Le blog du sden29
Communiqué de presses avant
l'audience au ministère
A l’heure où Luc Chatel dit engager des négociations sur les rémunérations des personnels de l’Education nationale, la FERC CGT sera reçue en audience bilatérale lundi 9 novembre à 14 H 30.
Elle juge très insuffisante la proposition d’une augmentation de 100 euros pour les jeunes enseignants, et dénonce la position du ministre de revaloriser le métier à coup de suppressions
d’emplois.
La FERC revendique une augmentation du traitement, pour tous les personnels d’éducation, liant qualification et rémunération, commençant à deux fois le SMIC actuel, sur la base des revendications
salariales de la CGT.
Cette augmentation de l’ensemble de la grille permettrait de compenser les pertes cumulées depuis de nombreuses années et place aujourd’hui le début de carrière d’un enseignant à 2 600 euros
bruts.
Par ailleurs, pour répondre aux besoins immédiats des personnels, elle revendique une augmentation de 70 points d’indice (*) pour les actifs.
La question salariale est aujourd’hui une préoccupation majeure.
La FERC-CGT appelle d’ores et déjà à la mobilisation et à la grève, dans l’unité la plus large, le 24 novembre.
Compte rendu de l'audience
Revalorisation : l’urgence de la mobilisation.
La Ferc CGT a été reçue, lundi 9 novembre, en audience bilatérale au ministère de l’Education nationale, sur la question de la « revalorisation » des enseignants.
Reprenant les propositions de L Chatel au CTPM d’un pacte de carrière, le conseiller social a présenté quelques pistes destinées à revaloriser les rémunérations dans le contexte de la masterisation du recrutement.
Elles sont fondées sur l’utilisation de moyens liés aux suppressions massives d’emplois ; la Ferc CGT a réaffirmé, en préalable, son opposition à toute négociation sur la base d’échanges d’emplois contre salaire. Nous avons rappelé nos revendications en matière de rémunération : une grille entièrement revalorisée sur un seul grade et pas d’individualisation de la rémunération sous forme d’indemnités ou de primes fonctionnelles. Le conseiller social a présenté la démarche de travail qu’engage l’administration : bilatérales avec le cabinet, bilatérales avec la DGRH et séances plénières intermédiaires. Il a confirmé la mise en œuvre en septembre 2010 de grilles revalorisées et fixé l’échéance des négociations rémunération au cours du mois de janvier 2010. Un premier projet de grille devrait nous parvenir autour du 16 novembre, une nouvelle bilatérale est d’ores et déjà programmée le lundi 23 novembre au matin. Cinq chantiers s’ouvrent parallèlement : rémunération, mise en place du DIF, accompagnement de la mobilité, prévention des risques professionnels et santé et bien être au travail, système d’appréciation professionnelle individuelle et collective.
En l’état, les représentants du ministre annoncent le maintien des 3 grilles existantes : certifiés et assimilés, agrégés et bi admissibles. La revalorisation porterait sur une base de 100 euros en début de carrière, sans préciser encore les rythmes d’avancement à venir.
Ils reconnaissent que les débuts et milieux de carrière sont en dessous de la moyenne de l’OCDE et envisagent donc des augmentations « pas trop coûteuses »…
Il semblerait qu’en matière de critères d’évaluation utilisés pour le passage à la hors classe, le ministère ait enfin reconnu le bien fondé des critiques que fait la Cgt depuis 2005 et pourrait revenir à un cadrage national. A suivre…
D’autres chantiers en matière de formation continue, d’évolution et d’aménagement de fin de carrière, vont s’engager avec peu d’assurance d’une amélioration réelle des conditions de travail et d’exercice. La Ferc Cgt a porté ses revendications en matière de formation continue, DIF, réactivation du congé formation, processus de détachement, seconde carrière et VAE…
Il en est de même sur les questions de santé et de bien être au travail, à la veille des négociations fonction publique. La Ferc Cgt sera extrêmement vigilante notamment en matière de création partout de CHSCT et de la mise œuvre effective d’une réelle politique de santé au travail.
Nous avons cherché à savoir quels projets se dessinent en matière indemnitaire, la réponse reste vague, les exemples choisis sont cependant significatifs et inquiétants : un partage entre des missions nouvelles faisant l’objet d’attribution d’heures postes (aide personnalisée en seconde) et d’autres (le tutorat par exemple) donnant lieu à indemnité…
Si nous prenons acte d’une meilleure volonté de dialogue social, les contours du dossier restent flous.L’issue des négociations dépend fortement du rapport de force engagé dès le 24 novembre.