Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /Août /2009 17:54

  Alors que Luc Chatel est tout entier mobilisé pour faire face à l’éventuelle épidémie de  grippe, le système éducatif apparait, en cette veille de rentrée, bien affaibli.

   En matière de santé publique, se contenter de renvoyer les parents à la «solidarité de voisinage » est plus que jamais provocateur. Son prédécesseur, X Darcos, un an auparavant, justifiait pourtant la restriction du droit de grève dans les écoles, en utilisant indûment l’argument opposé, établissant le service minimum.

    Rien n’est prévu en cas d’épidémie touchant les personnels enseignants ou de vie scolaire, sauf à imposer du télétravail à des salariés en congé maladie comme les parlementaires de
l' UMP l’ont proposé pour le secteur privé.
     Renvoyer la transmission des savoirs pédagogiques à des émissions télévisuelles ou à des cours à distance sur Internet est aussi irresponsable.Le ministre ne doit pas connaître encore la réalité du niveau d’équipement informatique des familles (moins d’un foyer sur deux) et la discrimination que cela représente pour les élèves issus, notamment, de catégories socio professionnelles modestes.      
Sur ce sujet, comme tant d’autres, Luc Chatel n’est pas à l’écoute des professionnels et des organisations syndicales qui les représentent. Ne souhaite t-il finalement rencontrer, comme hier, à propos des fournitures scolaires, qu’un panel de  mères de famille huppées, triées sur le volet, et invitées par ses services,  à témoigner dans les supermarchés ?

 

 Pour la CGT éduc’action, en tout état de cause, cette hypothétique pandémie tombe à point nommé pour ne pas communiquer sur l’essentiel.


Que dit-il aux personnels aux conditions de  travail et de rémunération encore dégradées ? Que promet-il aux 30 000 EVS, aux milliers d’assistants d’éducation, de  contractuels

 inscrits au pôle emploi ?
Comment justifie t-il les 13 500 emplois supprimés à la  rentrée 2009, les  16000 programmés dans le projet de loi de finances 2010 ?
Comment envisage t-il la mise en œuvre de réformes contestées par la majorité des personnels ?

 

Sur tout cela, le nouveau ministre est bien silencieux !


    La CGT éduc’ation exige des réponses immédiates sur tout ce qui grippe véritablement la bonne marche du service public d’éducation.

 

Montreuil le19 août 2009
Par sden29 - Publié dans : educ'action
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