Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Journaux

Journal n°57 : spécial élections professionnelles novembre 2008.

Guadeloupe Martinique

Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /2009 23:26
Aux Antilles (Guadeloupe, Martinique) comme à La Réunion, les luttes revêtent des réalités différentes… mais ont toutes un même dénominateur commun : des inégalités encore plus accentuées sur ces territoires qu’en France dans le domaine des salaires, de l’emploi, des prix à la consommation, de la fiscalité et de l’accès aux services publics et aux logements.

En Guadeloupe, les syndicats regroupés au sein du LKP ont démontré leur capacité à mobiliser et à négocier. Le protocole d’accord signé ouvre un large champ d’engagements : les salaires et l’emploi, la vie chère, mais aussi les questions institutionnelles, économiques, écologiques, culturelles.

A la demande de la CGTG, la délégation de la CGT soutiendra le principe de l’extension de l’accord lors de la réunion de la Commission Nationale de la Négociation Collective le 20 mars prochain. Outre le revenu mensuel augmenté de 200 à 250 euros (1 à 1,4 SMIC), cet accord prévoit une augmentation de salaire de 3% (au dessus de 1,4 à 2 SMIC)

En Martinique, la mobilisation se poursuit jusqu’à la signature d’un accord global, permettant une amélioration des conditions de vie des salariés et de la population martiniquaise.

Concernant la question salariale, un accord signé avec l’ensemble du patronat (Medef compris) permettra à plus de 6O% des salariés du secteur privé de bénéficier d’une augmentation de 200 euros Une augmentation de 4 % est prévue pour les salariés gagnant entre 1,4 et 1,6 SMIC et une de 2 % pour les salariés au-delà de 1,6 SMIC

A la Réunion, le Collectif contre la vie chère (COSPAR) a fait le bilan des négociations en cours.
Son porte parole, membre de la CGTR, a d’une part dénoncé la lenteur et l’attitude du patronat qui ne cesse de quitter et de revenir à la table des négociations et d’autre part a appelé à soutenir et à amplifier la mobilisation.

Pour sa part, la CGT a renouvelé son plein soutien aux centrales syndicales des DOM, organise une solidarité financière permettant une solidarité active des salariés vivant en France vers les salariés des DOM.
Elle exige du gouvernement de faire en sorte que les accords deviennent rapidement applicables et qu’il cesse de criminaliser ces mouvements pour tenter de s’affranchir de ses responsabilités.


Montreuil 11.03.2009 
Par sden29 - Publié dans : Guadeloupe Martinique
Recommander
Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /2009 00:52
Une délégation de la CGT rentre ce jour de Guadeloupe, après avoir assisté aux obsèques de Jacques Bino, militant de la CGTG, assassiné par balle dans la nuit du 17 au 18 février.

Tout le long des différentes manifestations et au cours des entretiens avec les dirigeants de la CGTG et du LKP la délégation a pu observer combien ce mouvement social est ancré, soutenu et porté par toute la population guadeloupéenne.

Mouvement populaire, pacifique et digne, en face de l’intransigeance criminelle du Medef et d’un gouvernement qui n’a cessé de fuir ses responsabilités politiques depuis le début du conflit.

Le blocage des négociations n’a que trop duré : le projet d’accord du 28 janvier prévoyant une augmentation de 200 euros doit être signé.

La CGT renouvelle son total soutien aux mouvements des DOM et aux revendications permettant aux populations de vivre, produire et travailler au pays.

Montreuil le 24 février 2009 
Par sden29 - Publié dans : Guadeloupe Martinique
Recommander
Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /2009 23:09
Le  samedi 21 février,  des milliers de personnes se sont rassemblées à Petit Canal  pour rendre  hommage à Jacques Bino et pour affirmer  avec le LKP leur volonté de renforcer et d'amplifier la mobilsation  et la solidarité en sa mémoire.

Les militants CGT en métropole ont également exprimé leur solidarité  et apporté leur soutien aux salariés en lutte depuis 5 semaines


               


Par sden29 - Publié dans : Guadeloupe Martinique
Recommander
Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /2009 22:10

Il faut des réponses concrètes immédiates !

Depuis plus de quatre semaines les travailleurs en Guadeloupe, et plus largement dans les départements d’Outre-mer, sont dans l’action sur des revendications « contre la vie chère ».
Aujourd’hui 18 février 2009, Jacques BINO, militant syndical du SNADJI CGTG, a été tué. C’est un acte odieux et intolérable. Le développement des violences sur l’Île de la Guadeloupe est la conséquence des tensions provoquées par l’absence de réponses aux revendications des travailleurs. L’intransigeance du Patronat et l’attitude de l’État ces derniers jours ont conduit au pourrissement de la situation dont ils portent la responsabilité.

Dans ces graves circonstances, la CGT exige que s’engagent, dans les plus brefs délais, de réelles négociations loyales et sérieuses avec les organisations syndicales représentatives des travailleurs dans tous les départements d’Outre-Mer. Comme la CGT et les autres Confédérations l’ont fermement indiqué au Président de la République lors de la rencontre à l’Élysée, des réponses doivent être apportées à l’ensemble des revendications exprimées par les organisations syndicales de Guadeloupe.

Cette exigence rejoint celle de l’ouverture de négociations partout dans l’ensemble des DOM/TOM comme sur l’ensemble du territoire national. Seules de véritables avancées sociales dans les DOM/TOM permettront à leurs habitants de vivre et de travailler dignement.

Pour exiger cette ouverture de négociations et apporter sa solidarité active à tous les habitants des DOM/TOM, la CGT appelle à des rassemblements dans toute la France dans l’unité syndicale la plus large, le samedi 21 février 2009.

