Mardi 10 mai 2011 2 10 /05 /Mai /2011 22:48

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Sous couvert d'un discours pédagogique, les réformes en cours dans l'Education ne sont pas faites dans le but d'améliorer l'école au service de tous, mais bien, par le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite,  de faire des économies au service d'une école inégalitaire.....

 

Un plan social d'une ampleur inégalée

.... pour des économies de bouts

de chandelle !....

 

    16 000 nouveaux postes supprimés à la  rentrée 2011 dans l'Education, portant à 66 000 les disparitions d'emplois depuis 2007 ! ......

Le Ministre  Luc Châtel voudrait nous faire croire que ce plan drastique serait indolore sur le terrain ... Mais alors pourquoi ces mobilisations de toutes les métiers et partenaires du Service Public : des enseignants, des personnels administratifs, des personnels de Vie Scolaire, des Conseillers d'Orientation aux Chefs d'établissements, des organisations de parents d'élèves, des élus locaux  ......?

  Les effets de la politique gouvernementale sont de plus en plus visibles aux yeux de la population !

Les écarts se creusent entre les élèves les plus fragiles et les autres (Cf évaluations PISA). Mais selon un rapport du Centre d'Analyse Stratégique, produit il y a quelques semaines sous la tutelle du Premier Ministre, "la France présente le taux d'encadrement le plus faible [dans un ensemble de pays de l'Union Européenne et de l'OCDE], tous niveaux confondus (publics et privés) avec seulement un peu plus de 6 postes d'enseignants pour 100 élèves". Et encore ce rapport n'est-il établi que sur les chiffres de 2007, c'est à dire au tout début de cette saignée sans précédent, et alors que le taux de natalité français est un des plus hauts des pays occidentaux ! ...

  Alors pourquoi cet acharnement ? Ce dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite aura permis de faire l'économie de 100 millions d'euros ( c'est la Cour des Comptes qui le dit)...sur un budget de 60 milliards d'euros ! Soit 0,17% d'économies pour 66 000 emplois supprimés !... des économies de bout de chandelle !.

                      

    La vraie raison se cache ailleurs.....

Une école à deux vitesses.....

                         Une position idéologique !

 

Que penser de ces inspecteurs, véritables VRP en mission dans les établissements pour "vendre" le socle commun de connaissances, qui annoncent que "le socle, c'est pour tous, les programmes seulement pour certains " ?....

 Il s'agit d'un abandon d'une formation qualifiante associée à une culture citoyenne pour tous....Et les enfants les plus fragiles payeront le tribut le plus lourd à cette nouvelle idéologie de l'Ecole.:

-  La scolarisation des enfants de 2 ans est abandonnée
 (dans le Finistère, elle sera passée de 70 % en 2000
  à 37 % en 2012...), alors que différentes études font la
  preuve qu'une scolarisation précoce est bénéfique pour
 la réussite des études, et en l'absence d'un véritable
  service public de la petite enfance.

- En primaire : Effectifs surchargés (30 élèves par classe,
 y compris en CP !...). Disparition des RASED, ces maîtres spécialisés dans la difficulté scolaire...

- En collège : près d'un collège sur 3 verra toutes ses classes de 6ème chargées à leur maximum de 28 élèves, sans aucune possibilité de dédoublement....

- En Lycée et Lycée-Pro: les « réformes » vident  les filières de leurs contenus de formation professionnelle et générale, menant de façon certaine vers une dévalorisation des diplômes.

-L'apprentissage : Une vaste fumisterie!... Rappelons la difficulté, voire l'impossibilité pour beaucoup, à trouver des maîtres de stage... Une fois ce cap franchi, le parcours du combattant n'est pas terminé. En  Bretagne, 30 % des contrats d'apprentissage sont rompus au cours de la première année....

Ce n’est sûrement pas la solution à l'échec scolaire

 

Mais la pénibilité pour tous.....

 

 

 

 

Pour les élèves :

- Classes surchargées, impossibilité de trouver écoute
    et aide auprès des enseignants.....

-  Plus de possibilité de travail en petits groupes.

- Aucun moyen réel de "remédiation" pour résoudre les
   difficultés.

- Une orientation non en fonction de leurs  centres
 d'intérêts mais par défaut, dans les sections où il reste
   des places....

- Une offre éducative restreinte : disparition d'options,
   menaces sur certaines    filières ( voie technologique)..

- Les élèves en situation de handicap ou en difficulté
 d'apprentissage sont accueillis dans les classes
 "ordinaires" pour leur plus grand bien, mais sans
    personnels spécialisés pour les accompagner.

Pour les enseignants :

- Stress au travail, services éclatés sur plusieurs établissements,  injonctions pédagogiques irréalisables, pressions aux heures sup’ et culpabilisation, accumulation de tâches, dénaturation des métiers.....


- Une formation professionnelle déclarée inutile, qu'elle soit initiale (stagiaires à temps plein sans formation) ou continue (plus de moyens...), des missions de remplacements imposées par  Pôle-Emploi à des chômeurs non-volontaires...


- En 2002, une enquête de l'Inserm, montrait que la profession d'enseignant était la plus touchée par le phénomène des suicides avec un taux  de 39 suicides pour 100 000 enseignants. Qu'en est-il aujourd'hui ?...Le ministère minimise.....

 

INSURGEZ-VOUS …. La rentrée 2011 ne peut pas se faire dans ces conditions !

Il faut des moyens pour l'école !

Par sden29 - Publié dans : educ'action
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