Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /Sep /2010 22:13

Souvent la rentrée scolaire  rime avec la rentrée sociale, et cette année, plus que jamais cela se vérifie. Car en dépit des très mauvais sondages d’opinion, de la bourrasque qui vient d’emporter toute la crédibilité du ministre du travail et des protestations  venues de toutes parts contre les menées xénophobes et sécuritaires, le Président de la république et son gouvernement s’entêtent dans des contre-réformes attaquant de plein fouet les salariés et leurs enfants.

 


Comme le reste de la Fonction publique, l’école est dans l’œil du cyclone.

Non seulement, la politique désastreuse de suppressions de postes  est réaffirmée par nos gouvernants (1 fonctionnaire sur 2 partant en retraite ne sera pas remplacé), mais ils ont fait le choix de sacrifier la mission 1ere de l’école, c'est-à-dire une formation de qualité :

 

réduction des horaires des élèves consécutives aux différentes réformes de l’école élémentaire au baccalauréat, effectif des classes en hausse constante  (c’est une des seules  choses qui augmente avec la charge de travail des personnels !).

formation continue microscopique quand elle existe.  

grave remise en cause de la formation initiale des personnels.

 

En conséquence, les conditions de travail et d’étude de tous vont  encore s’aggraver. 

 

A cette rentrée, les  stagiaires vont être mis dans une situation extrêmement difficile : une formation « extra-light », une charge de travail énorme  parfois avec un public scolaire de plus en plus en difficulté scolaire et sociale.

Le gouvernement prend la lourde responsabilité de reproduire dans l’Education nationale la réalité de   France Télécom

 

Tout cela est irresponsable et inacceptable.

 

 

 

Inacceptable et injuste  également  est le projet  gouvernemental de réforme des retraites  pour tous les salariés et  notamment pour  ceux qui auront eu des carrières incomplètes : nous  fournirions 85 % des efforts de financement, nous  travaillerions plus longtemps, sans prise en compte des années d’étude ni de  la pénibilité, pour des pensions toujours plus maigres…

 

Les fonctionnaires sont particulièrement touchés par une série de mesures :

 

augmentation du taux de cotisation, qui signifie une baisse de salaire.

restriction d’accès au minimum garanti

relèvement de l’âge du départ et l’allongement de la durée de service pour les catégories actives.

 

Dans l’Education nationale où les femmes sont majoritaires parmi les salariés, la suppression annoncée du départ anticipé après 15 ans de service et 3 enfants est scandaleuse à plusieurs titres. 

Pour celles qui partiront (demande avant 31 décembre 2010) par peur de voir la situation se dégrader encore, elles seront de fait renvoyées à leur foyer. Dans le même temps,  le gouvernement fera une économie substantielle en supprimant leur poste.

Pour celles qui ne partiront pas, elles se verront appliquer la décote si elles n’ont pas une carrière complète et auront une perte sensible sur leur  pension.


 

Rien n’est joué ! Imposons nos revendications !

Tous ensemble, on peut et on va gagner !

 

Manifestations 10h30

 

Brest, Place de la Liberté - Quimper, Place de la Résistance,

Morlaix, place de la Mairie – Quimperlé, Kervidannou

Par sden29 - Publié dans : educ'action
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