A Paris, elle appelle à se joindre à la manifestation déjà prévue de la République à la Nation à 14 h.

Montreuil, le 18 février 2009.

 
A Brest, manifestation devant Océanopolis
samedi 21 février à  11 heures
Par sden29 - Publié dans : Guadeloupe Martinique
Recommander
Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /2009 00:51
 

SOLIDARITE AVEC L'OUTRE-MER



Le puissant mouvement en cours contre la vie chère qui se développe aux Antilles, avec un vaste rassemblement des forces sociales politiques et culturelles en Guadeloupe (LKP), en Martinique (collectif du 5 février) a des contenus revendicatifs qui concernent l’ensemble des peuples d’outre-mer, mais aussi dans une autre proportion la population de l’hexagone sur le pouvoir d’achat, l’emploi, le logement, le contrôle des prix…


Depuis longtemps en Outre-Mer, le sentiment d'injustice, la colère, sont présents avec les conditions d'existence précaire, parfois misérables, la souffrance identitaire, le maintien d'un carcan colonial et le pouvoir des oligarchies locales, des taux records de chômage et la contrainte de l'exil à chaque génération, la persistance des discriminations.

Les crises successives du capitalisme -carburants, agroalimentaire explosion de la bulle financière internationale- ont considérablement amplifié les effets spéculatifs sur les économies locales et les difficultés pour vivre des populations, par une hausse exorbitante des prix. Ceci a mis en évidence l'insuffisance notoire et dénoncée des salaires, pensions et minima sociaux.

Plus fondamentalement, est mis a nu le système de tutelle politique et de mainmise sur les économies locales d'une poignée de possédants, de spéculateurs, notamment dans la distribution.


L’exigence en outre-mer, comme dans l’hexagone, d’une augmentation des salaires se heurte aux refus du Gouvernement et du patronat sur un nouveau partage des richesses pourtant indispensable, avec la volonté de faire payer la crise par tous, tout en continuant d’engranger les profits de la défiscalisation, des exonérations, des subventions nationales et européennes.

Au-delà, les grévistes et manifestants des Antilles veulent une véritable rupture politique et économique en réclamant un véritable contrôle public sur les importateurs distributeurs qu’ils dénoncent comme des « profiteurs » d’un dispositif dont le monopole conduit à des marges considérables sur les produits de consommation de bases (ex. : les pâtes + 97 %).

 

A juste titre, ils veulent mettre un terme à des économies locales de dépendance, de sous-développement, faisant comme ils l’expriment des « colonies de consommation ». A cet égard, le combat qu’ils mènent se porte sur des intérêts communs avec les salariés et retraités de l’hexagone.

 

Le choix du pouvoir politique est celui du pourrissement de la situation et de la répression. Il sait que son refus de tenir les engagements pris en Guadeloupe devant tous les acteurs, conduit à une radicalisation, notamment chez les jeunes qui n’ont plus de perspectives (+ 55 % des chômeurs).

La piste est ouverte à la violence qui justifie ensuite l’intervention musclée des forces de sécurité.

Le comportement du Gouvernement est significatif d’une volonté de ne pas modifier en profondeur et durablement le système. Rien ne doit contrarier les pouvoirs et profits des possédants locaux. Dans la perspective d’une relance économique libérale, strictement soumise aux règles du marché concurrentiel et à la mondialisation – les richesses des Régions Ultra Périphériques de l’Europe (RUP) aiguisent des appétits et il n’est pas question que les populations d’outre-mer  récupèrent  ce qui leur est dû et se dotent des moyens du développement des territoires.

La bataille engagée en outre mer est celle de la dignité, de la reconnaissance d’une pleine citoyenneté, pour tourner enfin la page de l’ère post-coloniale.

L’heure est venue d’instaurer une véritable autonomie de décision et de gestion, que la  France assure aux îles des investissements de haut niveau pour des infrastructures de pointe afin de les rendre compétitives sur les marchés et besoins de leurs secteurs géographiques.

Les salariés originaires des DOM et habitant l’hexagone suivent de très près les actions actuelles en outre-mer, parfois avec inquiétude pour leurs parents.

La meilleure façon d’aider les familles et nos camarades en lutte est que nous agissions massivement, ensemble et ici, sur nos propres revendications en matière de salaire, d’emploi, de défense du secteur public et de nos droits statutaires (ex : congé bonifié, primes de vie chère…).

Le rappel en métropole d’Yves JEGO et la déclaration de François FILLON démontrent que le Gouvernement n’entend lâcher ni en outre-mer ni dans l’hexagone sur sa politique de régression du pouvoir d’achat, et de transfert des coûts sur le monde du travail, sur les retraités, sur les plus démunis.

En conséquence, le collectif inter fonction publique des originaires d’outre-mer CGT, solidaire des grévistes, des populations d’outre-mer, demande aux organisations et militants de développer l’information sur le mouvement en cours auprès de leurs collègues, dans les lieux de travail –

Manifestons notre soutien par le dépôt de motions auprès des employeurs et du ministère de l’outre-mer avec le rappel de nos revendications.

Déjà les affrontements produisent arrestations, blessés et hélas la mort d’un de nos camarades de la CGT.

L’expression massive de notre solidarité dans l’hexagone est indispensable pour imposer la reprise de négociations au Gouvernement et au patronat et la satisfaction des revendications.

Pour ce faire une réunion confédérale a lieu ce soir afin de préciser les perspectives d’action.

 

Montreuil, le 18 février 2009


Par sden29 - Publié dans : Guadeloupe Martinique
Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés