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Journaux

Journal n°57 : spécial élections professionnelles novembre 2008.

educ'action

Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 22:54
Sans titre

D

epuis de nombreuses années, les services publics et la fonction publique servent de cible aux gouvernements qui se succèdent. C’est particulièrement vrai avec le gouvernement Sarkozy : changement de statut de la Poste pouvant conduire à la privatisation, loi Bachelot qui contribue à flexibiliser et à réduire davantage le service de santé dans le pays…

 

C’est ainsi qu’il faut comprendre les réformes dans l’Education nationale : il ne s’agit pas de mieux faire fonctionner l’école mais bien au contraire de la déréguler (autonomie accrue, mise en concurrence…), de la flexibiliser (annualisation qui tend le bout de son nez…), voire de la privatiser (externalisation des services de restauration dans certains collèges…). La réforme de la voie professionnelle puis celle du lycée comme celle des EPEP demain dans le premier degré, donnent le mode opératoire permettant la casse du service public d’éducation.

 

       La rentrée 2010 qui se profile est celle de tous les dangers !

 


Plus de 16 000 suppressions de postes sont prévues par le budget de l’Education nationale

 

Dans les LP et les SEP, les documents des rectorats sont très flous en ce qui concerne la modification des cartes de formations.
Les capacités d’accueil seront insuffisantes en
1ère bac pro 3 ans pour les sortants de 2nde pro, plus les terminales BEP. Les regroupements de sections différentes dans une même classe permettent, en sous-dotant les établissements, de faire des économies de moyens.

 

Dans les lycées, la réforme de la classe de seconde se fait dans l’impréparation totale.
Les programmes ne sont pas connus. Les options d’exploration n’ont qu’un intitulé et on ignore dans quels établissements elles seront implantées et qui les assurera.

La globalisation des heures de dédoublement (10h30) ouvre la porte à tous les marchandages entre disciplines. Les 2 heures d’accompagnement personnalisé pour tous les élèves se feront en
classe entière car l’établissement n’aura que 2 heures de dotation.

Pour être dédoublé, l’accompagnement per-sonnalisé sera donc en concurrence avec les disciplines.

 

Dans les lycées généraux, techniques et professionnels et dans les collèges, la réforme du conseil pédagogique et du conseil d’administration  renforce l’autonomie des chefs d’établissement au détriment des équipes pédagogiques.

 

Dans le premier degré, les évaluations CM2, malgré l’opposition qu’elles ont rencontrée l’an dernier, sont maintenues et tendent (si leurs résultats sont publiés) à mettre les écoles en concurrence entre elles.

Les créations de postes sont insuffisantes par rapport à l’augmentation des effectifs élèves.
Sur le terrain, cela se traduit par un manque de remplaçants, une destruction des RASED et la casse de l’école maternelle.


Certaines académies ont confirmé l’affectation des stagiaires sur des postes à temps complet à la rentrée 2010. Conséquence, certaines semaines sont banalisées pour la formation, les stagiaires étant alors remplacés par des étudiants préparant le concours…

Les non titulaires sont directement menacés alors même qu’aucun plan de titularisation n’est prévu pour eux.

Quant à l’importance de la formation, elle est ainsi largement battue en brèche !

 


 

 

 

Face à toutes ces attaques, la riposte est impérative pour réaffirmer que les services publics sont là, partout sur le territoire, pour répondre aux besoins de la population. Les attaquer, c’est mettre à mal l’égalité entre les populations dans les territoires !

 

Le mécontentement est patent dans l’Education et une riposte dans la durée s’impose : c’est pourquoi,  la CGT Educ’action appelle à participer massivement à la manifestation nationale contre les réformes dans l’éducation.

Samedi 30 janvier

Tous à PARIS

Rassemblement 13h30

Place Denfert Rochereau

(métro lignes 6 ou 4 – RER B)

 

 

 

Afin d’imposer d’autres choix au gouvernement, les personnels continueront à se faire entendre. Certains lycées dans le 93,
à Marseille sont déjà entrés dans la bagarre.

Alors, dans les AG, les réunions, les heures d’information syndicale, posons la question de la reconduction.


Par sden29 - Publié dans : educ'action
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 16:36
Le 25 janvier 2010 au soir, sur TF1, Nicolas Sarkozy, répondant aux questions d’un enseignant contractuel de Gagny, a déclaré que "la situation des contractuels dans la Fonction publique, de mon point de vue, est profondément anormale. L'Etat ne peut pas dire aux entreprises: faites des CDI, contrats à durée indéterminée, plutôt que des CDD, contrats à durée déterminée, et proposer des contractuels". "Je suis tout à fait prêt à envisager la titularisation progressive des contractuels pour ne pas les laisser en situation de précarité. Ce n'est pas juste", a ajouté Nicolas Sarkozy.

Chiche Monsieur le président !

La CGT-Educ’action, première organisation syndicale des personnels non-titulaires de l’académie de Créteil, soutiendra toutes les actions de Nicolas Sarkozy en vue de la titularisation de tous les précaires, sans condition de concours, ni de nationalité, mais avec une formation ! Le président a raison : tant de précarité, ce n’est pas juste !
Par sden29 - Publié dans : educ'action
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Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /2010 23:10
Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a lancé, ce matin, par voie de presse, plusieurs pistes concernant le système de remplacement dans les lycées et les collèges.

* Sa première proposition concerne l'intervention des Rectorats dès le premier jour d'absence constatée.
Il s'agit d'une proposition positive si cela signifie augmenter et mieux gérer le volant de personnels titulaires remplaçants.

