éducation se fera en pressurant toujours plus les personnels. Quelles qu'en soient les conséquences pour les personnels... et pour les élèves.
Mais il y a une limite à ce que des enseignants peuvent supporter. L'explosion de colère en février des enseignants, en Seine-Saint-Denis, dans le Val-de-Marne et ailleurs, s'est traduite par des mouvements de grève qui ont trouvé des relais aussi parmi les parents dans le premier degré.
● La réforme de la masterisation fait peser des hypothèques très lourdes sur le recrutement des PLP dans les années à venir. Les conditions lamentables dans lesquelles vont se trouver nos collègues stagiaires à cette rentrée suscitent la réprobation de tous, mis à part une poignée de responsables ministériels. Nous refusons l'inacceptable.
Inacceptables c'est aussi comme cela qu’il faut caractériser les « propositions » du gouvernement en ce qui concerne la réforme des retraites.
La CGT fait d’autres propositions en matière de financement, propositions qui permettent de garder le droit de partir à 60 ans avec une retraite à la hauteur de ce qu'il faut pour vivre décemment, sur la base de 75 % du dernier salaire !
Dans les lycées professionnels, comme dans toute l'Éducation, nous continuerons à nous mobiliser contre la politique gouvernementale de démantèlement des services publics. Résister, ne rien lâcher, nous n'avons pas d'autres choix.
Pour défendre nos retraites, le 24 juin,
tous en grève, tous dans la rue…
en septembre on continue !