Partager l'article ! Rentrée 2009 Déclaration commune CGT Educ’Action 29 – FSU 29: La CGT Educ’action 29 et la FSU 29 se sont rencontrées début juillet 2009 ...

| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||
La CGT Educ’action 29 et la FSU 29 se sont rencontrées début juillet 2009 afin de faire le bilan de l’année scolaire et d’échanger leurs points de vue sur l’évolution de la situation sociale à cette rentrée.
Cette rencontre se situe dans une volonté de nos deux organisations de mener des discussions avec l’ensemble des organisations, sans exclusive et avec l’objectif de trouver les meilleures voies pour la mobilisation contre les mesures de régression sociales menées par le gouvernement et le Medef, mesures qui touchent l’ensemble des salariés et notamment ceux de notre secteur.
Elles ont donc décidé de communiquer ensemble en ce jour de pré rentrée pour permettre à tous ceux qui le souhaitent d’ouvrir des débats sur les questions du moment qui nous concerne et permettre ainsi de donner un nouveau souffle aux actions de l’intersyndicale de l’ Education nationale pour l’année à venir.
A bien entendre Luc Chatel, le seul problème vraiment préoccupant de cette rentrée serait la grippe H1N1.
Nous serions en passe de sortir de la crise, l’augmentation du chômage diminuerait, les prix à la consommation baisseraient, la question de l’école se résumerait à comment faire face à l’épidémie….
Pourtant nous ne sommes pas sortis de la crise et, lors de l’été, l’explosion des licenciements a continué.
Nos deux organisations prennent pleinement la mesure des dégâts qu’elle engendre et attirent l’attention de toutes et tous, que les licenciements auront des effets y compris dans notre secteur : de nombreuses familles sont en difficulté et ne pourront pas assurer correctement le coût de la rentrée, de nombreux jeunes subissent les conséquences du licenciement de leurs parents.
Alors que le chômage atteint de tristes records, le gouvernement a imposé la loi sur le travail du dimanche malgré l’opposition de milliers de salariés, et avec le Medef, ils veulent encore reculer l’âge de départ à la retraite.
En dépit du rôle incontesté joué par la Fonction Publique et les Services Publics dans "l'amortissement " de la crise, par son refus de revenir sur ses options et sur sa politique fiscale notamment, le gouvernement persiste et signe dans son objectif de démantèlement du secteur public :
On envisage même la disparition de pans entiers de cette Fonction Publique (voir la proposition de loi qui prévoit de supprimer le statut de la Fonction Publique Territoriale...) !
Alors que l’Education devrait être au centre des politiques publiques, alors que les besoins en formation des jeunes sont mis en avant comme solution pour sortir de la crise, ce sont 16000 emplois dont la suppression est annoncée pour la rentrée 2010 ! Sur les cinq dernières années, c’est près de 40 000 emplois en moins qu’aura connu notre secteur. L’ensemble des mesures prises (réforme de la voie professionnelle, nouvelle circulaire SEGPA, organisation des services dans le 1er degré, restriction de l’accueil en maternelle, …), les réformes en cours (réforme du lycée, réforme de la formation des enseignants, …) visent à mettre en place un modèle « d’école néo-libérale » (Dans ce modèle l’instruction n’est plus vue comme une obligation collective mais comme un investissement individuel et le service public est affaibli par la mise en place de modes de gestion importés du secteur privé), à réduire les moyens avec, pour conséquence, l’exclusion du droit à l’éducation de plus en plus de jeunes.
Alors, la grippe, qui est bien entendu une question de santé publique, n’est pas la seule question qui se pose à nous en cette rentrée. Le ministre qui vient de redécouvrir la solidarité familiale en cas de fermeture d’école, a sans doute oublié les restrictions du droit de grève dans le 1er degré faites par son gouvernement en invoquant la question de l’accueil des enfants, en instaurant le service minimum d’accueil !
La FSU 29 et la CGT Educ’action 29 pensent que la politique du gouvernement doit faire l’objet d’un refus sans concession. Plus que jamais, la mobilisation de tous pour défendre le Service Public d'Education, l'ensemble des services publics, et plus généralement pour exiger et imposer une société plus juste et plus solidaire, sera nécessaire.
Nos deux organisations pensent que les seules journées d’action ne peuvent suffire à faire reculer les orientations néfastes du gouvernement et du Medef.
La CGT Educ’action 29 et la FSU 29 estiment que la seule voie possible pour combattre ces orientations est celle de la mobilisation des salarié-e-s sur des objectifs clairs et précis. Elles entendent mener ce débat dans le cadre de l’intersyndicale. Elles proposent à tous les salarié-e-s de l’Education d’y participer dans leurs lieux de travail.
Brest, le 28 août 2009
Ensemble, débattons lors des heures d’information syndicales organisées dans nos établissements.