Cela pourrait être une remise en cause de la circulaire, par exemple, du Recteur de Créteil qui transformait les chefs d'établissement en recruteurs tout azimut.
Cependant, la CGT Educ’action se demande comment le ministre va relever ce défi compte tenu des suppressions massives d’emplois dans l’Education nationale.


* Sa deuxième proposition consiste à utiliser les enseignants non-titulaires d’académies voisines.
La CGT Educ'action, seconde organisation représentative des personnels non-titulaires enseignants, revendique de longue date une uniformisation (grille indiciaire commune…) et un alignement, par le haut, des pratiques et règles pour les non-titulaires. On est bien loin du compte pour l’instant !
Néanmoins, la CGT Educ'action reste sceptique sur sa mise en œuvre par les personnels administratifs, en nombre très insuffisant. Déjà, aujourd'hui, l’administration gère très difficilement la situation du fait d'un manque de moyens en personnels dans les Rectorats et les Inspections Académiques...
Par ailleurs, nous condamnons l'utilisation, en dehors de toute délimitation géographique, de personnels ayant une vie de famille, des contraintes personnelles...
Cette annonce nécessite, en tout état de cause, une mise à plat des dossiers des personnels précaires et mission de remplacement.


* Sa troisième proposition ressemble fort à la mise en place de l'Agence Nationale du Remplacement qu'il avait lui-même mise de côté à son arrivée au ministère. Il s'agit d'utiliser le Pôle Emploi, les retraités et les étudiants de préférence en vacation.
Nous n'acceptons pas l’utilisation « kleenex » des personnels et dénonçons son manque de pertinence pédagogique durable quant à la mission d’éducation. 
Au contraire, la CGT Educ’action revendique la titularisation des précaires et le recrutement en urgence de personnels formés et titulaires.


La continuité du service public d’éducation exige des moyens et des personnels titulaires et formés !

Montreuil, le 20 janvier 2010

Par sden29 - Publié dans : educ'action
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Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /2010 23:06
La Cgt-Educ'Action apporte son soutien à Gilles Lehmann, en charge d'une classe de Cm2 dans le département de la Haute Vienne, suspendu pour avoir simplement annoncé qu'il ne respecterait pas totalement le protocole de passage des évaluations Cm2 et ne transmettrait pas les résultats.
Gilles Lehmann a été immédiatement suspendu par l'Inspecteur Académique de la Haute Vienne.
Cette décision ne se justifie nullement et traduit un raidissement autoritaire hors d'usage par rapport à la situation.


La Cgt-Educ'Action exige la réintégration immédiate de Gilles Lehmann dans son poste et l'abandon de toute procédure disciplinaire.
La Cgt-Educ'Action rappelle qu'elle appelle, depuis la mise en œuvre de ces évaluations l'an passé, à tout faire pour faire échec  à leur utilisation par le ministère de l'Education Nationale. Elle apporte son soutien aux enseignant-e-s qui suivraient "L'appel des 200 maîtres contre les évaluations nationales" et à toutes fins utiles a déposé des préavis de grève pour les quatre jours prévus pour le passage des évaluations.

Montreuil le 20 Janvier 2010
Par sden29 - Publié dans : educ'action
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /2010 17:29

Lundi dernier, le président  présentait ses vœux aux personnels de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Il a choisi Saclay, un cadre sous contrôle,  plus pacifié que la Normandie, région dans laquelle en 2009, l’avaient attendu des milliers de manifestants pour lui signifier leur désaccord avec la politique programmée et malgré tout poursuivie.

2009 s’achève, et N. Sarkozy se réjouit des réformes régressives qu’il  impose aux personnels, aux jeunes et à leur famille en affaiblissant le service public d’éducation. Florilèges de provocations, ses vœux balaient l’ensemble des chantiers en cours, objets des mobilisations prévues dès le 21 janvier.

Ainsi, à  la réforme de l’enseignement primaire et, en particulier, la mise en œuvre de l’évaluation des élèves (tests en CE1 et CM2), la CGT Educ’action répond par un préavis de grève du 19 au 22 janvier 2010.

A la réforme du recrutement et de la formation des enseignants, les personnels, dans l’unité syndicale la plus large, répondent par la poursuite de la mobilisation.

A la réforme du lycée, et de ce que le président nomme « la rénovation du  lycée professionnel », La CGT Educ’action avec d’autres organisations syndicales, appelle à la grève le 21 janvier puis à une manifestation nationale le samedi 30 janvier…

Quant à la « revalorisation de la condition enseignante », « la mobilisation des moyens au service de votre engagement » et « la reconnaissance que le pays vous doit », les enseignants ne lui disent pas merci pour :

  • Les 16 000 emplois supprimés en 2010, et les 100 000  détruits depuis 2007,
  • L’absence de toute revalorisation salariale et rattrapage du pouvoir d’achat,
  • L’absence de toute réflexion sur les missions de service public d’éducation !

 Si M. le président de la République avait réellement la volonté d’offrir un service public de l’Education de qualité comme il l’affirme, il devrait, au contraire, entendre les exigences  des personnels qui lui demandent de créer les emplois nécessaires afin de donner au service public de l’éducation les moyens qui répondent aux besoins d’élévation du niveau de connaissances et de qualification des jeunes.

 Montreuil, le 13 janvier 2010

Par sden29 - Publié dans : educ'action
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